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Le gaz naturel," moteur de connaissance"
​Les pays en développement doivent prendre des mesures pour utiliser davantage cette énergie, relativement moins émettrice de carbone, et l’exploiter en créant de la valeur

UNCTAD/PRESS/IN/Doha/2012/004
Doha, Qatar, (24 avril 2012)

Les pays en développement devraient plus utiliser le gaz naturel. Selon des experts, il émet relativement peu de carbone par rapport aux autres combustibles fossiles, beaucoup de régions en développement disposent de réserves, et il reste un bon moyen de répondre aux futurs besoins énergétiques du secteur industriel des nations pauvres.

La question a été examinée lors d'une réunion intitulée «Le gaz naturel, moteur de croissance», qui s'est tenue lundi, dans le cadre de la treizième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED XIII). Le Qatar, pays hôte de la conférence, est le cinquième producteur mondial de gaz naturel et le premier producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). Ce gaz est obtenu à l’issue d’un processus de purification et de refroidissement qui entraîne une forte réduction du volume, fait passer le gaz à l’état liquide et permet son exportation par la voie maritime.

«Sans accès à l’énergie, on éliminera pas la pauvreté», a dit le Secrétaire général de la CNUCED Supachai Panitchpakdi, aux participants. «L’approvisionnement insuffisant et peu fiable en énergie en augmentant les coûts des entreprises mais aussi en limitant la prestation de services sociaux, a freiné le progrès économique de nombreux pays en développement, et partant, leur développement social.»

«Le gaz naturel est au XXIe siècle ce que le pétrole a été au XXe et le charbon au XIXe.», a dit M. Mohamed Ibn Chambas, Secrétaire général du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, citant Kevin Ramnraine, Ministre de l’énergie et des affaires énergétiques de la Trinité-et-Tobago.

Le débat a donné suite à la quinzième Conférence de la CNUCED sur le commerce et le financement du pétrole, du gaz et des ressources minérales en Afrique, qui a eu lieu à Brazzaville (Congo) du 2 au 6 avril, sur le thème «Création et rétention de valeur dans les industries extractives».

Selon des experts du secteur du gaz naturel et des responsables de gouvernement qui ont pris la parole aujourd’hui, les progrès réalisés en matière de liquéfaction et de transport du gaz ont une énergie plus accessible et plus facile à utiliser dans les nations pauvres dotées des infrastructures requises. En même temps, ils ont vivement encouragé les pays en développement possédant des réserves de gaz naturel à en profiter pour créer de la «valeur ajoutée» en développant leurs capacités de raffinage sur place ainsi que d’autres activités d’aval telles que la pétrochimie. Selon eux, se contenter d’extraire le gaz et de l’exporter ne présente guère d’avantages économiques pour les pays car cela crée peu d’emplois et ampute les marges des profits réalisés sur les activités d’aval effectuées à l’étranger.

«L’Afrique est riche en produits énergétiques et en minéraux», a dit Pierre Oba, Ministre des mines du Congo. «Les investissements dans les activités des secteurs d’amont ont augmenté mais, globalement, leurs répercussions sur l’économie des pays d’accueil ont été minimes en partie à cause de la faiblesse des liens intersectoriels - en amont et en aval, au niveau vertical et au niveau horizontal - existant dans l’économie.»

Pour Mohammed bin Saleh Al-Sada, Ministre qatarien de l’énergie et de l’industrie, qui a développé les capacités en aval dans le secteur du gaz naturel. «La sécurité énergétique est une arme à double tranchant. Il faut concilier les besoins des producteurs avec ceux des consommateurs à travers le dialogue. Il est très important d’instaurer un climat de confiance et de transparence entre les deux parties.»

D’autres intervenants ont parlé des «bonnes pratiques» qui ont permis à des pays en développement de bénéficier de la création de valeur liée à l’extraction et à l’exportation de gaz naturel.

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