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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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L’investissement international vers et depuis les pays développés a progressé en 2011, mais cette croissance est en train de ralentir
Le rapport sur l’investissement dans le monde de 2012 indique que les niveaux d’investissement direct étranger entrants et sortants des pays développés sont toujours en-dessous des niveaux antérieurs à la crise

EMBARGO
Le contenu de ce communiqué et du présent Rapport ne doit pas être cité ni résumé par la presse écrite, la radio, la télévision et les médias électroniques avant le 05 juillet 2012, 00:00 Heure de Genève, 17:00 TU,
Le chapitre 4 du rapport sur l'investissement dans le monde, portant sur un cadre pour des politiques d’investissement au service du développement durable, n'est pas sous embargo

UNCTAD/PRESS/PR/2012/018
Genève, , (05 juillet 2012)

Les entrées d’investissements étrangers directs (IED) vers les pays développés – qui avaient atteint un niveau-plancher en 2009 – ont accéléré leur redressement en 2011 pour atteindre 748 milliards de dollars, en progression de 21 % par rapport à l’année précédente, indique le World Investment Report 20121 (Rapport sur l’investissement dans le monde 2012) de la CNUCED.

Le redressement par rapport à 2010 n’a cependant comblé qu’un cinquième du terrain perdu pendant la crise financière de 2008–2009. Le niveau des flux entrants n’atteint en effet que 77 % de la moyenne des trois années précédant la crise (2005-2007). Les flux à destination de l’Europe, qui avaient décliné jusqu’en 2010, ont enregistré un fort redressement, tandis que la reprise s’est poursuivie vers les États-Unis. Alors que l‘Australie et la Nouvelle-Zélande ont attiré des montants d’investissement significatifs, un désinvestissement net s’est produit au Japon pour la seconde année consécutive. Les États-Unis et la Belgique ont maintenu leurs positions respectives comme première et deuxième destination des IED au sein des pays développés (figure 1a).

La reprise de l’IED depuis les pays développés s’est accélérée en 2011. Les sorties ont dépassé 1 200 milliards de dollars, un niveau comparable à celui observé en moyenne sur la période antérieure à la crise de 2005-2007, indique le rapport. Cette croissance vigoureuse (+ 25 % par rapport à 2010) est largement imputable au dynamisme des sorties d’IED depuis les États-Unis, qui ont atteint 397 milliards de dollars – un niveau supérieur à celui du pic de 2007 – et de celles du Japon, dont le niveau a doublé par rapport à 2010. La situation en Europe est plus contrastée. Alors que l’investissement sortant du Royaume-Uni a presque triplé (+171 %) pour atteindre 107 milliards de dollars, les flux en provenance d’Allemagne (54.4 milliards) ont été réduits de moitié et ceux des Pays-Bas (32 milliards) presqu’autant. Les sorties d’IED en provenance du Danemark et du Portugal ont pour leur part atteint des niveaux records. Le Japon est devenu le deuxième plus grand investisseur au sein des pays développés derrière les Etats-Unis (figure 1b).

En dépit de l’intensification de la crise dans la zone euro, les flux d’IED depuis et vers les quatre pays les plus affectés – la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne – ont été peu impactés, bien que les variables sous-jacentes montrent des signes de faiblesse. Les profits réinvestis sont en baisse dans les quatre pays et les sociétés transnationales étrangères ont rapatrié des crédits depuis leurs filiales dans ces pays. Les données sur les flux sortants d’IED suggèrent que les sociétés transnationales basées dans ces pays ont probablement transféré une partie de leurs actifs vers leurs filiales à l’étranger (ou y ont laissé des actifs sous forme de profits non rapatriés).

La reprise des investissements étrangers vers et depuis les pays développés va être confrontée à de sévères défis en 2012, prévient le rapport. Les prévisions basées sur les variables économiques fondamentales suggèrent que les investissements entrants pourraient se maintenir en Amérique du nord et connaître une modeste progression en Europe. Cependant, la part croissante des prêts intra-groupes et des bénéfices réinvestis rendent les flux d’IED très volatiles et difficiles à prévoir, particulièrement en Europe. Les données concernant les pays développés indiquent une chute de plus de 60 % pour les fusions-acquisitions internationales entrantes (ventes de sociétés nationales) et de 76 % pour les fusions-acquisitions sortantes (acquisition de sociétés étrangères) au cours des cinq premiers mois de 2012. Les données concernant les annonces d’investissement de création ou d’extension de capacités physiques laissent entrevoir des tendances similaires (baisse de 24 %).

Rapport complet en anglais - http://unctad.org/en/PublicationsLibrary/wir2012_embargoed_en.pdf

Overview en anglais - http://unctad.org/en/PublicationsLibrary/wir2012overview_en.pdf


Figure 1. Pays développés : principales destinations et sources des IED, 2010, 2011
(Milliards de dollars)

a)Investissements entrants

 PR12018 Figure 1a_en

b)Investissements sortants

PR12018 Figure 1b_en

 


Source: CNUCED, Rapport sur l’investissement dans le monde 2012.
Note: les pays sont classés selon l’importance des flux d’investissement internationaux en 2011.


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