COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour l'utilisation des médias d'information - Ce n'est pas un document officiel
Pour éviter une nouvelle récession, la CNUCED met en garde contre l’austérité et l’instabilité financière
Relance ou austérité budgétaires ? Dans le débat qui fait rage, ministres et hauts fonctionnaires examineront quelles mesures il convient de prendre pour éviter un nouveau ralentissement économique.

UNCTAD/PRESS/PR/Doha/2012/003
Genève, Suisse, (29 mars 2012)

Le risque d’une récession mondiale demeure élevé si les décideurs, au sein des gouvernements et des instances internationales, ne parviennent pas à trouver de solutions au chômage, au surendettement et à la fragilité de l’économie mondiale, indiquent les analystes de la CNUCED. Les mesures à prendre font débat. Certains prônent en effet l’austérité, la flexibilité du marché du travail et la compétitivité au détriment de la demande et de la protection sociale.

Ces questions seront examinées par des ministres et des fonctionnaires de haut rang lors de la table ronde du 22 avril organisée dans le cadre de la treizième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED XIII). La discussion, qui relève du thème subsidiaire de la Conférence - «Renforcer un environnement économique favorable» en faveur d’une croissance économique stable et généralisée -, mettra l’accent sur les réformes et les stratégies à  instaurer pour éviter un nouveau ralentissement de l’activité. Les participants entendront des parlementaires et des décideurs politiques de premier plan, venus d’Afrique du Sud, d’Allemagne, d’Argentine et de Chine. Ils partageront leurs expériences, notamment les enseignements tirés des initiatives prises pour faire face à l’onde de choc provoqué par la crise et faire redémarrer l’économie. Au centre de l'attention, les difficultés que rencontrent les pays en développement dans une économie mondiale caractérisée par un degré élevé d’interconnexion et d’interdépendance. Les intervenants insisteront sur les mesures pouvant être prises par les pays en développement afin d'être moins vulnérables aux chocs extérieurs.

Au cœur du débat, les choix macroéconomiques actuels, notamment ceux des grands pays développés, et leurs conséquences pour les pays en développement. Cette question a déjà fait l’objet d’un débat animé dans le cadre de la réflexion menée par les ministres des finances du G-20, à laquelle la CNUCED contribue depuis 2009 au nom de l’ONU. De plus en plus de voix s’élèvent pour dire qu’en optant pour l’austérité budgétaire, la réduction ou le gel des salaires et d’autres mesures de ce type, le monde va vers une nouvelle crise financière. Ces mesures pourraient tuer dans l’œuf toute possibilité de croissance, augmenter un chômage déjà élevé et décourager une demande de biens et services déjà bien fragile. Dans ce contexte, le scénario de base, décrit dans le rapport sur la Situation et perspectives de l’économie mondiale, 2012 et qui s’appuie sur un ensemble d’hypothèses relativement optimistes, prévoit que la croissance mondiale pourrait atteindre 2,6 % en 2012 et 3,2 % en 2013. Pour autant, il n’écarte pas le risque d’une récession mondiale dans cette même période si les décideurs n’agissent pas pour venir à bout de la crise de l’emploi, du surendettement souverain et de la fragilité du secteur financier.

La question de l’évolution du système financier et monétaire mondial, que la CNUCED qualifie de «non-système», devrait aussi être abordée. L’actualité récente montre en effet qu’il n’a pas su corriger les déséquilibres mondiaux qui ont contribué au déclenchement de la crise. Les mouvements de capitaux déstabilisants se poursuivent et les taux de change de beaucoup de pays restent très instables, créant des écarts importants et fluctuants entre les taux du marché et les fondamentaux économiques. Certains pays sont particulièrement inquiets des mouvements de fonds liés aux opérations de «carry trade» qui détournent les capitaux de l’investissement productif et déstabilisent d’autres marchés importants. Les représentants devrait aussi examiner la question de la spéculation financière sur des produits de base tels que les aliments de base, étant donné que les prix et les exportations desdits  produits sont essentiels pour la santé des populations et la stabilité de la croissance économique de nombreux pays en développement.

Le débat interactif qui aura lieu pendant la table ronde sera composé de deux volets: «Problèmes économiques et stratégies d’atténuation de la crise dans les pays développés, les pays en développement et les pays en transition» et «La nécessité de réaliser des réformes structurelles: vers une nouvelle architecture financière internationale?».

***  **  ***


Pour plus d'informations, veuillez contacter:
Unité de Communication et d'information de la CNUCED
T: +41 22 917 5828
T: +41 79 502 43 11
E:
unctadpress@unctad.org
Web:
http://unctad.org/press


Loading..

Please wait....

Charlie Hebdo