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En 2014, les investissements étrangers directs en Asie de l’est et du sud-est ont progressé de 10 %

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24 juin 2015, 19:00
à Genève

UNCTAD/PRESS/PR/2015/016
Genève, Suisse, (24 juin 2015)

Malgré le ralentissement de la croissance économique, les investissements étrangers directs (IED) à destination des pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est ont augmenté de 10 % en 2014, pour atteindre le montant record de 381 milliards de dollars, indique la CNUCED dans World Investment Report 20151 (Rapport sur l’investissement dans le monde 2015). En Asie de l’Est, ils se sont accrus de 12 %, à 248 milliards de dollars, et en Asie du Sud-Est, de 5 %, à 133 milliards de dollars.

En 2014, les entrées d’IED en Chine se sont montées à 129 milliards de dollars (fig. 1), soit une progression d’environ 4 %, due principalement à l’augmentation des investissements dans le secteur des services et à leur chute dans le secteur manufacturier, en particulier dans les branches d’activités sensibles à la hausse des coûts du travail. À Hong Kong (Chine), les investissements ont bondi de 39 %, à 103 milliards de dollars, en raison d’importantes opérations de fusions-acquisitions internationales, tel le rachat par Temasek Holdings (Singapour) de 25 % du capital de A.S. Watson pour une somme de 5,7 milliards de dollars.

À Singapour, premier pays d’accueil d’IED en Asie du Sud-Est, l’investissement étranger direct n’a augmenté que de 4 %, à 68 milliards de dollars, tandis que d’autres pays de la sous-région affichaient des résultats très divers. Ainsi, en Indonésie, il a progressé de 20 %, à environ 23 milliards de dollars, grâce à la forte hausse des prises de participation. Au Viet Nam, important site de production à bas coût pour les entreprises étrangères, les entrées d’IED ont gagné 3 %, à 9,2 milliards de dollars, en 2014. En raison des avantages de coût, les IED motivés par les gains d’efficience réalisés dans le secteur manufacturier des pays à faible revenu de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) ont augmenté, parfois attirés par de grands projets, ainsi l’investissement de 600 millions de dollars annoncé par Taekwang and Huchems Group (République de Corée) au Myanmar.

Les investissements d’infrastructure internationaux se sont accrus, dit la CNUCED dans son rapport, avec en première ligne, en Asie de l’Est et du Sud-Est, les IED intrarégionaux. Les relations entre les pays s’intensifient. Les infrastructures, en particulier, sont un facteur essentiel de la connectivité régionale, notamment dans les secteurs de l’électricité, des télécommunications, des transports et de l’eau. Toutefois, le développement de la connectivité des infrastructures entre les pays, les sous-régions et les secteurs reste inégal. Grâce à de récentes initiatives nationales, régionales et internationales, les perspectives de voir augmenter les investissements d’infrastructure et la connectivité dans la région − et au-delà − s’améliorent.

Les entreprises multinationales investissent beaucoup dans les infrastructures et contribuent ainsi à l’amélioration de la connectivité régionale, indique la CNUCED dans le rapport. Les données relatives aux stocks d’IED de quelques grands pays de la région montrent que, dans certains d’entre eux, les investissements étrangers dans les infrastructures sont considérables.

En Asie de l’Est, par exemple, et plus particulièrement à Hong Kong (Chine), le stock d’IED dans les transports, l’entreposage et les télécommunications était de 33 milliards de dollars à la fin 2012. En Asie du Sud-Est, la même année et pour les mêmes secteurs, il était de 37 milliards de dollars à Singapour et de 15 milliards de dollars en Thaïlande. La CNUCED précise que les prises de participation des sociétés multinationales dans les infrastructures de la région ont repris de la vigueur. En 2014, la valeur des fusions-acquisitions internationales dans les secteurs d’infrastructure ont presque triplé pour atteindre 17 milliards de dollars. Malgré une baisse des projets nouveaux annoncés, les investissements internationaux dans les infrastructures ont beaucoup augmenté ces deux dernières années.

Les investissements intrarégionaux contribuent au développement des infrastructures et de la connectivité. À cet égard, la Chine, Hong Kong (Chine), le Japon, la Malaisie et Singapour sont des sources très importantes pour ce qui est non seulement des investissements mais aussi des opérations. Selon les estimations, les sociétés multinationales asiatiques réalisent 45 % de leurs investissements étrangers dans les secteurs d’infrastructure de leur propre région. Les investissements intrarégionaux sont beaucoup plus importants dans les opérations de fusions-acquisitions internationales que dans les projets nouveaux annoncés  (fig. 2).

Mais la CNUCED précise aussi que les chiffres de l’IED ne rendent jamais complètement compte de l’ampleur de la participation des sociétés multinationales à la connectivité des infrastructures. En effet, si l’on adopte une perspective plus large, on s’aperçoit que ces entreprises contribuent beaucoup à ces projets dans la région, dans le cadre d’activités sans participation au capital et d’arrangements tels que les accords de construction-exploitation-transfert (CET). Souvent, des partenariats public-privé sont mis en place.

Des projets fondés sur des accords CET et d’autres types de contrats de concession ont permis d’attirer des flux importants de capitaux étrangers et de renforcer les infrastructures dans des secteurs tels que l’énergie et les transports. Par exemple, AES Corporation (États-Unis) a établi un partenariat avec POSCO Power Corporation (République de Corée) et China Investment Corporation (grand fond souverain chinois) pour construire la centrale thermique Mong Duong II au Viet Nam. En vertu de l’accord de type CET conclu avec le Gouvernement vietnamien, le projet, qui représente un investissement total de 1,4 milliard de dollars, servira sans doute de modèle pour d’autres projets d’approvisionnement d’énergie dans le pays.

Dans le secteur des transports, un certain nombre de projets de grande envergure basés sur des partenariats public-privé/concessions ont été conclus ou sont en cours de planification dans les pays d’Asie du Sud-Est. Ainsi, l’Indonésie compte plusieurs projets de ce type dans le secteur des transports, qui représentent un montant de plus de 1 milliard de dollars, parmi lesquels la concession de la West Coast Expressway et le projet de ligne ferroviaire Djakarta-Soekarno-Hatta.

 
Figure 1 - Les 10 premiers pays récepteurs d’IED en Asie de l’Est et du Sud-Est, 2013 et 2014
(En milliards de dollars)
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Source: CNUCED, World Investment Report 2015.


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Rapport : http://unctad.org/en/PublicationsLibrary/wir2015_en.pdf
Aperçu général en anglais : http://unctad.org/en/PublicationsLibrary/wir2015_overview_en.pdf


End Notes
  1. Le rapport (no de vente: E.15.II.D.5, ISBN: 978-92-1-112891-8) peut être obtenue auprès du Bureau des ventes et de la commercialisation des publications des Nations Unies à l’adresse ci-dessous ou auprès des revendeurs des publications des Nations Unies dans le monde. Les commandes ou les demandes de renseignements sont à adresser à: United Nations Publications Sales and Marketing Office, 300 E 42nd Street, 9th Floor, IN-919J New York, NY 10017 (États-Unis d’Amérique), tél.: +1 212 963 8302, télécopie: +1 212 963 3489, courriel: publications@un.org, https://unp.un.org.


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