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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Fort potentiel des sociétés transnationales et des fonds souverains pour investir dans le développement durable
Forum mondial de l’investissement : comment mettre l’investissement étranger direct au service du développement ?

UNCTAD/PRESS/PR/Doha/2012/006
Genève, Suisse, (29 mars 2012)

Les sociétés transnationales et les fonds souverains peuvent apporter aux pays en développement les capitaux dont ceux-ci ont grand besoin pour inscrire leur développement dans la durée.

Le troisième Forum mondial de l’investissement de la CNUCED, qui aura lieu du 20 au 23 avril à Doha, parallèlement à la treizième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, examinera quelles mesures et quelles stratégies les gouvernements doivent mettre en place pour attirer ces investissements. Y participeront les présidents et les directeurs généraux de Nestlé, Total, Novozymes, McKinsey, Insud Group (Chemo Group) et de la Chambre de commerce international, ainsi que des hauts responsables d’entreprises telles que China Mobile, Vale, Sistema et Alstom. Le Forum se déroulera également en présence de chefs d’État, de ministres, de représentants des 194 États membres de la CNUCED et d’organisations internationales.

Alors que dans beaucoup de pays la récession a entraîné le gel ou la réduction des flux d’aide publique vers les pays pauvres, les sociétés transnationales ont d’immenses réserves de trésorerie. Pour la seule année dernière, elles ont investi 1 600 milliards de dollars dans le développement de leurs activités à l’étranger, soit un montant supérieur au volume moyen des flux d’investissement international dans la période qui a précédé la crise (2005-2007).

S’agissant des grands fonds souverains, la valeur de leurs actifs serait comprise entre 4 000 milliards et 5 000 milliards de dollars. Ces investissements sont en bonne partie le fait de grands pays émergents du Sud. Des représentants de certains des plus grands fonds souverains du monde seront présents à Doha, telles la Qatar Investment Authority et la Gulf Investment Corporation (Koweït). Si, jusqu’à présent, les ressources ont été essentiellement placées en bons du Trésor ou utilisées pour acquérir des entreprises, des terres ou des infrastructures jugées stratégiques, elles pourraient aussi servir à créer des capacités de production dans le monde en développement.

Les investissements provenant de ces sources peuvent être utilisés d’une manière productive et durable pour contribuer au développement de pays pauvres, affirment les économistes de la CNUCED. En effet, les investisseurs internationaux estiment que les pays en développement et les pays émergents offrent de plus en plus de possibilités. L’an dernier, les pays en développement et les pays en transition ont, pour la première fois, accueilli plus de la moitié des flux d’investissement international. Il faut néanmoins noter que cet investissement ne s’est pas réparti également entre les régions. En 2011, l’Afrique, dont les besoins en infrastructures et en financement sont immenses, a vu diminuer encore ses entrées d’investissements étrangers directs (IED), lesquels ont stagné pour la catégorie des pays les moins avancés. Il est important pour ces pays et pour l’économie mondiale que les gouvernements et les entreprises renversent cette tendance.

 
Les grandes entreprises transnationales et les fonds souverains seraient bien placés pour contribuer au financement de grands chantiers d’infrastructure, de programmes agricoles et d’autres projets d’envergure dont les pays en développement ont besoin. Ils ont en outre les capacités nécessaires

Les sociétés transnationales et les fonds souverains peuvent apporter aux pays en développement les capitaux dont ceux-ci ont grand besoin pour inscrire leur développement dans la durée.

Le troisième Forum mondial de l’investissement de la CNUCED, qui aura lieu du 20 au 23 avril à Doha, parallèlement à la treizième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, examinera quelles mesures et quelles stratégies les gouvernements doivent mettre en place pour attirer ces investissements. Y participeront les présidents et les directeurs généraux de Nestlé, Total, Novozymes, McKinsey, Insud Group (Chemo Group) et de la Chambre de commerce international, ainsi que des hauts responsables d’entreprises telles que China Mobile, Vale, Sistema et Alstom. Le Forum se déroulera également en présence de chefs d’État, de ministres, de représentants des 194 États membres de la CNUCED et d’organisations internationales.

Alors que dans beaucoup de pays la récession a entraîné le gel ou la réduction des flux d’aide publique vers les pays pauvres, les sociétés transnationales ont d’immenses réserves de trésorerie. Pour la seule année dernière, elles ont investi 1 600 milliards de dollars dans le développement de leurs activités à l’étranger, soit un montant supérieur au volume moyen des flux d’investissement international dans la période qui a précédé la crise (2005-2007).

S’agissant des grands fonds souverains, la valeur de leurs actifs serait comprise entre 4 000 milliards et 5 000 milliards de dollars. Ces investissements sont en bonne partie le fait de grands pays émergents du Sud. Des représentants de certains des plus grands fonds souverains du monde seront présents à Doha, telles la Qatar Investment Authority et la Gulf Investment Corporation (Koweït). Si, jusqu’à présent, les ressources ont été essentiellement placées en bons du Trésor ou utilisées pour acquérir des entreprises, des terres ou des infrastructures jugées stratégiques, elles pourraient aussi servir à créer des capacités de production dans le monde en développement.

Les investissements provenant de ces sources peuvent être utilisés d’une manière productive et durable pour contribuer au développement de pays pauvres, affirment les économistes de la CNUCED. En effet, les investisseurs internationaux estiment que les pays en développement et les pays émergents offrent de plus en plus de possibilités. L’an dernier, les pays en développement et les pays en transition ont, pour la première fois, accueilli plus de la moitié des flux d’investissement international. Il faut néanmoins noter que cet investissement ne s’est pas réparti également entre les régions. En 2011, l’Afrique, dont les besoins en infrastructures et en financement sont immenses, a vu diminuer encore ses entrées d’investissements étrangers directs (IED), lesquels ont stagné pour la catégorie des pays les moins avancés. Il est important pour ces pays et pour l’économie mondiale que les gouvernements et les entreprises renversent cette tendance.

Les grandes entreprises transnationales et les fonds souverains seraient bien placés pour contribuer au financement de grands chantiers d’infrastructure, de programmes agricoles et d’autres projets d’envergure dont les pays en développement ont besoin. Ils ont en outre les capacités nécessaires pour réaliser des investissements suffisamment importants pour apporter des solutions à la crise de l’emploi dans les pays pauvres. La création d’emplois décents et correctement rémunérés est le moyen le plus sûr de sortir de la pauvreté. Les participants à cette édition du Forum mondial de l’investissement examineront comment, grâce à une coordination stratégique des politiques publiques et des initiatives privées, il serait possible d’investir davantage dans des projets créateurs d’emplois.

Les gouvernements ont un rôle essentiel à jouer dans la mise en place du cadre politique et juridique qui permettra d’optimiser la contribution de l’investissement au développement. Il ne suffit pas d’attirer l’investissement étranger; les politiques publiques doivent faire en sorte que le capital investi se concrétise sous la forme d’emplois et s’oriente vers les secteurs productifs, contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté et à des changements structurels durables.

Les questions d’ordre politique et juridique doivent également être traitées au niveau international. À cet égard, le Forum mondial de l’investissement est aujourd’hui l’un des principaux espaces de réflexion sur les problèmes qui se posent au niveau mondial en matière de gouvernance et de réglementation de l’investissement. Le débat qui s’y déroule permettra d’anticiper les risques pesant sur l’économie mondiale et leurs effets possibles sur l’investissement en faveur du développement durable.

 

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