COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour l'utilisation des médias d'information - Ce n'est pas un document officiel
Dix créatrices d’entreprises de pays en développement finalistes de la troisième édition du prix de la femme chef d’entreprise
La remise du prix CNUCED/Empretec de la femme chef d’entreprise aura lieu le 23 avril dans le cadre de la treizième session de la conférence

UNCTAD/PRESS/PR/Doha/2012/008
Geneva, Suisse, (29 mars 2012)

Les micro, petites et moyennes entreprises jouent un rôle crucial dans le progrès économique des pays pauvres: elles créent des emplois, notamment dans les zones urbaines d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine en pleine expansion. Elles sont aussi des pépinières d’idées et, lorsqu’elles s’ouvrent aux  technologies, elles en favorisent l’utilisation au niveau local.

Les dix finalistes de la troisième édition du prix CNUCED/Empretec de la femme chef d’entreprise, sera remis lors du dîner de gala qui clôturera la journée du 23 avril consacrée aux «Femmes et le développement», dans le cadre de la treizième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED XIII) organisée à Doha au Qatar du 21 au 26 avril.

Remis tous les deux ans, ce prix récompense des femmes de pays en développement, qui ont fondé et développé leur entreprise après avoir suivi une formation dispensée par la CNUCED.

Les micro, petites et moyennes entreprises sont aussi porteuses d’espoir. Lorsqu’une personne parvient à créer et à faire vivre une entreprise, ses voisins y voient un moyen réalisable d’échapper à la pauvreté. Si, en plus, cette personne est une femme qui, souvent, pour réussir, a dû surmonter des obstacles sociaux et culturels, l’exemple n’en est que plus encourageant.

Les dix finalistes sont diplômées du cours de formation à l’entrepreneuriat dispensé par l’un des centres Empretec implantés dans 33 pays en développement. La Division de l’investissement et des entreprises de la CNUCED gère le programme en coopération avec des partenaires nationaux. Le cours de base dure de six à dix jours et se concentre sur les aspects pratiques de la création d’entreprise - discerner les débouchés commerciaux, élaborer des plans efficaces, fixer des objectifs réalistes - tout en faisant une large place au renforcement psychologique des futurs chefs d’entreprise. À en croire bon nombre des quelque 240 000 entrepreneurs qui ont suivi les ateliers Empretec, le sens de la motivation et les encouragements qui leur ont été prodigués sont tout aussi indispensables que les compétences professionnelles.

Parmi les créateurs d’entreprise, les femmes sont toujours moins nombreuses que les hommes. Les difficultés qu’elles rencontrent – trouver des fonds et mener de front responsabilités professionnelles et familiales – peuvent être plus importantes. Le prix de la femme chef d’entreprise a été créé en 2008 pour attirer l’attention sur l’entrepreneuriat au féminin dans le monde en développement et inciter d’autres femmes à franchir le pas.

Voici un aperçu des entreprises créées par les finalistes :

• Barbara Zoe Nyika, Barbara Nyika Mbira Academy, Zimbabwe
L’entreprise de Mme Nyika fabrique et commercialise des instruments de musique traditionnel, les mbira, qui occupent une place centrale dans la culture zimbabwéenne. Elle dispense aussi des cours Plusieurs de ses employés ont formé un orchestre qui fait des tournées dans tout le pays et dans les pays voisins. L’entreprise, qui a démarré avec 2 personnes en 2008, compte aujourd’hui 12 employés permanents et 8 employés temporaires.

• Bisrat Debebe Negese, Bisrat General Construction, Éthiopie
Bisrat General Construction a vu le jour lorsque Mme Negese, faute de disposer des garanties nécessaires à l’obtention d’un prêt bancaire, a obtenu un préfinancement de ses clients pour réaliser plusieurs petits chantiers de construction de maisons individuelles.. Cette entreprise,  réputatlée pour sa rapidité, son efficacité et son respect des délais, offre des emplois de courte durée à de nombreux ouvriers et sous-traitants, dont 30 % sont des femmes. Elle compte aujourd’hui cinq employés permanents.

• Funmi Victor-Okigbo, No Surprises Ltd., Nigéria
No Surprises conçoit, monte et organise des manifestations - souvent sur des thèmes et des contenus originaux - pour les entreprises, le monde du spectacle et les organisations sans but lucratif, actuellement en plein essor au Nigéria. L’entreprise recrute des musiciens et d’autres artistes, loue le mobilier, organise la restauration, les services de sécurité et les transports, contracte les assurances et obtient les autorisations nécessaires. Fondée il y a six ans avec deux employés permanents, elle emploie aujourd’hui 10 personnes et recrute régulièrement jusqu’à 50 employés temporaires supplémentaires lorsqu’elle organise une manifestation.

• Maria Carlotta Guevara, Aurora, El Salvador
Aurora assure la collecte des déchets solides inorganiques auprès de vingt entreprises et institutions salvadoriennes, les trie et les revend à des usines de recyclage. Elle établit la documentation prouvant que ses clients éliminent leurs déchets d’une manière responsable, ce qui leur vaut le label d’«entreprise verte». Aurora dispense aussi une formation à la responsabilité écologique à des entreprises salvadoriennes. Créée avec un capital de départ de 15 dollars des États-Unis, elle compte aujourd’hui huit employés permanents et 10 employés saisonniers ou temporaires.

• Jane Frances Nakato, KinderKare Pre-School, Ouganda
KinderKare possède trois centres préscolaires dans la banlieue de la capitale ougandaise, Kampala, qui accueillent des enfants de la classe moyenne toujours plus nombreuse. Appliquant une pédagogie innovante, KinderKare met l’accent sur la participation des parents et l’apprentissage précoce de la lecture et de l’écriture – chaque élève tient un journal, par exemple. Les enseignants ont une excellente formation. Le premier centre a ouvert ses portes en 2004 avec cinq employés; KinderKare compte aujourd’hui 57 employés permanents et 10 employés temporaires.

• María José Vicuña, M&S Compu Solution, Aso mujeres Lumbisi, Ball Three, Criader Artesanal de Cerdos, Équateur
Mme Vicuña a créé quatre entreprises dans un village équatorien: un café Internet bénéficiant d’une large plage horaire; une exploitation agricole biologique qui emploie 26 femmes du village dont la plupart sont âgées et plusieurs handicapées; une entreprise de loisirs qui gère et loue deux terrains de football; et un élevage biologique de porcs où la viande est  préparée, transformée et commercialisée. Ces entreprises allient rentabilité et préoccupations sociales, tels que la santé et l’emploi local. Les revenus ont progressé de 35 % au cours des trois dernières années.

• Melissa de León, Tropical Panamá Gourmet, Panama
Cette entreprise produit des aliments sans gluten fabriqués à base de tubercules cultivés localement. La farine sans gluten entre de plus en plus souvent dans la préparation des aliments destinés aux personnes souffrant du diabète, de la maladie cœliaque ou de problèmes digestifs. Mme de León a inventé une farine qui utilise la totalité du tubercule, permettant ainsi aux agriculteurs panaméens d’accroître leurs ventes et d’en retirer un meilleur revenu. D’abord seule dans sa cuisine, elle emploie aujourd’hui 10 personnes, dont 8 femmes.

• Patricia Paz Silva Giordani, Moura e Paz - Soluções Ambientais
Implantée dans l’un des États les plus pauvres du Brésil, cette entreprise assure que le transport et le traitement de déchets médicaux et industriels dangereux se déroulent dans de bonnes conditions de sécurité. Elle possède un incinérateur et un laveur de gaz et certifie à ses clients que leurs déchets sont traités conformément à la législation brésilienne. Elle leur fournit aussi des appareils de détection d’émissions. Par ailleurs, elle propose aux entreprises et aux autorités municipales des cours sur la manière de respecter les règles environnementales. Créée en 2008, Moura e Paz est passée de 2 à 22 employés.

• Raghda Kurdi, Advanced Pharmaceutical Services, Jordanie
Prestataire de services auprès des pharmacies indépendantes de Jordanie, cette entreprise permet à ses clients de se grouper pour négocier avec leurs fournisseurs et leurs assureurs, faire des achats en gros et réaliser d’autres économies d’échelle qui les aident à rester concurrentiels face à la grande distribution pharmaceutique. Elle leur fournit aussi des services fiscaux et comptables ainsi que des logiciels modernes pour passer leurs commandes et faire leurs inventaires. Entre 2008 et 2010, Advanced Pharmaceutical Services est passé de 10 à 24 employés, dont la moitié sont des femmes.

• Nguyen Thi Thu, SANDA Ho Bin, Viet Nam
SANDA Ho Bin fabrique des produits traditionnels tels que des balais, des paniers en rotin et en bambou et des tissus brodés pour le marché local et pour l’exportation vers la Fédération de Russie, la Malaisie, la Chine et la Thaïlande. L’entreprise se trouve dans l’une des régions les plus pauvres du Viet Nam. Les employés apprennent les techniques artisanales au contact les uns des autres, ce qui rend l’apprentissage plus accessible à des ouvriers souvent illettrés. Le personnel, en majorité féminin, est composé notamment de femmes de groupe minoritaires pauvres ainsi que de femmes battues, d’anciennes toxicomanes et d’anciennes détenues. L’entreprise compte 10 employés permanents et 700 employés temporaires.


Pour plus d'informations, veuillez contacter:
Unité de Communication et d'information de la CNUCED
T: +41 22 917 5828
T: +41 79 502 43 11
E:
unctadpress@unctad.org
Web:
http://unctad.org/press


Loading..

Please wait....

Charlie Hebdo