COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Les ministres des pays les moins avancés adoptent une déclaration préconisant de renforcer la CNUCED et de dynamiser l’aide et les transferts de technologie aux pays les plus pauvres

UNCTAD/PRESS/PR/Doha/2012/012
Doha, Qatar, (18 avril 2012)

Les ministres des 48 pays les moins avancés (PMA), réunis avant l’ouverture de la treizième session quadriennale de la Conférence (CNUCED XIII), ont adopté une déclaration préconisant de renforcer l’organisation et de dynamiser ses activités de recherche, de coopération technique et de formation de consensus. Dans ce document, les PMA réaffirment également leur adhésion à la notion soutenue depuis longtemps par la CNUCED d’«État développementiste».

La CNUCED XIII (Doha, 21 au 26 avril 2012) a pour thème principal la mondialisation centrée sur le développement.

La déclaration, note que les PMA ne représentent actuellement que 1 % du commerce international et que l’essentiel des investissements étrangers dans ces pays vont aux industries extractives - qui souvent créent peu d’emplois et ne mènent pas à un développement économique plus large. Elle  souligne qu’il est indispensable de «construire l’État développementiste pour stimuler la croissance économique».

«Nous soulignons l’importance d’un rôle équilibré de l’État et des critères de marché, dans lequel l’État conçoit les politiques et les institutions de façon à obtenir une croissance économique durable et équitable, en même temps qu’il crée des conditions économiques stables, transparentes et fondées sur des règles favorisant le bon fonctionnement des marchés», indique la déclaration.

Le document enjoint ensuite aux «partenaires commerciaux et partenaires de développement, y compris les pays en développement qui sont en mesure de le faire» de redoubler d’efforts pour soutenir les PMA dans leurs efforts visant à élargir, diversifier et renforcer leurs économies, et dans leurs efforts pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les OMD visent notamment à réduire de moitié la pauvreté extrême d’ici à 2015.

La déclaration demande que ce soutien aille «au-delà de l’APD (aide publique au développement) et soit étendu, de manière intégrée, au transfert de technologie et de savoir-faire et au renforcement des capacités technologiques et de l’innovation dans [les PMA]». Elle exhorte également les pays industrialisés à satisfaire aux objectifs fixés au niveau international en matière d’APD.

La notion d’État développementiste contredit une bonne partie de l’orthodoxie économique internationale de ces dernières décennies. La conception dominante plaide pour un recul du rôle de l’État, arguant du fait que les marchés ainsi libérés peuvent alors stimuler directement la croissance économique. Plusieurs rapports de la CNUCED de ces dernières années ont fait valoir que cette approche, souvent qualifiée de néolibérale, ne fonctionne pas. Dans certains de ses derniers rapports, notamment le Rapport sur les pays les moins avancés, 2011, l’organisation préconise que les gouvernements des pays pauvres prennent des mesures pour favoriser une croissance économique qui soit stable, durable et de nature à développer l’emploi.

La Déclaration ministérielle des PMA souligne également à l’instar de la CNUCED la nécessité de développer les capacités productives de ces pays, c’est-à-dire la capacité de leur économie à produire une gamme de produits plus diverse, et des produits plus complexes. Comme la CNUCED l’a souvent souligné, renforcer les capacités productives permet de créer des emplois en plus grand nombre et des emplois mieux rémunérés, et permet aux pays pauvres d’être moins vulnérables face à l’instabilité historique des prix internationaux de produits comme les matières premières et les produits agricoles de base.


Dans leur déclaration, les PMA invitent aussi les pays donateurs à «soutenir les secteurs des matières premières de [leurs] pays, en mettant l’accent notamment sur la diversification de la production et la création de valeur ajoutée», afin de permettre aux PMA de «participer davantage aux chaînes de valeur mondiales dans des conditions équitables de façon à promouvoir une croissance durable fondée sur le marché».

Par ailleurs, le document demande que l’on agisse pour «atténuer la charge des normes de qualité et de service exigeantes» imposées aux exportations des PMA à l’entrée des marchés des pays développés. Depuis que les obstacles commerciaux ont été réduits ces dernières années, les PMA ont souvent déploré que les pays riches aient durci leurs conditions d’entrée en imposant des normes de santé et de qualité auxquelles les producteurs des PMA ne peuvent souvent pas satisfaire.

Parmi les demandes adressées à la CNUCED, la déclaration souhaite que l’organisation entreprenne «des études pour aider les PMA à mieux comprendre et traiter les facteurs qui sont susceptibles de freiner leurs efforts pour atteindre les OMD»; qu’elle «évalue l’efficacité de l’aide au développement»; et qu’elle s’appuie sur les travaux récents pour «faire progresser le cadre théorique et analytique concernant la nécessité du renforcement des capacités productives dans les PMA».


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