unctad.org | Selon un rapport de l’ONU, des fusions et des acquisitions majeures ont soutenu les investissements étrangers directs dans les pays développés
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Selon un rapport de l’ONU, des fusions et des acquisitions majeures ont soutenu les investissements étrangers directs dans les pays développés

EMBARGO
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07 juin 2017, 19:00
à Genève

UNCTAD/PRESS/PR/2017/014
Genève, Suisse, (07 juin 2017)

D’après le World Investment Report 2017 (Rapport sur l’investissement dans le monde 2017) de la CNUCED, les flux d’investissement étranger direct (IED) à destination des pays développés ont augmenté de 5 %, dépassant ainsi la barre des 1 000 milliards de dollars des États Unis pour la première fois depuis 2007.

L’accroissement des flux à destination des États-Unis d’Amérique et du Royaume Uni a été contrebalancé par une baisse des flux à destination de la plupart des pays européens. Les flux vers les États-Unis, premier pays bénéficiaire, ont atteint un niveau record, du fait d’importantes opérations de fusion ou d’acquisition, tout particulièrement dans l’industrie pharmaceutique.

Malgré le vote en faveur du Brexit, les investissements étrangers directs au Royaume-Uni ont atteint un niveau sans précédent à 254 milliards de dollars des États Unis (une augmentation de 600 %), principalement en raison de l’achèvement de grands accords de fusion ou d’acquisition pour lesquels les discussions avaient débuté avant le référendum. Les flux d’IED vers d’autres pays européens privilégiés ont en revanche diminué fortement. Ainsi, les flux à destination de l’Irlande, premier pays bénéficiaire en Europe en 2015, ont chuté de 166 milliards de dollars des États-Unis, et les flux vers la Suisse, de 97 milliards de dollars. Cette diminution s’explique notamment par la réduction des prêts intragroupe, lesquels ont beaucoup fluctué ces dernières années.

Les IED en provenance des pays développés ont diminué de 11 % à 1 004 milliards de dollars parce que  les engagements pris par les principaux pays investisseurs ont été réduits à une part minime en comparaison de 2015. Les IED provenant de l’Irlande ont ainsi baissé de 122 milliards de dollars, ceux de la Suisse, de 73 milliards et ceux de l’Allemagne, de 59 milliards.

Parmi les pays qui ont accru leurs investissements à l’étranger, les Pays-Bas arrivent  en tête au niveau de l’Europe avec un montant record de 174 milliards de dollars. L'essentiel des IED des États-Unis, d’un montant de 299 milliards de dollars, proviennent du réinvestissement des bénéfices qui s'établit à hauteur de 280 milliards. Les multinationales japonaises ont développé leurs IED par l’intermédiaire de fusions ou d’acquisitions internationales, notamment en Europe.

Des perspectives économiques généralement favorables devraient permettre aux pays développés de maintenir leurs flux d’IED en 2017, à condition toutefois que les grosses opérations de fusion et d’acquisition soient approuvées par les autorités de réglementation. Les fusions et acquisitions internationales annoncées en 2016 se sont élevées à 1 100 milliards de dollars, baissant ainsi sensiblement par rapport à l’année précédente, où elles avaient atteint 1 400 milliards. Au cours du premier trimestre 2017, les fusions et acquisitions ont considérablement baissé en nombre et en valeur par rapport à la même période l’année précédente. En mars 2017, environ un quart des accords annoncés en 2016, soit la moitié de la valeur totale, étaient en attente d’approbation. Si ces accords ne sont pas achevés, il est peu probable que les flux d’IED atteignent les mêmes niveaux qu’en 2016.

Aux États-Unis, la réforme fiscale pourrait avoir une incidence non négligeable sur les flux d’IED. Dans le cas où ce pays mettrait en œuvre une réforme qui réduirait la charge fiscale sur les bénéfices à l’étranger rapatriés, les multinationales américaines rapatrieraient leurs bénéfices réalisés à l’étranger, ce qui se traduirait par des sorties négatives pour les États-Unis et des entrées négatives pour les pays concernés, particulièrement en Europe.

Les prêts intragroupes restent  un facteur imprévisible. Certains de ces prêts seraient motivés par des stratégies visant à réduire la charge fiscale. Par conséquent, si l’on venait à appliquer des mesures réglementaires en vue de prévenir l’évasion fiscale et de combler les lacunes, le recours aux prêts intragroupe pourrait diminuer.

Figure 1 - Pays développés : les 10 premiers bénéficiaires des investissements étrangers directs en 2015 et 2016
(En milliards de dollars des États-Unis)

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Source : UNCTAD, World Investment Report 2017.

Figure 2 - Pays développés : les 10 premiers investisseurs pour les IED en 2015 et 2016
(En milliards de dollars des États-Unis)
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Source : UNCTAD, World Investment Report 2017.

 


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