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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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La CNUCED propose à l’Union africaine de l’aider à développer le commerce sur le continent

UNCTAD/PRESS/PR/Doha/2012/013
Doha, Qatar, (19 avril 2012)

Le commerce intrarégional, facteur déterminant d’une croissance économique stable, est faible en Afrique; la CNUCED a indiqué lors d’une réunion des ministres africains du commerce qu’elle proposerait une assistance portant sur trois éléments du plan d’action récent de l’Union africaine

 

La réunion des ministres africains du commerce qui s’est tenue à Doha à la veille de l’ouverture de la treizième session quadriennale de la Conférence ont reçu une proposition d’aide de l’organisation pour l’exécution d’un nouveau plan visant à stimuler le commerce entre les pays du continent.

Les membres de l’Union africaine ont adopté un plan d’action lors d’une réunion tenue en janvier pour accélérer la création d’une zone de libre-échange sur le continent africain. La CNUCED a proposé une assistance technique pour trois aspects de ce plan, qui vise à préparer le terrain en vue de la création ultérieure d’une zone de libre-échange. L’aide dispensée par l’organisation portera sur les politiques commerciales, la facilitation du commerce et les capacités productives (on entend par «capacité productive» l’aptitude d’une économie à produire une gamme de produits plus diverse, et des produits plus complexes.) Le plan comporte globalement sept domaines d’activité.

Prenant la parole au début de la réunion des ministres du commerce, le Secrétaire général de la CNUCED, Supachai Panitchpakdi, a rappelé que l’Afrique représente 16 % de la population mondiale mais seulement 2 % du produit intérieur brut mondial. «Les objectifs que s’est fixés l’Afrique sont-ils réellement en voie d’être atteints?», a-t-il demandé. «Nous n’avançons pas aussi rapidement qu’il le faudrait, et la tâche qui nous attend est immense.»

Le commerce dit intrarégional est considéré comme un facteur essentiel d’entraînement et de soutien de la croissance économique. Les pays européens, à titre d’exemple, réalisent plus de 70 % de leurs échanges commerciaux avec d’autres pays européens.

En Afrique, à l’inverse, le commerce intrarégional ne représente que 11 % de l’ensemble des échanges commerciaux africains. Un accroissement des échanges sur le continent aurait plusieurs retombées, notamment des transports plus rapides, des coûts de transport potentiellement moins élevés, et l’effet bénéfique de la diffusion de technologies, de l’innovation et de méthodes économiques bien adaptées aux conditions locales. L’expérience a aussi montré que le commerce intrarégional est moins vulnérable aux chocs économiques internationaux - ce qui a son importance dans le cas de l’Afrique, qui a subi de plein fouet la récession mondiale récente. Il parvient mieux à créer des emplois; et il favorise le développement des capacités productives, du fait que les pays voisins mettent en commun des technologies et des méthodes et - la proximité des marchés assurant un avantage comparatif - se rendent plus à même de faire monter en gamme leur production.

Les responsables de la CNUCED citent parmi l’aide concrète que l’organisation est en mesure d’offrir les services suivants: développement et modernisation du Système douanier automatisé (SYDONIA), déjà utilisé dans 41 pays africains et qui est utile pour réduire les délais de passage des frontières des marchandises; conception et mise en œuvre de centres logistiques ruraux, qui aident à relier les agriculteurs et les coopératives rurales aux centres de production et aux systèmes de transport; développement des politiques de transport régionales, de façon à réguler les flux de marchandises par des règles concertées et des systèmes opérationnels normalisés. Des transports plus efficaces devraient donner une impulsion significative au commerce intrarégional africain.

Sur la question du développement des capacités productives, la CNUCED a indiqué que le continent avait besoin notamment d’installations de production plus modernes, de systèmes de transport et de communication plus efficaces et de systèmes de certification crédibles qui garantissent l’adhésion aux règles et aux normes de production internationales. La CNUCED a mené des recherches approfondies au cours des dernières années sur la façon de répondre aux problèmes concrets de l’amélioration des capacités productives dans les pays en développement.


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