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Recul de l’investissement étranger direct mondial en 2017

EMBARGO
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22 janvier 2018, 18:00
à Genève

UNCTAD/PRESS/PR/2018/002
Genève, Suisse, (22 janvier 2018)

D’après la dernière livraison du Moniteur de l’investissement étranger direct de la CNUCED, les flux mondiaux d’investissement étranger direct (IED) ont chuté de 16 % en 2017, passant de 1 810 milliards de dollars (montant révisé) en 2016 à 1 520 milliards de dollars (montant estimé) en 2017.

« Le redressement de l’IED reste très irrégulier », a dit le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi. « L’IED dans les pays en développement n’a pas beaucoup varié par rapport à l’année précédente, mais il reste absolument nécessaire d’investir davantage dans les secteurs qui peuvent contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable. La promotion de l’IED au service du développement durable reste un défi. »

Le recul au niveau mondial s’explique principalement par la chute de l’IED dans les pays développés (-27 %). Une forte baisse a été enregistrée aussi bien en Europe (-27 %) qu’en Amérique du Nord (-33 %), ce qui s’explique en grande partie par le fait que les investissements étrangers au Royaume-Uni et aux États-Unis sont retombés aux niveaux qui ont précédé le pic de 2016. Cette diminution a été en partie contrebalancée par une hausse de 11 % des flux vers les autres pays développés, principalement l’Australie.

L’IED est resté stable dans les pays en développement, son montant étant estimé à 653 milliards de dollars (2 % de plus que l’année précédente). Les flux vers l’Asie en développement et l’Amérique latine et les Caraïbes ont légèrement augmenté, tandis que ceux vers l’Afrique sont restés constants. L’Asie en développement est redevenue la première région destinataire dans le monde, suivie de l’Union européenne et de l’Amérique du Nord.

Dans les pays en transition, on estime que l’IED s’est établi à 55 milliards de dollars, soit une baisse de 17 % qui s’explique principalement par la diminution constatée en Fédération de Russie et l’atonie de l’investissement étranger dans la plupart des pays de la Communauté d’États indépendants.

« La réduction de l’IED mondial présente un contraste saisissant avec l’évolution d’autres variables macroéconomiques comme le PIB et le commerce, qui ont considérablement augmenté en 2017 », a fait observer James Zhan, Directeur de la Division de l’investissement et des entreprises de la CNUCED. « Il est donc probable que l’on assiste aussi à une hausse de l’investissement en 2018, mais les risques sont nombreux. »

Il ressort également du Moniteur de l’investissement étranger direct que le volume des fusions-acquisitions internationales a diminué en 2017, après trois ans de croissance. La tendance à la hausse avait déjà fléchi en 2016 avant de s’inverser, le montant des opérations ayant baissé de 23 % en 2017 pour s’établir à 666 milliards de dollars. Il s’agit néanmoins du troisième montant le plus élevé depuis 2007.

D’après des données préliminaires, le montant des projets annoncés d’IED dans la création de capacités aurait chuté de 32 % et se chiffrerait à 571 milliards de dollars, ce qui représenterait le montant le plus faible depuis 2003, tandis que le nombre de projets aurait baissé de 17 %. Si elle se confirme, cette contraction serait inquiétante dans une perspective à long terme. Il est particulièrement préoccupant que le montant des projets annoncés dans les pays en développement ait diminué de près de 50 %, même si le nombre de ces projets n’a baissé que de 23 %.

En temps normal, l’accélération attendue de la croissance économique, l’augmentation du volume des échanges commerciaux et la hausse du cours des produits de base laisseraient présager une augmentation de l’IED mondial en 2018. Cependant, le degré élevé de risques géopolitiques et l’incertitude en matière de politiques pourraient avoir des incidences sur l’ampleur et les caractéristiques du redressement éventuel de l’IED en 2018. De plus, il est probable que les réformes fiscales américaines influent fortement sur les décisions d’investissement des grandes entreprises multinationales basées aux États-Unis, ce qui aurait des effets sur les tendances mondiales en matière d’investissement.

Pour télécharger le Moniteur de l’investissement étranger direct de la CNUCED (en anglais), cliquez ici.


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