unctad.org | Les gouvernements des pays en développement et les responsables de fonds souverains voient de vastes possibilités d’investir dans le développement durable
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour l'utilisation des médias d'information - Ce n'est pas un document officiel
Les gouvernements des pays en développement et les responsables de fonds souverains voient de vastes possibilités d’investir dans le développement durable
La CNUCED et l’Autorité qatarienne de l’investissement lancent un dialogue entre les fonds souverains et les décideurs

UNCTAD/PRESS/PR/Doha/2012/020
Doha, Qatar, (21 avril 2012)

Les responsables de fonds souverains et les ministres des pays en développement ont déclaré aujourd’hui qu’il existait de vastes possibilités d’investir dans les 48 pays les plus pauvres du monde dans des secteurs tels que l’infrastructure, l’agriculture et les agro-industries.

Une réunion du Forum mondial de l’investissement, présidée par M. Hussain Al Abdulla, membre du Conseil d’administration de l’Autorité qatarienne de l’investissement, a été spécialement consacrée aux fonds souverains.

Les fonds souverains, dont ceux administrés par les autorités publiques de grands pays en développement exportateurs de pétrole ou par des puissances économiques émergentes telles que la Chine, représentent un total de près de 5 000 milliards de dollars des États-Unis d’actifs, qui augmente d’environ 10 % chaque année. Seul un faible pourcentage de ce total - actuellement quelque 110 milliards de dollars - est placé en investissements étrangers directs. D’où la question de savoir comment de telles quantités d’argent pourraient être canalisées vers les PMA de façon à aider ces pays à étoffer et fortifier leur économie, créer des emplois et élever leur niveau de vie.

Les ministres de plusieurs pays - Colombie, Djibouti, Namibie, Ouganda et Rwanda - ont appelé à un dialogue soutenu entre la CNUCED et ses États membres sur les mesures à prendre pour surmonter les obstacles aux investissements des fonds souverains. Ils ont particulièrement recommandé des investissements propices à une croissance économique durable, à long terme, dans les 48 pays les moins avancés (PMA). Des initiatives devraient être envisagées pour réduire les obstacles aux flux d’investissement des fonds souverains, y compris des mesures de coopération internationale.

Les participants d’organisations internationales telles que la Société financière internationale et le Fonds international de développement agricole ont indiqué l’ampleur des besoins des PMA en matière d’investissements dans les secteurs des infrastructures et de l’agriculture. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture estime à plus de 80 milliards de dollars les investissements nécessaires dans le seul secteur agricole - le niveau actuel étant inférieur à 10 milliards de dollars. Les orateurs ont dit qu’il ne fallait pas passer à côté de la possibilité d’utiliser les ressources des fonds souverains pour combler une partie de cet écart.

Les responsables de fonds souverains de pays tels que la Chine, le Koweït et le Qatar, ainsi que le représentant du Fonds de pension du personnel de la fonction publique des Pays-Bas, ont souligné que des mesures judicieuses étaient indispensables pour accroître les investissements des fonds souverains dans les pays en développement; des conditions stables pour l’investissement et des institutions solides étaient autant de préalables. Ils ont également estimé que les possibilités étaient bien réelles, les investissements sur des marchés boursiers instables étant de moins en moins prisés pour les fonds souverains, dont les perspectives d’investissements à long terme s’accordaient aux caractéristiques de projets d’investissement contribuant au développement.

Les mêmes responsables ont toutefois précisé qu’il était extrêmement important que les pays en développement - ou des régions en développement, le cas échéant - présentent des propositions de projet bien structurées pour attirer des fonds souverains n’ayant pas nécessairement la capacité d’identifier et d’entreprendre des projets à petite échelle dans des conditions difficiles d’investissements. Ils ont par ailleurs estimé nécessaire de revoir la réglementation ou les mandats régissant de tels investissements - par exemple, pour une modification des règles qui permettrait aux fonds de pension d’investir dans des projets davantage axés sur le développement.

Des organisations internationales comme la CNUCED avaient un rôle clair à jouer, s’agissant par exemple de stabiliser les conditions d’investissement et de renforcer les capacités des institutions locales dans les pays en développement. Cela aiderait les PMA et les organisations régionales à structurer leurs propositions de projet et permettrait de faire davantage connaître les possibilités d’investissements, en particulier en Afrique. Des partenariats entre fonds souverains et banques de développement aideraient également à orienter les flux financiers vers des projets d’investissement propices à un développement durable dans les PMA.


Pour plus d'informations, veuillez contacter:

Unité de Communication et d'information de la CNUCED
à Doha, T: +974 7795 3748/7792/8023
T: +41 79 502 43 11
E: unctadpress@unctad.org
Web: www.unctad.org/press
 
ou à Genève, T: +41 22 917 5828
T: +41 79 502 43 11
E: unctadpress@unctad.org
Web: www.unctad.org/press



Loading..

Please wait....

Charlie Hebdo