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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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LES INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS DIRECTS VERS LES PAYS DÉVELOPPÉS FONT UN BOND DE 21 %
L´Allemagne devient le premier pays destinataire en Europe, le second au niveau mondial

TAD/INF/PR/27
18 September 2001

Les investissements étrangers directs (IED(1)) à destination des pays développés ont fait l´an dernier un bond de 21 % pour passer la barre des 1 000 milliards de dollars, avec un résultat impressionnant de l´Allemagne, ainsi qu´il ressort du World Investment Report 2001(2) (Rapport sur l´investissement dans le monde 2001) publié ce jour par la CNUCED.

L´absorption de Mannesmann par VodafoneAirTouch - qui représente la fusion internationale la plus importante jamais réalisée (fig. 1) - a fait de l´Allemagne (avec 176 milliards de dollars), et ce pour la première fois, le premier destinataire des IED en Europe et le second dans le monde (après les États-Unis, avec 281 milliards de dollars). Comme le montre l´exemple de cette opération, les fusions-acquisitions internationales restent le principal facteur qui explique le volume record des IED vers le monde développé dans son ensemble.

Les autres vedettes en matière d´IED au cours de l´année écoulée ont été le Canada et le Royaume-Uni. Si les entrées d´IED au Royaume-Uni ont augmenté de 57 % pour passer à 130 milliards de dollars, les flux à destination du Canada ont été multipliés par 2,5, se chiffrant à 63 milliards de dollars. Les courants d´IED à destination et en provenance du Canada ont atteint un niveau sans précédent qui s´explique par plusieurs fusions-acquisitions importantes réalisées notamment avec des partenaires européens et américains.

Les investissements étrangers directs en Irlande ont également été vigoureux entre 1998 et 2000. Considérée comme "le pays le plus dynamique du monde développé du fait de sa croissance récente et de sa compétitivité", l´Irlande a, d´après le rapport, surmonté le retard et le manque de productivité de son économie pour se transformer en un "centre d´activité manufacturière à forte intensité technologique et de fabrication de logiciels".

Le Royaume-Uni conservait sa première place au niveau mondial pour la deuxième année consécutive (voir fig. 2). Même si les États-Unis restent le premier pays destinataire dans le monde, les entrées d´IED y ont diminué de 5 % l´an dernier, passant à 281 milliards de dollars, et leurs investissements à l´étranger (139 milliards de dollars) de 2 %. Les investissements récents de la France à l´étranger ont connu une poussée impressionnante, puisqu´ils ont même dépassé pour la première fois en 2000 ceux des États-Unis. Cet essor est dû à plusieurs acquisitions importantes, notamment l´achat d´Orange par France Telecom. Les investissements étrangers au Japon ont chuté en 2000 de 36 % - tombant à 8 milliards de dollars - ce qui tient en partie au ralentissement continu de la croissance économique intérieure, mais sans doute également à d´autres facteurs qui ont eu un effet dissuasif, malgré une politique favorable aux IED. Par contre, les investissements japonais à l´étranger sont repartis à la hausse pour atteindre 33 milliards de dollars, niveau le plus élevé depuis 10 ans.

Le monde développé reste globalement la destination numéro un des IED et a engrangé plus des trois quarts des apports mondiaux. Les pays de la triade - Union européenne (UE), États-Unis et Japon - ont représenté 71 % des entrées et 82 % des sorties d´IED dans le monde en 2000. À la fin des années 90, près de 50 000 sociétés transnationales (STN(3)) y avaient leur siège et ils accueillaient environ 100 000 entreprises étrangères affiliées. Au sein de la triade, l´UE a été la destination et la source d´une part croissante de ces investissements. Les progrès de l´intégration régionale ont été à l´origine d´entrées sans précédent (617 milliards de dollars), d´autres pays d´Europe occidentale (la Suisse, en particulier) et les États-Unis demeurant les principaux partenaires extérieurs de l´Union.

La structure des IED a évolué au sein de la triade. L´importance du Japon a légèrement augmenté en tant que destination et a diminué en tant que source, même s´il continue à avoir nettement plus de poids comme pourvoyeur d´investissements que comme pays d´accueil. Le rôle de premier investisseur extérieur que jouaient les États-Unis revient désormais à l´UE qui, en tant que groupe, conserve une place dominante tant comme investisseur que comme destinataire. De ce fait, les stocks intra-triade représentent l´essentiel des stocks d´IED des pays considérés. Les flux entre les membres de la triade sont en hausse: ces pays comptaient pour 40 % dans le stock total d´investissements directs à l´étranger en 1999, contre un tiers en 1985. Le nombre de pays d´accueil dans lesquels la triade occupe une place dominante a augmenté dans le cas du Japon et de l´UE entre 1985 et 1999, mais a diminué pour les États-Unis.

La triade est également en tête de la liste des 100 premières sociétés transnationales du monde, telle qu´elle figure dans le rapport. Parmi les sociétés énumérées, 91 ont leur siège dans les pays de la triade, leur nombre n´ayant cessé d´augmenter depuis dix ans. Les autres pays développés non membres de la triade qui apparaissent sur cette liste comprennent l´Australie, le Canada et la Suisse.




Annotations

1. Le World Investment Report 2001: Promoting Linkages (Rapport sur l´investissement dans le monde 2001 : vers de nouvelles relations interentreprises) (numéro de vente E.01.II.D.12, ISBN 92-1-112523-5) est disponible au prix de US$ 49 et au prix spécial de US$ 19 dans les pays en développement et les pays en transition. S´adresser à: Section des ventes, Publications des Nations Unies, Palais des Nations, CH-1211 Genève 10 (Suisse); F: +41 22 917 0027, E: unpubli@un.org, Internet: www.un.org; ou à United Nations Publications, Room DC2-853, Dept. PRES, Two UN Plaza, New York, NY 10017 (États-Unis d´Amérique), T: +1 212 963 83 02 ou 1 800 253 96 46, F: 1 212 963 3489, E: publications@un.org.

2. On entend par "investissement étranger direct" un investissement s´accompagnant du contrôle de la gestion d´une entreprise résidente d´un pays par une entreprise résidente d´un autre pays. L´IED suppose une relation à long terme faisant apparaître un intérêt durable de l´investisseur pour l´entreprise étrangère concernée.

3. La "société transnationale" comprend l´entreprise mère et ses filiales étrangères: l´entreprise mère est définie comme l´entité qui détient les actifs d´une autre entité ou d´autres entités dans un pays ou des pays qui ne sont pas son pays d´origine, en général du fait qu´elle possède une part du capital social (une part de 10 % est considérée en règle générale comme une part de contrôle).





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