unctad.org | FORTE AUGMENTATION DES FLUX D’INVESTISSEMENTS ETRANGERS A DESTINATION DES PAYS D’EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour l'utilisation des médias d'information - Ce n'est pas un document officiel
FORTE AUGMENTATION DES FLUX D’INVESTISSEMENTS ETRANGERS A DESTINATION DES PAYS D’EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE
Latvian Shipping Co en tête du palmarès des 25 premières sociétés transnationales

TAD/INF/PR/9925
23 September 1999

En 1998, les investissements étrangers directs (IED)(1) par les sociétés transnationales (STN)(2) en Europe centrale et orientale se sont essentiellement concentrés sur la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, la Hongrie et la Fédération de Russie. Cependant, alors que les flux d’IED ont fortement augmenté dans la plupart des pays d’Europe centrale et orientale, en Fédération de Russie, ils ont diminué de 65 pour cent l’année dernière.

Selon le World Investment Report 1999 (le rapport sur l’investissement dans le monde,1999)(3) que la CNUCED vient de publier, avec de nouvelles entrées d’IED d’un montant de 19,4 milliards de dollars, le total des encours dans la région a atteint 90 milliards de dollars en 1998 et devrait dépasser les 100 milliards cette année.

Pour la CNUCED, une grande partie de l’Europe centrale et orientale est en train de rattraper le reste du monde en ce qui concerne la capacité de la région à attirer les IED, comme l’indiquent les taux de croissance des IED au cours de la période 1993-1997.

Les flux d’IED dans la région ont augmenté de 28 pour cent l’an, pour un taux de croissance annuel moyen des entrées d’IED de 23 pour cent pour les pays en développement et de 16 pour cent pour les pays développés au cours de la même période. Le rapport de la CNUCED indique que ce rattrapage pourrait même être plus rapide que ne l’indiquent les données car les entrées d’IED dans la région sont souvent sous-estimées dans les statistiques.

En revanche, les entrées en Fédération de Russie n’ont pas enregistré la même tendance: elles ont chuté en 1998 :2,2 milliards de dollars contre 6,2 milliards dollars en 1997 ; le pays a ainsi été relégué au troisième rang des pays bénéficiaires d’IED, après la Pologne - de loin le numéro un en la matière - et la République tchèque.

Selon le rapport de la CNUCED, ce déclin sévère des flux d’IED vers la Fédération de Russie est imputable à la crise de confiance des investisseurs et à la dépréciation du rouble (une baisse de 71 pour cent de son taux de change en 1998), qui ont diminué la valeur des actifs et les recettes en dollars – ou dans d’autres monnaies fortes.

Autre explication: sur la base de l’encours de 1998, moins de 16 pour cent des entrées de l’IED «visent à l’efficacité», qui inclut d’ordinaire des investissements générant des exportations et aurait bénéficié de la dépréciation du rouble. Les investisseurs étrangers se sont plutôt intéressés aux ressources naturelles du pays et à la taille du marché intérieur, manifestant une préférence pour les services, la production alimentaire, la métallurgie et le secteur minier.

Cependant, divers facteurs pourraient atténuer l’impact négatif de la crise financière russe sur les flux d’IED vers la Fédération de Russie : poursuite des privatisations, libéralisation des IED dans les services et les industries des ressources naturelles, ainsi que les nouvelles possibilités pour les petits et moyens investisseurs étrangers d’acquérir des actifs russes bon marché. Se référant à une étude de la Chambre américaine de commerce, le rapport de la CNUCED note que, si la crise a débouché sur la suspension des plans d’investissement et sur une réduction de personnel dans les filiales étrangères, seul un petit nombre d’investisseurs étrangers ont décidé de quitter le pays.

En Pologne, la croissance des IED a été relativement modérée (cinq pour cent) ; cependant, l’augmentation de plus 50 pour cent en 1998 des IED engagés dans ce pays indique que la tendance à la hausse a des chances de se maintenir dans l’avenir proche.

En Roumanie et en République tchèque, en dépit d’une croissance négative du PIB, les entrées d’IED ont augmenté de manière significative, principalement en raison des programmes de privatisation, dont certains portaient sur de grandes entreprises et des banques (en particulier en Roumanie).

La Hongrie, dont les entrées d’IED ont enregistré un légère diminution en 1998, a opéré une transition douce, passant d’IED suscités par la privatisation à des IED motivés par les possibilités d’investissement qui s’ouvrent après la privatisation; en 1998, les investissements ne relevant pas de la privatisation représentaient 94 pour cent des entrées d’IED, contre 34 pour cent en 1995. Dans sept autres pays d’Europe centrale et orientale (Croatie, Estonie, Lituanie, Ex-République yougoslave de Macédoine, République de Moldavie, Slovaquie, Ukraine), les entrées d’IED ont également augmenté, parfois de manière substantielle.

L’encours des IED dans la région est dominé par les investisseurs de l’Union européenne, qui concentrent les deux tiers du total. Les investisseurs américains représentent, quant à eux, 15 pour cent.

Les sorties d’IED en provenance de la région ont chuté, passant de 3,4 milliards de dollars en 1997 à 2 milliards en 1998, dont 1 milliard pour la seule Fédération de Russie. En Pologne, les sortie sont passées de 45 millions de dollars à 163 millions, tandis que la République tchèque et la Hongrie enregistraient de modestes augmentations.

Les sociétés transnationales d’Europe centrale les plus importantes

Pour la première fois, le Rapport de la CNUCED publie la liste des 25 premières sociétés transnationales, dont le siège se trouve en Europe centrale, classées sur la base de leurs actifs étrangers (une seule entreprise de la Fédération de Russie ayant répondu à l’étude menée par la CNUCED en mai-juin 1999, la liste ne mentionne aucune STN russe).

En tête du palmarès, Latvian Shipping Company, suivie du Groupe Podravka de Croatie et due Groupe Gorenje de Slovénie (Cf. Tableau 2).

Le Rapport de la CNUCED montre que les STN d’Europe centrale sont encore « au berceau ». Seule Latvian Shipping Company pourrait rivaliser avec les 50 premières STN originaires des pays en développement. Le statut de «nouveau venu» apparaît notamment à travers le volume beaucoup plus restreint des actifs étrangers des STN d’Europe centrale (seulement 52 millions de dollars en moyenne en 1998 contre 1,3 milliard pour les 50 premières STN originaires de pays en développement).

L’an passé, le total des actifs étrangers des 25 premières STN d’Europe centrale a atteint 2,3 milliards de dollars, et leurs ventes à l’étranger ont augmenté de 10 pour cent, passant à 3,7 milliards de dollars américains. Les STN se consacrant aux transports, à l’industrie chimique et pharmaceutique ainsi qu’à l’exploitation minière et à l’extraction pétrolière, occupent les premières places sur la nouvelle liste.




Annotations

1. L’investissement étranger direct est un investissement impliquant le contrôle d’une entité résidant dans un pays par une entreprise résidant dans un autre pays. L’IED suppose une relation à long terme reflétant l’intérêt durable de l’investisseur dans une entité étrangère.

2. Les sociétés transnationales comprennent les sociétés mères et leurs filiales étrangères. La société mère contrôle les actifs d’une ou plusieurs entités dans un ou plusieurs pays autre(s) que son pays d’origine, généralement sous la forme d’une participation au capital. Dans un tel contexte, on considère normalement une participation de 10 % comme le seuil pour contrôler une société.

3. L’édition 1999 du Rapport sur l’investissement dans le monde (World Investment Report, 1999), N° de vente E.99.II.D.3, ISBN 92-1-112440-9) est disponible au prix de 49 dollars des Etats-Unis, et au prix spécial de 19 dollars pour les pays en développement, auprès du service des publications des Nations Unies, Service des ventes, Palais des Nations, CH-1211 Genève 10, Suisse, F: +41 22 917 0027, E: unpubli@un.org, Internet: www.un.org; ou à l’adresse suivante United Nations Publications, Two UN Plaza, Room DC2-853, Dept, PRES, New York, N.Y. 10017, Etats-Unis, T: +1 212 963 83 02 ou +1 800 253 96 46, F : +1 212 963 34 89, E: publications@un.org.





Pour plus de renseignements, veuillez contacter :
Chef du service, Karl P. Sauvant
Service de l´investissement international, des sociétés transnationales et des flux de technologies
Division de l´investissement, de la technologie et du développement de l´entreprise, CNUCED
T: +41 22 907 57 07
F: +41 22 907 01 94
E: karl.sauvant@unctad.org
ou
Chargée de presse, Muriel Scibilia
Service de presse CNUCED
T: +41 22 917 5816/28
F: +41 22 907 0043
E: press@unctad.org.



Loading..

Attendre, s'il vous plaît ....