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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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DES POSSIBILITES D’INVESTISSEMENT SIGNIFICATIVES EN AFRIQUE

TAD/INF/PR/9922
14 September 1999

Globalement en augmentation depuis 1990, l’investissement étranger direct (IED) en direction de l’Afrique ne représente encore qu’une faible part (environ 5 %) du total des flux d’IED destinés aux pays en développement.

Une enquête auprès de 44 agences de promotion de l’investissement (IPA) opérant en Afrique laisse entrevoir les perspectives d’un accroissement de l’IED sur ce continent. C’est l’un des constats du World Investment Report 1999 (Rapport sur l’investissement dans le monde, 1999)(1), publié aujourd’hui par la CNUCED. La grande majorité des 31 organismes ayant répondu à cette enquête s’attendent en effet à une «amélioration» ou une «amélioration significative» des perspectives d’IED entre 2000 et 2003 pour leur propre pays comme pour l’Afrique en général.

La plupart des réponses laissent entendre que «beaucoup» de pays africains sont mieux placés pour accueillir des investissements que ne le laisserait penser l’image négative de l’Afrique dans ce domaine. Les pays qui apparaissent le plus souvent parmi les destinataires d’IED les plus prometteurs en Afrique sur la période 2000-2003 sont notamment l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Botswana, la Côte d´Ivoire et la Tunisie.

En tête, le Botswana en voie d’instaurer un environnement favorable aux affaires. Viennent ensuite l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Ouganda et la Côte d´Ivoire. Par ailleurs, six des dix pays les plus fréquemment cités pour l’amélioration de leur situation économique – Botswana, Ghana, Mozambique, Namibie, Tunisie et Ouganda – ont fait preuve d’un dynamisme particulier dans l’appel à l’IED depuis le début des années quatre-vingt-dix. Dans une étude publiée plus tôt dans l’année, la CNUCED qualifie ces pays de «peloton de tête de l’IED en Afrique».

Les secteurs ayant attiré le plus d’IED au cours des trois dernières années (1996-1998) sont les télécommunications, l’agroalimentaire, le tourisme, les mines et carrières, le textile et la maroquinerie (figure 1). Les quatre des branches les plus souvent mentionnées relèvent du secteur manufacturier ou des services, avec dans l’ordre le tourisme, l’agroalimentaire, le textile, la maroquinerie et les télécommunications (figure 2). L’agriculture et les mines viennent seulement en cinquième et sixième place. Enfin, le pétrole, le gaz et les productions connexes se situent beaucoup plus bas, peut-être sous l’effet du prix très faible des hydrocarbures en 1998.

Les facteurs nationaux les plus souvent mentionnés pour ce qui est d’inciter les sociétés transnationales(STN) à investir dans un pays sont la rentabilité de l’investissement, le cadre juridique et réglementaire et les perspectives politiques et économiques concernant l’IED. La plupart des organismes d’investissement font également état d’autres facteurs positifs : accès aux marchés régionaux (et, dans une moindre mesure, au marché mondial), politique des échanges, régime fiscal et disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et bon marché. Seuls la moitié des organismes ayant répondu à l’enquête citent l’existence d’une main-d’œuvre non qualifiée et bon marché et la faiblesse relative des coûts d’activité parmi les attraits spécifiques de leur pays du point de vue de l’IED.

S’agissant des investissements des STN pour la période 2000-2003, la corruption apparaît comme étant le facteur le plus dissuasif. Autres éléments négatifs fréquemment cités, des coûts administratifs élevés, le manque de main-d’œuvre qualifiée et les difficultés d’accès aux financements pour les investissements. Ces éléments suscitent plus de réponses négatives que positives, il s’agit donc de problèmes clé pour ce qui est des perspectives de l’IED en Afrique.

Au vu des facteurs positifs et négatifs cités par cette enquête, de nombreuses IPA semblent estimer que le cadre juridique et réglementaire, ainsi que les programmes d’incitation à l’investissement causent moins d’embarras aux investisseurs étrangers que l’application et l’administration au jour le jour de la législation et de la réglementation (ce qui renvoie au coût d’activité).

L’enquête de la CNUCED identifie un certain nombre de domaines dans lesquels les IPA souhaiteraient des améliorations. Parmi les changements considérés comme les plus souhaitables pour attirer l’IED, la priorité va aux mesures destinées à assurer la stabilité politique et macroéconomique, à la déréglementation de l’économie et aux privatisations, ainsi qu’aux mesures visant à faciliter le fonctionnement des entreprise, notamment les processus de décision administratives et la transparence.

Bien que les pays africains soient à la traîne en matière d’entrées d’IED par rapport aux autres régions en développement, l’enquête menée auprès des IPA montre qu’un certain nombre d’industries pourraient être particulièrement attractives pour les investisseurs étrangers. Comme le suggère le World Investment Report, 1999 (Rapport sur l’investissement dans le monde, 1999), c’est aux pays africains qu’il incombe de modifier l’image de l’Afrique, en fournissant des informations sur les opportunités d’investissement et en instaurant un cadre réglementaire approprié à l’IED.

Comme l’a déjà indiqué la CNUCED(2), les entrées d’IED en Afrique ont atteint 8,3 milliards de dollars en 1998, après un niveau record de 9,4 milliards en 1997. Ce recul tient en grande partie à une baisse des flux destinés à l’Afrique du Sud, où l’IED lié à la politique de privatisation est retombé au niveau des années précédentes, après le point haut de 1997.




Annotations

1. L’édition 1999 du Rapport sur l’investissement dans le monde (World Investment Report, 1999), N° de vente E.99.II.D.3, ISBN 92-1-112440-9) est disponible au prix de 49 dollars des Etats-Unis, et au prix spécial de 19 dollars pour les pays en développement, auprès du service des publications des Nations Unies, Service des ventes, Palais des Nations, CH-1211 Genève 10, Suisse, F: +41 22 917 0027, E: unpubli@un.org, Internet: www.un.org; ou à l’adresse suivante United Nations Publications, Two UN Plaza, Room DC2-853, Dept, PRES, New York, N.Y. 10017, Etats-Unis, T: +1 212 963 83 02 ou +1 800 253 96 46, F : +1 212 963 34 89, E: publications@un.org.

2. Voir TAD/INF/PR/9818(1er septembre 1999).





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Service de l´investissement international, des sociétés transnationales et des flux de technologies
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