unctad.org | L`INVESTISSEMENT ETRANGER DIRECT ATTEINT 19 MILLARDS DE DOLLARS E.U. EN EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE EN 1997
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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L`INVESTISSEMENT ETRANGER DIRECT ATTEINT 19 MILLARDS DE DOLLARS E.U. EN EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE EN 1997
Le Rapport sur l´investissement dans le monde 1998 dégage les tendances de l´investissement international dans les pays en transition

TAD/INF/PR/9842
02 November 1998

L´investissement étranger direct (IED) des sociétés transnationales (STN) a progressé, en 1997, de plus de 40 pour cent en Europe centrale et orientale, atteignant le chiffre record de 19 milliards de dollars E.U. La Fédération de Russie s´est adjugé le quart du total régional. Elle a bénéficié d´une croissance considérable de l´IED, qui est passé de 2,5 milliards de dollars E.U. en 1996 à 6,2 milliards l´an dernier, selon le Rapport sur l´investissement dans le monde 1998: Tendances et facteurs. Publié ce jour par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Les entrées d´IED dans la Fédération de Russie, la Pologne, la Hongrie, et la République Tchèque ont représenté plus des trois quarts du total régional. Les quatre principaux bénéficiaires sont ensuite la Roumanie, l´Ukraine, la Bulgarie et la Lettonie, dont la part du total régional de l´IED est passée de 10 à 15 pour cent en 1997.

Les Etats-Unis ont été, l´an dernier, les principaux pourvoyeurs d´investissements directs en Europe centrale et orientale, suivis par l´Allemagne et les Pays-Bas. Les STN des Etats-Unis ont été les plus importantes sources d´IED dans la Fédération de Russie, la Pologne et l´Ukraine, tandis que les STN allemandes ont occupé la première place en République Tchèque et en Hongrie et la deuxième en Pologne et en Slovénie.

Les flux d´IED à destination de la Fédération de Russie se sont orientés principalement vers les ressources naturelles et le développement de l´infrastructure. Dans les autres pays d´Europe centrale et orientale, la croissance de l´IED a concerné principalement l´industrie manufacturière et les services.

Si les flux d´IED à destination de la région sont déterminés par de multiples facteurs, la considération principale semble être le degré d´avancement dans la transition vers un économie de marché moderne. C´est le cas en particulier en République Tchèque, en Estonie, en Hongrie, en Pologne et en Slovénie, qui font figure de précurseurs.

Le Rapport 1998 constate : "on peut raisonnablement s´attendre à ce que les pays de ce groupe attirent davantage les investisseurs étrangers que ceux dont la transition est entourée d´une grande incertitude".

  • Le Rapport publié ce jour note que la récente évolution de la structure de l´IED a des conséquences pour les tendances futures de l´IED en Europe centrale et orientale. Les pays relativement intéressants pour l´IED - du fait de la rapidité du processus de transition ou de la croissance économique, des possibilités offertes par les privatisations ou pour d´autres raisons - seront mieux placés pour surmonter la récession économique.
  • De nouveaux concurrents pour l´IED parmi les derniers pays à être entrés dans le processus de transition pourraient attirer des flux supplémentaires vers la région, sans menacer pour autant les perspectives de ceux qui sont actuellement les plus attractifs. Par exemple, le potentiel d´IED lié aux privatisation est encore considéré comme inexploité par plusieurs pays, dont la Fédération de Russie. Ce potentiel pourrait jouer un rôle primordial dans l´avenir immédiat.
  • Les pays de la région qui négocient actuellement leur entrée dans l´Union européenne pourraient devenir plus intéressants pour les investisseurs, à mesure que leurs systèmes économiques et leurs cadres réglementaires se rapprocheront de ceux de l´Union et que les effets dynamiques de l´adhésion à l´Union deviendront plus évidents.

La région reçoit-elle autant d´IED qu´on pourrait le prévoir ?

Le Rapport publié ce jour pose la question de savoir si la région reçoit autant d´IED que ne le laisserait prévoir son développement économique. Sa part dans le stock mondial des entrées d´IED reste très faible : 1,8 pour cent seulement en 1997. Cela est certes dû, dans une large mesure, au fait que la majorité des pays ne s´étant ouverts qu´assez récemment à l´IED, leur stock d´IED cumulatif est modeste.

Mais le Rapport 1998 avance aussi que le faible niveau des entrées d´IED pourrait s´expliquer en partie par des problèmes juridiques et réglementaires, une récession liée au processus de transition plus longue et plus profonde que prévue, la lenteur des privatisations et un manque d´expérience locale de l´économie d´entreprise.

Les sorties d´IED demeurent limitées

Les sorties d´IED ont triplé l´an dernier dans la région. Elles restent néanmoins faibles avec tout juste 3,4 milliards de dollars E.U. Sur ce montant, environ 2 millions de dollars E.U. sont imputables à la Fédération de Russie, les sources les plus importantes étant ensuite la Hongrie, la Croatie et l´Estonie. Dans une note de mise en garde, le Rapport souligne toutefois que les méthodes de collecte des données statistiques laissent à désirer dans la région et que certaines entreprises ne déclarent peut-être pas volontiers leurs investissements à l´étranger.

Le Rapport 1998 laisse entendre qu´en partie les sorties d´IED de la Fédération de Russie sont peut-être motivées par le désir des investisseurs de se prémunir contre l´instabilité intérieure. La quasi totalité des IED ont été effectués en dehors de la Communauté d´Etats indépendants.

A long terme, indique le Rapport, les sorties d´IED devraient prendre de l´importance, à mesure que les entreprises, spécialement en Europe centrale, perdront leur compétitivité fondée sur le faible niveau des salaires, notamment dans des secteurs tels que le textile, la chaussure et autres activités à forte intensité de main-d´uvre. En fait, les entreprises de certains des pays les plus avancés dans la transition, tels que la Hongrie et la Slovénie, ont déjà commencé à investir à l´étranger dans des activités à base de main-d´oeuvre.

L´enquête de la CNUCED sur les organismes de promotion de l´investissement de la région

Une enquête de la CNUCED sur les organismes de promotion de l´investissement de la région, menée au début de l´année, a révèle que la plupart des personnes interrogées ne croyaient pas que la crise asiatique aurait un effet significatif sur les flux d´IED à destination de la région. Cette opinion paraît fondée sur l´hypothèse que la région continuera à devenir de plus en plus attractive pour les IED en quête de marchés. Parallèlement, l´Asie est perçue comme un concurrent plus coriace pour les IED sensibles aux coûts.

Les réponses à l´enquête de la CNUCED étaient généralement optimistes quant aux perspectives des entrées d´IED et prévoyaient des changements dans les principaux facteurs déterminant la localisation de l´IED au cours de la période 1998-2000. Elles considéraient l´amélioration de l´infrastructure physique et financière comme probable et notaient que l´intégration économique croissante avec les pays investisseurs était prévisible, d´où l´on peut déduire que les perspectives d´élargissement des marchés régionaux amélioreront les possibilités offertes aux investissements en quête de marchés ou de gains d´efficacité.

En matière de politiques, les réponses à l´enquête indiquaient que la stabilisation de l´environnement juridique était le facteur le plus important pour l´essor futur de L´IED dans la région. Parmi les autres éléments positifs mentionnés figuraient la restructuration des entreprises, l´amélioration de la stabilité macro-économique, la réalisation d´avancées décisives dans les privatisations et l´adoption d´attitudes plus accueillantes à l´égard de l´IED de la part des firmes locales. La plupart des réponses prévoyaient en outre une amélioration de l´image des pays consécutive à l´amélioration des conditions économiques et réglementaires conjuguée à une meilleure information sur les possibilités d´investissement.




Pour plus de renseignements, veuillez contacter :
Chef du Service, Karl P. Sauvant
Service de l´investissement international,des sociétés transnationales et de la technologie,
Division de l´investissement, de la technologie et du développement des entreprises,
CNUCED
T: +41 22 907 5707
F: +41 22 907 0194
E: karl.sauvant@unctad.org
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CNUCED
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