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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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D`IMPORTANTS CHANGEMENTS SE FONT JOUR DANS LES FACTEURS CLES QUI DETERMINENT LES INVESTISSEMENTS ETRANGERS DES ENTREPRISES

TAD/INF/PR/9839
02 November 1998

Attirer les investissements étrangers pose un nouveau défi aux gouvernements, déclare M. Ricupero, Secrétaire général de la CNUCED.

Les facteurs qui déterminent où les grandes sociétés transnationales (STN) investissent deviennent de plus en plus complexes, et en particulier les actifs immatériels prennent une importance croissante. L´accès à la technologie et à la capacité d´innovation des pays étrangers devient un facteur crucial, déclare M. Rubens Ricupero, Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Dans le Rapport sur l´investissement dans le monde 1998 : Tendances et facteurs, publié ce jour par la CNUCED, le Secrétaire général déclare que contrairement aux ressources naturelles, la technologie et la capacité d´innovation procèdent de l´homme, ce sont des « actifs créés » et la détention de ces actifs est cruciale pour la compétitivité des entreprises dans une économie en voie de mondialisation. En fait, écrit-il dans l´aperçu général, c´est précisément l´importance croissante des actifs créés qui est le changement le plus significatif affectant les facteurs économiques déterminant la localisation de l´IED dans une économie mondiale en voie de libéralisation et de globalisation.

Facteurs clés de l´IED : les anciens et les nouveaux

Il s´agit en l´occurrence d´un volume annuel d´IED qui est proche de 450 milliards de dollars E.U. Les facteurs traditionnels qui déterminent l´IED - nécessité d´accéder aux marchés, ressources naturelles et autres telles que la main-d´uvre bon marché - sont certes toujours importants pour attirer les IED, spécialement dans le cas des nouvelles STN et de toutes celles qui n´ont pas encore développé leurs opérations à grande échelle.

Par conséquent, les pays peuvent attirer les investisseurs potentiels par la taille et la croissance de leurs marchés intérieurs, leur proximité géographique et l´accès qu´ils peuvent donner à des marchés potentiels clés, notamment de grands marchés régionaux, les ressources naturelles et autres qu´ils ont à offrir et, bien sûr, l´effort qu´ils font pour attirer les investisseurs étrangers. Par ailleurs, l´existence d´actifs créés prend de plus en plus d´importance pour attirer les IED, en particulier ceux des grandes STN.

Le Secrétaire général de la CNUCED déclare : Le défi [pour les gouvernements] est précisément de mettre au point une combinaison bien calibrée et de préférence sans égale de facteurs déterminants pour la localisation des IED, et de s´efforcer d´adapter ces facteurs aux stratégies appliquées par les STN qui cherchent à renforcer leur compétitivité.

Les actifs créés

Les actifs créés peuvent être matériels, comme les actifs financiers et physiques, par exemple, infrastructure de communication ou circuits de commercialisation, ou immatériels.

Dans le présent contexte, le dénominateur commun des actifs immatériels est le savoir. Les actifs recherchés par les STN englobent les qualifications ; les attitudes vis-à-vis de la création de richesse et de la culture d´entreprise ; les capacités en matière de technologie, d´innovation et de gestion ; les compétences concernant l´organisation de façon productive des actifs générateurs de revenus; les relations, par exemple, rapports entre firmes et contacts avec l´administration ; et enfin le stock d´information, marques déposées et notoriété.

A mesure que la quête dans les pays étrangers d´actifs créés prendra de l´importance pour la compétitivité des entreprises, les pays sans atouts traditionnels comme les ressources naturelles ou un grand marché intérieur, seront de mieux en mieux placés pour attirer les IED. Le Rapport publié ce jour indique, par exemple, que le Costa Rica a créé les conditions et les actifs d´origine humaine, notamment une main-d´uvre qualifiée, nécessaires pour attirer en 1997 un projet d´investissement d´Intel Corporation d´une valeur de 500 millions de dollars E.U.

Les politiques de la première et de la deuxième génération

Le Rapport note que si les pays qui souhaitent attirer les IED doivent mettre en place un régime de base, l´existence d´un cadre favorable à l´investissement est désormais une donnée. Au cours des 15 dernières années, la grande majorité des pays ont adopté des mesures visant à libéraliser le cadre de l´IED, ouvrant ainsi de plus en plus la porte aux STN. Pour l´investisseur, le choix du pays est aujourd´hui plus large que jamais. Par conséquent, les facteurs autres que la simple existence d´un régime favorable à l´IED, et spécialement les facteurs économiques tels que la présence d´actifs créés, ont pris plus d´importance.

En outre, les politiques appliquées sur le plan international pour influer sur l´IED et sa localisation, qui constituent la première génération des politiques favorables à l´IED (traditionnellement, les politiques de libéralisation de l´investissement et du commerce) se sont élargies pour englober de nouvelles politiques qui n´avaient pas été dans le passé spécifiquement prises en considération dans le contexte de l´IED. Il s´agit des politiques que l´on pourrait appeler de la deuxième génération. Un nombre croissant de pays ont adopté des politiques aussi libérales les unes que les autres, qui deviennent dès lors une exigence minimale au lieu d´être déterminantes.

Les pays s´efforcent aujourd´hui de se valoriser en vantant leurs politiques de la deuxième génération. Il s´agit de politiques macro-économiques, par exemple saines politiques monétaires garantissant la stabilité des prix et influant sur le coût des capitaux ; politiques budgétaires favorables à l´investissement faites pour plaire aux entreprises et à leurs dirigeants ; et politiques de taux de change influant sur la valeur des bénéfices transférés, des actifs acquis et des exportations. Cette deuxième génération de politiques englobe aussi aujourd´hui l´organisation des entreprises, car les pays rivalisent entre eux et s´efforcent de répondre aux besoins changeants des STN, ainsi que de leurs propres entreprises, à l´ère de la mondialisation.

Peu à peu, les investisseurs étrangers potentiels disposent d´un plus large éventail de considérations de politiques pour évaluer les pays d´accueil, note le Rapport. Ceux-ci élaborent des politiques, par exemple en matière de technologie, susceptibles de les rendre plus intéressants au yeux des STN qui accordent de plus en plus d´importance aux avantages technologiques. Il peut s´agir de la privatisation des télécommunications, ou de crédits d´impôt en faveur de la recherche technologique, ou encore de la mise en place de programmes facilitant les partenariats technologiques entre leurs propres entreprises et les firmes étrangères.

Les pays s´efforcent aussi de développer les qualifications de la main-d´uvre susceptibles d´intéresser particulièrement les STN, tout en promouvant le développement d´infrastructures répondant aux besoins de celles-ci.

Les défis à relever pour attirer les IED

A une époque où les pays rivalisent pour attirer les IED, souligne le Rapport 1998, l´importance croissante accordée à la deuxième génération des politiques dans les décisions des firmes concernant l´IED entraîne un certain nombre de conséquences frappantes et de défis pour les gouvernements des pays d´accueil.

Ainsi :

  • Le nombre croissant de mesures que les investisseurs considèrent comme faisant partie d´un climat favorable à l´investissement.
  • L´exigence croissante d´efficacité des politiques d´investissement.
  • L´apparition de politiques qui transcendent les domaines traditionnels, par exemple, celles qui concernent la production d´actifs créés - des qualifications de la main-d´uvre à l´innovation technologique - de plus en plus recherchés par les STN
  • .
  • La prise de conscience croissante du fait qu´un cadre efficace de politiques nationales exige une compréhension approfondie des facteurs déterminant les décisions des STN, et notamment de l´élargissement de leurs stratégies à long terme.

Des mesures proactives

L´intensification de la concurrence entre les pays pour attirer les IED, note le Rapport, conduit les gouvernements à accroître leurs efforts pour encourager les IED dans leurs pays de façon proactive. Ces efforts portent sur la promotion de l´IED, la limitation des « coûts de nuisance » liés à l´activité économique (par exemple, l´élimination de la corruption et des formalités bureaucratiques) et la création de conditions susceptibles de contribuer à la qualité de vie du personnel expatrié.

Ces mesures sont rarement entièrement nouvelles, indique le Rapport, mais ce qui est nouveau c´est que dans une économie en voie de mondialisation, elles ont proliféré rapidement et sont devenues de plus en plus banales, généralisées et sophistiquées.

Les ressources naturelles demeurent importantes pour les pays comme pour les investisseurs

Certes, les ressources naturelles ont relativement perdu de l´importance comme facteur déterminant de l´IED, mais elles demeurent néanmoins cruciales pour de nombreuses firmes et de nombreux pays. Elles sont un facteur de première importance, par exemple, pour les flux d´IED vers la plus grande partie de l´Afrique, l´Australie, l´Azerbaïdjan, le Kazakhstan, et la Fédération de Russie.

L´existence de ressources n´est en fait qu´un aspect de la question de l´attraction des IED. Les entreprises investiront dans les pays pourvus de ressources naturelles si elles peuvent, par exemple, obtenir les permis nécessaires, transférer leurs bénéfices et, de manière générale, trouver un environnement favorable à l´IED.




Pour plus de renseignements, veuillez contacter :
Chef du Service, Karl P. Sauvant
Service de l´investissement international, des sociétés transnationales et de la technologie,
Division de l´investissement, de la technologie et du développement des entreprises,
CNUCED
T: +41 22 907 5707
F: +41 22 907 0194
E: karl.sauvant@unctad.org
ou
Attachée de presse, Muriel Scibilia
CNUCED
T: +41 22 907 5725/5828
F: +41 22 907 0043
E: press@unctad.org.



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