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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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LA COTE D’IVOIRE ET LA CNUCED S’ACCORDENT SUR UN PROGRAMME QUI PROFITERA A L’AFRIQUE ET RENFORCERA LES CAPACITES COMMERCIALES DE CE PAYS

TAD/INF/PR/9803
06 February 1998

Au cours de leur rencontre, le mercredi 4 février, le Premier Ministre de Côte d’Ivoire, M. H. D. Kablan Duncan et le Secrétaire général de la CNUCED, M. Rubens Ricupero, ont mis l’accent sur l’organisation de deux conférences essentielles pour l’évolution de l’économie africaine, ainsi que sur un renforcement de l’assistance technique à la Côte d’Ivoire dans le domaine de la diversification des produits de base, de la gestion de la dette ou de la facilitation du commerce via les Pôles commerciaux.

La troisième Conférence sur la commercialisation, la gestion des risques de prix et le financement du pétrole, qui se tiendra à Abidjan du 22 au 24 avril, fera de la Côte d’Ivoire le lieu d’un dialogue essentiel pour l’Afrique puisque le pétrole représente 40% des recettes d’exportation du continent, un tiers du PIB des pays producteurs de pétrole de la région et absorbe 80% des recettes d’exportation des pays importateurs de pétrole. Alors que la plupart des pays africains dérèglementent le secteur pétrolier, cette conférence permettra notamment d’affronter la question des politiques de fixation des prix en vue de gérer les risques à moyen terme. Le travail de la CNUCED dans ce domaine vise à ce que le commerce pétrolier inter-africain soit plus efficace, notamment en tirant parti des opportunités qu’offre la dérèglementation.

M. Duncan a déclaré que son pays serait en principe disposé à accueillir une conférence régionale sur les expériences de diversification des économies dépendantes des produits de base début 1999. Cette initiative, qui fait suite à la réunion d’experts sur la diversification dans le secteur alimentaire (1-3 septembre 97), organisée par la CNUCED, permettra aux gouvernements et au secteur privé de partager leur expérience sur les politiques de diversification indispensables pour soustraire les économies africaines à leur vulnérabilité aux fluctuations des prix des produits de base. L’enjeu est illustré par une récente estimation de la CNUCED sur l’impact de l’instabilité des prix sur les exportations de café en Côte d’Ivoire. En effet, un profit supplémentaire de 285 millions de dollars aurait pu être réalisé si une couverture en arbitrage d’effectif avait été mise en place fin 1994 pour garantir les prix en 1995 et 1996.

S’agissant des besoins spécifiques de la Côte d’Ivoire, les accords avec la CNUCED portent sur un programme d’assistance technique visant à renforcer l’économie et les capacités commerciales du pays. Avec une croissance respectivement de 7 et 6,5% en 1995 et 1996 qui devrait rester supérieure à 5% dans les deux ans à venir et une inflation à 3,5%, la Côte d’Ivoire, qui est le premier exportateur mondial de cacao et le quatrième exportateur de café, ne manque pas d’atouts. Elle est toutefois sensible aux fluctuations des prix des produits de base qui constituent 53% de ses recettes d’exportation, et largement dépendante du pétrole qui est sa deuxième source de revenus. Son secteur agricole est par ailleurs en pleine mutation avec la libéralisation du cacao et du café. La CNUCED s’efforce donc d’aider le gouvernement dans cette phase de transition, notamment à travers un projet de coopération sur le cacao.

Le Premier Ministre de Côte d’Ivoire a demandé le soutien de la CNUCED dans le domaine de l’investissement, en particulier en ce qui concerne la promotion de l’investissement dans la diversification des produits de base.

La CNUCED contribue également à la mise en oeuvre d’un programme de développement des ressources humaines et de renforcement des institutions afin que le pays puisse tirer le meilleur parti possible des accords conclus dans le cadre de l’OMC et affronter les défis commerciaux futurs. Ce qui passe notamment par la mise en oeuvre du Programme OMC/CNUCED/CCI pour les pays africains destiné à former des agents économiques.

Par ailleurs, à travers le programme d’assistance à l’Afrique dans le domaine des services (CAPAS), la CNUCED appuie le gouvernement dans ses efforts pour développer ses capacités d’adaptation au nouvel environnement dans ce secteur. Il s’agit également de préparer les autorités ivoiriennes à participer aux négociations multilatérales sur l’Accord général sur le commerce des services envisagées pour l’an 2000 dans le cadre de l’OMC.

La coopération avec la CNUCED porte aussi sur une dynamisation des échanges commerciaux par le biais de l’établissement de deux Pôles commerciaux (Abidjan et Yamassouko). Enfin, la Côte d’Ivoire comptera bientôt parmi la quarantaine de pays qui ont choisi d’adopter le système de gestion de la dette (SYGADE) mis au point par la CNUCED. Une gestion de la dette ivoirienne est d’autant plus capitale que son service absorbe 63% des revenus de l’Etat.




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