unctad.org | LE SUCCES DU SYSTEME COMMERCIAL MONDIAL DEPEND DE L´INTEGRATION DE TOUS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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LE SUCCES DU SYSTEME COMMERCIAL MONDIAL DEPEND DE L´INTEGRATION DE TOUS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT

TAD/INF/PR/96_20
10 December 1996

Dans un message adressé à la première conférence ministérielle de l´Organisation mondiale du commerce (Singapour, 9-13 décembre), le Secrétaire général des Nations Unies, Dr Boutros Boutros Ghali, a déclaré que la coopération, en pleine évolution ces deux dernières années, entre le système des Nations Unies et l´OMC est le signe bienvenu d´une vision commune du défi qu´implique un développement mondial et de la volonté de concevoir ensemble des solutions. C´est M. Rubens Ricupero, Secrétaire général de la CNUCED, qui représente le système des Nations Unies à la conférence de Singapour.

Pour le Secrétaire général des Nations Unies, l´OMC a trois objectifs prioritaires et interdépendants : renforcer la participation des pays en développement, devenir une institution universelle, renforcer sa coopération avec le système des Nations Unies. Il considère qu´il est particulièrement important de poursuivre la coopération avec la CNUCED, une institution axée sur le développement.

Aider les pays en développement à tirer pleinement parti des nouvelles opportunités qu´engendre la mondialisation dans le domaine du commerce, des courants d´investissement et de la technologie, devrait être une tâche essentielle et commune dans la période à venir.

Intervenant en sa capacité de Secrétaire général de la CNUCED, M. Ricupero a déclaré que pour l´OMC le véritable test serait de parvenir à une intégration totale et équitable de tous les pays en développement au système commercial mondial. La communauté internationale a demandé à la CNUCED d´aider ces pays, en particulier les moins avancés d´entre eux, dans ce processus. Ce qui implique de parvenir à un équilibre entre le respect rigoureux des disciplines et la souplesse nécessaire compte tenu des contraintes auxquelles ces pays sont confrontés, et de leur participation au processus de prise de décision sur les questions relatives au commerce.

Pour M. Ricupero, l´intégration des pays en développement est aussi le meilleur moyen, à court terme, de réduire le sentiment d´incertitude et d´insécurité qui prévaut partout actuellement. L´exemple de l´Asie illustre le potentiel considérable et inexploité pour l´économie internationale : ces cinq dernières années, les importations asiatiques ont augmenté de plus de 60%; si cette croissance se poursuit au même rythme ces quatre prochaines années, le volume des importations des dix premières économies d´Asie pourrait égaler celui de l´Europe et des Etats-Unis combinés.

Il n´est pas difficile d´imaginer les possibilités quasi infinies qui pourraient découler d´une réelle intégration de plus de 100 économies, actuellement marginalisées, dans l´économie mondiale, a précisé M. Ricupero.

Définir des "frontières" commerciales

M. Ricupero considère cependant qu´il serait dangereux d´élargir les "frontières" du système commercial à des objectifs non commerciaux. Cela pourrait déstabiliser l´équilibre entre les droits et les obligations qui constitue le socle du système. Il est vrai que le processus de mondialisation pose la question de savoir dans quelle mesure on peut utiliser certains des instruments commerciaux traditionnels, telles que les mesures anti-dumping et les règles d´origine, dans le cas d´une production intégrée au plan international. Tout élargissement éventuel de ces "frontières" devrait être le fruit d´une décision délibérée de la communauté internationale dans son ensemble. Il serait cependant essentiel d´être cohérent entre les appels en faveur d´une primauté des marchés et la conviction qu´il faudrait limiter la concurrence lorsque des valeurs sociales essentielles, comme les droits de l´homme, le droit au travail ou la protection de l´environnement, sont mises en danger.




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