unctad.org | LES PMA PRESSENT LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DE PRENDRE DES MESURES
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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LES PMA PRESSENT LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DE PRENDRE DES MESURES

TAD/INF/NC/96_23
10 October 1996

"Les engagements ont été pris, ce dont nous avons besoin, c´est qu´ils soient mis en oeuvre", ont martelé les représentants des gouvernements des pays les moins avancés (PMA) lors du groupe de discussion sur "le commerce et les initiatives sur la dette". Cette réunion, organisée le 8 octobre dans le cadre de la session annuelle du Conseil du commerce et du développement de la CNUCED (7-18 octobre) a été présidée par l´ambassadeur de la République islamique d´Iran, M. Bozorgmehr Ziaran, Président du Comité I du Conseil.

Le débat, très animé, a été centré sur le Plan d´action en faveur des PMA qui s´élabore à l´Organisation du commerce mondial (OMC) et sur l´initiative de la Banque mondiale et du Fond monétaire international (FMI) pour atténuer les problèmes de la dette des pays pauvres lourdement endettés. Le Conseil doit formuler des recommandations pour compléter les travaux de l´OMC sur les PMA qui seront présentés lors de la conférence ministérielle de Singapour en décembre prochain.

Ci-après un aperçu des déclarations des conférenciers.

Pour l´ambassadeur Anwar Hashim (Bangladesh), coordonnateur des PMA à Genève, il n´y a pas un manque de volonté de la part de la communauté internationale à l´égard des PMA, ni un manque d´engagement. Ce qu´il faut, c´est traduire ces engagements en mesures concrètes. Il a plaidé en faveur d´une mise en oeuvre adéquate des initiatives sur la dette et le commerce sur la base d´un partage des responsabilités et d´un renforcement du partenariat.

Ces quinze dernières années les PMA ont montré leur volonté de parvenir à la croissance économique en adoptant des réformes d´ajustement structurel. C´est au tour de la communauté internationale de soutenir leurs efforts en adoptant des mesures qui complètent leur politique et permettent d´obtenir des résultats positifs, a déclaré l´ambassadeur Nacer Benjelloun-Touimi (Maroc). En tant que Président du Comité du commerce et du développement de l´OMC, il a informé les participants sur différents aspects du Plan d´action de l´OMC. Il devrait comporter trois éléments : améliorer les conditions d´accès au marché, encourager les flux d´investissement étranger direct (IED) et assurer une coordination et une coopération entre les organisations internationales concernées par la mise en oeuvre du Plan. L´ambassadeur du Maroc a annoncé la tenue en novembre d´une réunion ministérielle sur les PMA en vue de celle de Singapour. Après Singapour, l´OMC convoquera par la suite une réunion de haut-niveau sur la collaboration et la coordination entre l´OMC, la CNUCED, le CCI, la Banque mondiale et le FMI dans la mise en oeuvre du Plan d´action en faveur des PMA.

Tout en estimant que le Plan d´action est un instrument important pour renforcer l´accès au marché, les PMA considèrent qu´en soi il ne garantit pas une expansion des exportations. Cette dernière requiert des mesures complémentaires visant à mettre en place une infrastructure physique, institutionnelle et humaine appropriée afin d´appliquer les réformes ainsi qu´une assistance technique taillée sur mesure et multidisciplinaire. Pour les PMA, cette assistance ne doit pas se limiter à la tenue de séminaires et à l´envoi d´experts mais traiter les obstacles fondamentaux qui pèsent sur leur capacité de production.

M. Grant Taplin, assistant du Directeur du FMI, a déclaré que la nouvelle initiative de la Banque mondiale et du FMI sur la dette des pays pauvres lourdement endettés a pour but de ramener le fardeau de la dette extérieure à des niveaux supportables, afin de garantir que l´ajustement et les réformes dans ces pays ne soient pas exposés aux risques qu´engendrent l´endettement. Sur les 41 pays identifiés par la Banque mondiale et le FMI comme étant des pays pauvres lourdement endettés, 29 d´entre eux sont aussi des PMA. M. Taplin a précisé qu´un pays ne pourra bénéficier de cette initiative qu´après avoir montré, via des performances économiques antérieures, sa capacité de faire bon usage de l´aide reçue. Les opérations n´impliquent pas moins de conditionnalité. Le coût de cette initiative, estimé à 5,5 milliards de dollars, sera financé par la Facilité d´ajustement structurel renforcé (FASR) du FMI, le fonds de la Banque mondiale (500 millions de dollars ont d´ores et déjà été identifiés) et les pays créanciers membres du Club de Paris qui devrait réduire la dette de 80%.

Les conférenciers ont également discuté de l´insuffisance des flux d´IED dans les PMA, malgré la mise en place de politiques libérales dans la plupart de ces pays. Selon plusieurs orateurs, pour encourager l´IED dans les PMA, les pays développés, les pays en développement plus avancés et les organisations internationales doivent unir leurs efforts. L´ambassadeur Ai Said Mchumo de la République unie de Tanzanie a cependant estimé que le problème ne tenait pas aux politiques mises en oeuvre mais aux faiblesses structurelles des PMA.




Pour plus de renseignements, veuillez contacter :
Chandra Kant Patel, Chargé du bureau du coordonnateur
Bureau spécial des pays les moins avancés, des pays en développement sans littoral et des pays en développement insulaires
T: +41 22 907 5893
F: +41 22 907 0046
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Muriel Scibilia, Attachée de presse
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