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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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LE DEVELOPPEMENT PEUT DEVENIR UNE REALITE - HALTE AU PESSIMISME
C´est par le développement des capacités de production intérieures que le commerce international pourrait contribuer à la réduction de la pauvreté

UNCTAD/PRESS/PR/2004/011
27 May 2004


EMBARGO
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électroniques avant le 27 mai 2004 17:00 TU
(1 PM New York, 19:00 Genève)

Dans son Rapport de 2004 sur les pays les moins avancés , qui paraît aujourd´hui, la CNUCED affirme que l´objectif de réduction de la pauvreté sera atteint dans les pays les moins avancés (PMA) si les capacités productives de ces pays augmentent et offrent de plus en plus d´emplois productifs à la population en âge de travailler. Cela dit, cette conception ne pourra se traduire dans les faits que si l´on accepte d´abandonner la vision pessimiste du développement.

Ce pessimisme s´articule autour de diverses considérations à savoir que les politiques de développement appliquées dans le passé et l´aide internationale pour le développement ont échoué; que les stratégies nationales de développement qui ont autrefois donné de bons résultats sont désormais rendues caduques par la libéralisation du commerce; que la mondialisation des systèmes de production rend toute stratégie nationale de développement impossible ou encore que les règles de l´OMC ne laissent pas d´espace à la promotion du développement. S´agissant des PMA, la faiblesse des capacités de l´Etat est considérée comme un argument supplémentaire renforçant le sentiment qu´il est tout simplement impossible de promouvoir le développement.

Cette vision pessimiste du développement a conduit à la thèse suivant laquelle la réduction de la pauvreté ne peut que passer par une plus forte intégration au moyen d´une libéralisation commerciale. De plus, pour ce qui est de l´aide internationale au développement, les secteurs productifs et l´infrastructure économique ont été délaissés au profit des besoins sociaux de base. Au début des années 80, 45 % de l´aide bilatérale promise par les pays développés aux PMA servaient à développer les secteurs pro1ductifs et l´infrastructure économique mais, en 2000-2002, ce chiffre était tombé à 23 %. En valeur réelle, l´aide extérieure à l´agriculture des PMA dans les années 90 avait diminué de moitié par rapport à son niveau des années 80. De plus, les engagements d´aide en faveur des infrastructures liées au commerce (par définition les transports, le stockage et les communications) ont, en valeur réelle, diminué de 43 % par habitant entre 1990 et 2001.

Le Rapport affirme qu´il est illusoire de penser que la pauvreté de masse caractérisant la plupart des PMA peut diminuer par le seul effet d´une intégration globale et d´une expansion commerciale. La part du commerce dans le PIB des PMA est déjà plus grande qu´elle ne l´est dans les pays à revenu élevé membres de l´OCDE et nombreux sont les PMA qui ont dans les années 90 entrepris une libéralisation commerciale poussée, se trouvant par là même dotés d´un régime commercial ouvert (voir le communiqué UNCTAD/PRESS/PR/2004/010). L´investissement et le progrès technologique sont le moteur d´une croissance économique durable qui permettra de réduire notablement la pauvreté dans les PMA. Le commerce international en est le carburant. En cas de panne sèche, le moteur s´arrêtera, mais si des pièces manquent, il ne fonctionnera pas, quelle que soit la quantité de carburant injectée.

Le principal défi que la plupart des PMA doivent maintenant relever avec le soutien de leurs partenaires de développement est de trouver le moyen de promouvoir le développement et de réduire la pauvreté de manière durable alors que leur économie, récemment libéralisée, a une faible envergure et se trouve encore à un niveau de subsistance face à un système économique international dont la libéralisation est très asymétrique. Bien que le développement post-libéral représente un défi majeur pour la plupart des PMA, cela ne devrait pas conduire à une vision pessimiste du développement. L´un des plus grands succès de la seconde moitié du XXe siècle a été d´arracher des millions de personnes à la misère grâce à des mesures en faveur du développement. De surcroît, cette amélioration se poursuit aujourd´hui en Chine et en Inde. La question est de savoir comment faire pour que d´autres pays en développement, les PMA en particulier, en profitent eux aussi.

La cohérence des politiques est nécessaire

Le Rapport préconise une approche du développement permettant de faire du commerce international un instrument efficace de lutte contre la pauvreté. Cette approche repose sur trois piliers:

  • L´élaboration et l´application dans les PMA de stratégies de développement post-libérales qui font du commerce l´une de leurs principales composantes;
  • Des améliorations à apporter au régime commercial international, y compris sur des points qui se situent hors du cadre de l´OMC, afin de réduire les contraintes internationales qui pèsent sur le développement des PMA;
  • Une augmentation de l´assistance financière et technique fournie par la communauté internationale afin de développer les capacités productives et commerciales des PMA.

La réussite ne sera au rendez-vous que s´il existe une cohérence des politiques qui rend ces trois piliers complémentaires. Tout comme les moyens à mettre en oeuvre pour que le commerce devienne un mécanisme plus efficace de lutte contre la pauvreté, cette cohérence entre les politiques nationales de développement et les processus internationaux sera le thème central de la onzième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED XI), qui se tiendra à Sao Paulo du 13 au 18 juin 2004.

Le Rapport affirme que si cette approche tridimensionnelle bénéficie de ressources adéquates et est appliquée sans restriction aux niveaux national et international, il est possible d´envisager une croissance économique soutenue et une multiplication des emplois productifs dans les PMA. Ainsi que le préconisaient, dans l´"Esprit de Monterrey", les chefs d´Etat participant à la Conférence des Nations Unies sur le financement du développement en 2002, l´objectif devrait être de doubler la taille de l´économie des pays les plus pauvres. Sinon, prédit le Rapport, des millions de personnes continueront à vivre en dessous du seuil international de pauvreté, c´est-à-dire avec moins d´un dollar par jour, et en deçà des normes minimales internationales de développement humain ; les conflits civils, fréquents dans les pays à faible revenu qui se trouvent en état de régression ou de stagnation économique, continueront à bouleverser la vie et les moyens d´existence des populations, menaçant la sécurité tant internationale que nationale; et l´aide internationale sera de plus en plus absorbée par des opérations successives d´allégement de la dette, des urgences humanitaires à répétition et des transferts sociaux globaux dans le but d´instaurer des conditions de vie minimales conformes avec la dignité de l´être humain.

Premier pilier : des stratégies de développement post-libérales

La proposition formulée dans le Rapport ne s´appuie pas sur un retour en arrière. Elle part du fait que beaucoup de PMA pratiquent un régime commercial ouvert. Le premier grand aspect qui oblige à conduire une réflexion novatrice concerne le choix d´une stratégie de développement post-libérale.

Ce choix est un élément déterminant essentiel de la réduction de la pauvreté parce qu´il a une incidence sur des facteurs tels que l´absorption de la main d´oeuvre dans le secteur moderne, l´ampleur de l´écart des revenus entre zones rurales et zones urbaines et le degré d´inégalité des revenus à l´intérieur des secteurs. Au moment présent, les documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) - où figurent les actions gouvernementales à mener en priorité sur une période de trois ans - ne sont pas ancrés dans une stratégie de développement à long terme. De fait, il s´agit non pas simplement d´intégrer le commerce dans une stratégie de réduction de la pauvreté, mais d´intégrer à la fois le commerce et le développement dans une telle stratégie.

La stratégie implicite des DSRP préparés par de nombreux PMA semble être celle d´une "croissance à visage humain tirée par les exportations". Cette stratégie hybride combine une croissance tirée par les exportations, reposant sur des mesures de libéralisation du commerce et des mesures "autres qu´à la frontière" en vue de réduire les contraintes internes qui pèsent sur les exportations (telles que coûts de transaction élevés, faiblesse des mesures de facilitation du commerce et des infrastructures productives), avec la mise en place de filets de protection sociale et l´engagement d´investissements dans l´éducation et les soins de santé de base, principalement financés par les donateurs. Mais dans le cas des PMA, une croissance tirée par les exportations a tendance à s´apparenter à une croissance marquée par l´exclusion et la concentration des avantages au profit d´un tout petit nombre de personnes (voir UNCTAD/PRESS/PR/2004/010).

Le Rapport de la CNUCED propose diverses stratégies de développement post-libérales:

  • Une stratégie garantissant une croissance équilibrée, fondée sur l´augmentation de la productivité agricole et l´accélération de l´industrialisation par les exportations.
  • Une stratégie d´industrialisation sous l´impulsion du développement de l´agriculture -grâce à des investissements dans les infrastructures et des progrès techniques liés à l´agriculture associés en aval à des activités de transformation - avec une composante exportations.
  • Un développement ou une diversification au moyen des recettes provenant du secteur minéral.
  • Le développement de pôles de production s´appuyant sur l´exploitation des ressources naturelles.
  • Une stratégie de développement axée sur l´emploi comprenant la promotion de biens marchands compétitifs, de biens non marchands à forte intensité de main d´oeuvre et d´innovations technologiques permettant d´économiser de la main d´oeuvre dans des activités essentiellement de subsistance.

L´accroissement des exportations est une composante importante de toutes ces stratégies qui ont toutefois pour objet d´adapter cet accroissement aux objectifs nationaux de développement plutôt que d´en faire la principale source de croissance économique. Ces stratégies reposent donc sur un plus grand équilibre entre la demande intérieure et l´expansion des exportations, qui l´une et l´autre concourent au développement de l´activité économique, que ne le font les stratégies de croissance tirée par les exportations.

L´existence d´un régime commercial ouvert ne signifie pas que le laissez-faire doit s´instaurer également dans l´économie nationale. Bien au contraire, la lutte contre le sous-développement s´assortit nécessairement de politiques nationales qui remédient aux distorsions internes, aux défaillances du marché et aux absences de coordination, particulièrement nombreuses dans les pays très pauvres. Les politiques des pouvoirs publics devraient faire appel aux mécanismes de soutien des marchés dont le but est de créer des débouchés, de les développer et d´en accélérer l´expansion. Il est de la plus haute importance de fournir des biens publics permettant de pallier les actuelles lacunes et insuffisances des secteurs productifs des PMA. Dans tous ces pays, il faudrait également consacrer de nouveaux investissements à l´amélioration de la capacité d´absorption des technologies importées et des nouvelles techniques de production. Il faut s´employer avec la plus grande énergie à développer le secteur des entreprises nationales, qui est davantage axé sur la production que sur le simple échange, et privilégier en particulier les petites et moyennes entreprises. Il faut également concevoir de nouvelles approches du développement agricole adaptées au marché afin de combler le vide créé par le démantèlement des anciens offices de commercialisation des produits de base.

Deuxième pilier : un régime de commerce international propice au développement

En l´absence d´améliorations apportées au régime de commercial international pour réduire les contraintes qui pèsent sur le développement des PMA, les effets positifs du perfectionnement des stratégies nationales de développement ne pourront se faire sentir. Cela suppose que l´on considère non seulement les règles de l´OMC mais aussi les normes, règles et pratiques multilatérales qui débordent le champ d´action de l´OMC. Les améliorations concerneraient: i) les mesures de portée mondiale qui sont généralement applicables à tous les pays en développement, ii) les mesures internationales d´appui spécialement axées sur les PMA, et iii) le renforcement de la coopération Sud-Sud.

Mesures généralement applicables - Il faut accorder une plus grande attention à la relation entre la dépendance vis-à-vis des produits de base et l´extrême pauvreté, qui demeure la principale lacune de l´approche internationale actuellement préconisée pour réduire la pauvreté. Les priorités dans ce contexte sont au nombre de trois :

  • Cessation rapide par étapes, dans les pays membres de l´OCDE, des mesures de soutien de l´agriculture qui portent atteinte aux PMA. Le Rapport mentionne, parmi les principaux produits qui bénéficient d´un soutien dans les pays développés mais qui sont importants pour les pays les moins avancés, le bœuf, le blé, le coton, les haricots, le maïs, les pommes de terre, le riz, le sorgho, ainsi que le sucre et le veau.
  • Mise en œuvre d´initiatives visant à assurer une plus grande transparence, au niveau international, des recettes provenant du pétrole, du gaz et de l´exploitation des minéraux. En 1999-2001, les industries extractives ont généré 38 % des exportations des PMA, et au cours des deux dernières décennies l´incidence de la pauvreté a augmenté dans la plupart des PMA exportateurs de minéraux.
  • Initiatives visant à réduire la vulnérabilité aux brusques variations de prix des produits de base, notamment en imprimant à l´aide un caractère plus anti-cyclique et en établissant un lien entre le service de la dette et les cours mondiaux de ces produits. Ces brusques variations, qui sont importantes non seulement parce qu´elles ont une incidence directe sur la pauvreté mais aussi parce qu´elles ralentissent la croissance économique et l´investissement, ont contribué à l´endettement extérieur des PMA.

Mesures internationales d´appui spécialement axées sur les PMA - Le traitement spécial et différencié prévu dans le cadre du système commercial multilatéral devrait être mieux ciblé et cesser d´être une méthode de bonnes pratiques pour devenir une règle ayant force obligatoire. Il faut également redoubler d´efforts pour simplifier la procédure d´accession des PMA à l´OMC et faire en sorte que les PMA qui deviennent membres de l´OMC ne soient pas obligés de renoncer à des droits dont jouissent les autres PMA membres de l´OMC. Le Rapport fait également valoir que les préférences en matière d´accès aux marchés peuvent encore beaucoup aider les pays les moins avancés à surmonter leur marginalisation dans le commerce mondial, mais il est indispensable de les améliorer, notamment en augmentant le nombre des produits visés, en simplifiant les règles d´origine et en leur conférant une plus grande stabilité et prévisibilité.

Dès lors que la libéralisation commerciale multilatérale s´accentuera, les préférences en matière d´accès aux marchés disparaîtront progressivement et la principale mesure d´économie de marché permettant d´apporter un soutien aux PMA en sera compromise. D´où l´importance d´envisager des mesures internationales d´appui complémentaires. Une possibilité serait d´appliquer ce que la CNUCED appelle des "préférences à la production", qui passent par des incitations budgétaires et financières, y compris pour l´atténuation des risques, en vue de promouvoir les investissements étrangers directs et le transfert de technologie dans les PMA, ainsi que par une aide publique au développement visant à réduire le coût des investissements privés et les risques dans ces pays.

Renforcement de la coopération Sud-Sud dans les domaines du commerce et de l´investissement - Entre 1989 et 2002, la part des importations des PMA en provenance d´autres pays en développement est passée de 32 à 56 %, mais au cours de la même période celle de leurs exportations à destination d´autres pays en développement a moins progressé, passant de 15 à 34 %. Le développement du commerce Sud-Sud a été impressionnant, affirme la CNUCED. Cependant, le déficit commercial des PMA vis-à-vis des autres pays en développement a quasiment triplé, passant de 5,5 milliards de dollars en 1990 à 15,6 milliards en 2002. Cette détérioration doit être enrayée.

Troisième pilier : Amélioration de l´assistance financière et technique internationale afin de développer les capacités productives et commerciales

Des investissements massifs sont indispensables pour renforcer les capacités productives et commerciales des PMA et améliorer leur compétitivité. Or, ces pays ne peuvent mobiliser que peu de ressources financières intérieures à cet effet. L´accroissement de l´assistance financière et technique internationale destinée au développement des capacités productives et commerciales doit également s´accompagner d´un renforcement de l´efficacité de cette assistance. La récente base de données OMC/OCDE sur l´aide destinée à l´assistance technique et au renforcement des capacités relatives au commerce fait apparaître qu´en 2002 les promesses d´aide en faveur des politiques et réglementations commerciales et du développement du commerce atteignaient seulement 0,5 % et 1,5 %, respectivement, du montant total des engagements d´aide. C´est trop peu, affirme la CNUCED.

La reprise de l´aide internationale aux PMA à la suite de la réunion de Monterrey sur le financement du développement doit être amplifiée et devrait aussi s´accompagner d´une réorientation de la composition de l´aide afin qu´elle serve de nouveau à renforcer les capacités productives et commerciales. Il est également très souhaitable de faciliter un plus large recours à l´aide en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) pour le développement des secteurs productifs et du commerce, et faire en sorte que les nouveaux allégements de la dette - qui sont indubitablement nécessaires - cadrent bien avec le développement des capacités productives et commerciales.

Les partenaires de développement des PMA se trouvent confrontés à trois problèmes particuliers en vue d´améliorer l´efficacité de l´aide au développement des capacités productives et commerciales. Tout d´abord, les objectifs de développement que les pays développés se sont fixés en leur qualité de bailleurs de fonds se confondent dans une certaine mesure avec leurs intérêts commerciaux en tant que puissances commerciales. Il importe que cet état de fait n´influe pas sur l´aide destinée au développement du commerce. A ce titre, le déliement de l´aide apportée aux PMA, qui connaît un net progrès, offre une occasion particulièrement importante de changer les mentalités. Deuxièmement, il faut de toute urgence renforcer les capacités des pays donateurs de fournir une assistance technique relative au commerce. Il est tout aussi important et urgent d´intégrer le commerce dans les programmes d´aide que dans les stratégies nationales de lutte contre la pauvreté. Enfin, les partenaires de développement des PMA doivent élaborer, pour favoriser l´expansion du secteur privé dans les PMA, des approches novatrices qui devront s´inscrire dans le cadre d´une large action visant à renforcer les capacités dans le domaine du commerce. Des politiques d´aide post-libérales doivent venir compléter les stratégies de développement post-libérales.

Note:

Le rapport sur les pays les moins avancés 2004 - Commerce international et réduction de la pauvreté (Numéro de vente : E.04.II.D.27, ISBN 92-1-112581-2) peut être obtenu au prix de US$40, et au prix préférentiel de US$18 dans les pays en développement et dans les pays en transition, auprès du Service des publications de l´Organisation des Nations Unies, Two UN Plaza, Bureau DC2-853, Dept. PRES, New York, NY 10017, USA, tel: +1 800 253 9646 or +1 212 963 8302, fax: +1 212 963 3489, publications@un.org, ou auprès de la Section des Ventes et de la Commercialisation, Bureau E-4, Palais des Nations, CH-1211 Genève 10, Suisse, tel: +41 22 917 2614, fax: +41 22 917 0027, unpubli@unog.ch or www.un.org/publications




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