unctad.org | PROGRESSION RAPIDE DES INVESTISSEMENTS À L’ÉTRANGER ET DES ACTIVITÉS TRANSNATIONALES DES ENTREPRISES DES PAYS EN DÉVELOPPEMENT
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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PROGRESSION RAPIDE DES INVESTISSEMENTS À L’ÉTRANGER ET DES ACTIVITÉS TRANSNATIONALES DES ENTREPRISES DES PAYS EN DÉVELOPPEMENT

UNCTAD/PRESS/PR/2005/018
30 May 2005

La CNUCED constate que les entreprises des pays en développement - en particulier en Asie ? se comportent comme celles des pays industrialisés en investissant sur les marchés étrangers à un rythme plus rapide que prévu et en développant leurs activités à l´étranger afin de tirer parti des coûts moindres de la technologie, du travail et de la production.

Les investissements étrangers directs (IED) des pays émergents ont été plus importants qu´on ne le pensait, atteignant un stock de 929 milliards de dollars en 2003, selon les statistiques de la CNUCED (tableau 1). Par ailleurs, ils progressent beaucoup plus vite que ceux des pays développés. Le nombre de pays émergents ayant communiqué des statistiques sur ce type d´investissement est passé de 70 en 1985 à 122 en 2003 (tableau 2). Certains d´entre eux sont devenus des investisseurs extérieurs importants ? devançant certains pays développés, en particulier si l´on rapporte les flux d´IED à la formation brute de capital fixe (tableaux 3 et 4). En outre, les pays émergents sont désormais plus nombreux à encourager leurs entreprises à développer leurs activités transnationales en vue d´accroître leur compétitivité. Ces entreprises s´efforcent de tirer parti de la division internationale du travail et, ce faisant, de renforcer le développement économique du pays. Les conditions d´investissement à l´étranger s´améliorent et davantage d´entreprises de pays émergents ont la possibilité de se développer à l´international, selon la CNUCED.

Le stock d´IED des pays émergents a été multiplié par 7 entre 1990 et 2003, passant de 131 à 929 milliards de dollars, alors que celui des pays développés s´est vu multiplié par 3,5. La part des pays émergents dans le stock mondial d´IED est passée de 7 % en 1990 à plus de 11 % en 2003. Le stock des pays émergents provenait d´Asie, à hauteur de 68 % environ, puis d´Amérique latine (20 %), des pays en transition (8 %) et d´Afrique (4 %).

L´Asie joue un rôle prépondérant dans les flux d´IED (fig. 1). Hong Kong, la République de Corée, la Malaisie et Singapour notamment sont aujourd´hui des investisseurs confirmés tandis que d´autres pays tels que le Brésil, la Chine, l´Inde et le Mexique commencent à compter. De nouveaux investisseurs comme la Chine, l´Iran, l´Égypte, le Nigéria, l´Afrique du Sud, la Thaïlande, la Turquie et les Émirats arabes unis disposent du potentiel pour devenir des investisseurs importants dans leur région et dans le reste du monde. L´Asie est prédominante dans le classement des 50 premières sociétés transnationales (STN) de pays en développement (en termes d´actifs à l´étranger), avec 32 entreprises. Hong Kong est au premier rang avec 11 entreprises, suivi de Singapour (9). Ces 50 STN sont spécialisées dans un large éventail de produits allant du matériel électrique et électronique aux denrées alimentaires et aux boissons en passant par les ressources naturelles.

Cette évolution récente illustre l´internationalisation des entreprises des pays émergents, mesurée par la part des actifs, du chiffre d´affaires et des effectifs à l´étranger des 50 premières STN (fig. 2). La part des actifs et des emplois à l´étranger de ces STN est comparable à celle des 100 plus grandes STN mondiales (classées en fonction de leurs actifs à l´étranger). Les entreprises asiatiques figurant dans les 50 premières STN sont beaucoup plus transnationales que leurs homologues latino-américaines. Les STN africaines, elles aussi, sont relativement internationalisées, mais elles proviennent toutes d´Afrique du Sud. Les entreprises d´Europe centrale et orientale ne se sont engagées que récemment sur cette même voie. Celles-ci et d´autres n´entrant pas dans le classement des 50 premières STN, jouent un rôle croissant par l´établissement de liens entre les systèmes nationaux de production, améliorant ainsi leur compétitivité par l´acquisition de portefeuille d´actifs géostratégiques.

Les entreprises des pays émergents investissent à l´étranger pour accroître leur compétitivité à l´exportation, développer leurs marchés, avoir accès aux ressources et à la technologie, tirer profit d´une main-d´œuvre moins chère et accroître leurs capacités de R-D. Certaines acquièrent des marques internationales connues et signent des alliances stratégiques avec des entreprises d´autres pays pour devenir des acteurs mondiaux. On peut citer, par exemple, l´acquisition de la division PC d´IBM par Lenovo (Chine), la fusion de TCL (Chine) avec la branche téléviseurs et DVD de Thomson (France) et l´acquisition de Tetley Tea (Royaume-Uni) par Tata Tea (Inde). Les IED des pays émergents contribuent aussi à renforcer la coopération Sud-Sud car ils sont réalisés en grande partie dans d´autres pays émergents. Les STN de ces pays investissent dans tous les secteurs: ressources naturelles, industrie et services.

Les IED des pays émergents font l´objet d´une attention croissante sur le plan international. La CNUCED, le Ministère du développement, de l´industrie et du commerce extérieur du Brésil et la Fondation Dom Cabral (FDC) organisent conjointement un séminaire intitulé "acteurs mondiaux des marchés émergents: le cas du Brésil", le 30 mai 2005 à São Paulo. Des cadres du secteur privé, des décideurs et des experts examineront les questions liées à l´internationalisation des sociétés brésiliennes et à ses répercussions (1).


ANNEXES

Tableaux et graphiques

Table 1. Outward FDI stock, selected regions and economies, 1990, 2003 (Millions of dollars)

Table 1. Outward FDI stock, selected regions and economies, 1990, 2003 (Millions of dollars)

Table 2. Emerging markets: OFDI flows, by range and economy, 1985 and 2003

Table 2. Emerging markets: OFDI flows, by range and economy, 1985 and 2003

Table 3. The top 15 emerging markets in terms of FDI outflows, 1983-1989, 1993-1995 and 2001-2003 (Billion of dollars)

Table 3. The top 15 emerging markets in terms of FDI outflows, 1983-1989, 1993-1995 and 2001-2003 (Billion of dollars)

Table 4. FDI outflows as percentage of gross fixed capital formation, selected economies, 1983-2003 (Per cent)

Table 4. FDI outflows as percentage of gross fixed capital formation, selected economies, 1983-2003 (Per cent)

Figure 1. Emerging markets: outwards FDI flows by region, 1985-2003 (Billion of dollars)

Figure 1. Emerging markets: outwards FDI flows by region, 1985-2003 (Billion of dollars)

Figure 2. Comparison of the foreign share of the top 100 TNCs, the 50 largest TNCs based in developing countries and regions, and the 25 largest TNCs based in Central and Eastern Europe, 2002 (Per cent)

Figure 2. Comparison of the foreign share of the top 100 TNCs, the 50 largest TNCs based in developing countries and regions, and the 25 largest TNCs based in Central and Eastern Europe, 2002 (Per cent)




Annotations

1. Pour un examen des investissements étrangers directs du Brésil, voir la note de la CNUCED intitulée Outward FDI from Brazil: poised to take off (UNCTAD/WEB/ITE/IIA/2004/16), 7 décembre 2004, et le communiqué de presse de la FDC sur les investissements étrangers directs du Brésil (http://www.fdc.org.br/parcerias/upload/outros/investimento brasileiro direto no exterior.doc ).






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Le Service de presse de la CNUCED
T: +41 22 917 58 28
E: unctadpress@unctad.org
Web: www.unctad.org/press
ou
K.P. Sauvant
T: +41 22 917 5707
E: karl.sauvant@unctad.org
ou
K.H. Wee
E: kee.hee.wee@unctad.org
ou
T. Goulart (Fundação Dom Cabral, São Paulo)
T:+55 31 3589 7346 or +55 31 9959 5853
E: teresa@fdc.org.br



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