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La CNUCED, les milieux d’affaires, les pouvoirs publics et la société civile unissent leurs efforts pour élaborer les meilleures stratégies à l’appui du commerce électronique inclusif

UNCTAD/PRESS/IN/2017/005
Genève, Suisse, (09 mai 2017)

​Mettre à la portée d’un plus grand nombre de pays les possibilités multiples qu’offre le commerce électronique dans le domaine du développement. Tel est le message qui a été répété tout au long de l’édition 2017 de la semaine du commerce électronique, qui était accueillie par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Cette manifestation, qui avait pour thème le commerce électronique inclusif, a réuni du 24 au 28 avril 2017, à Genève, plus de 900 participants de 99 pays, qui représentaient des gouvernements et des organisations internationales, ainsi que le secteur privé et la société civile.

Comme l’ont constaté les participants, il y a bien des défis à relever, tels que les infrastructures, la cybercriminalité, le manque de confiance dans Internet et le commerce électronique et la participation de tous, y compris des femmes, des jeunes, des entreprises rurales et des pays les moins avancés (PMA). La semaine du commerce électronique, qui a rassemblé des experts faisant partie des milieux d’affaires, des pouvoirs publics, de la jeunesse, de la communauté internationale et de la société civile, a permis de réfléchir aux stratégies concrètes à mettre en œuvre pour surmonter ces défis et aller de l’avant.

« La troisième édition de la semaine du commerce électronique a permis de démontrer de manière indubitable que le pouvoir mobilisateur de l’ONU et les partenariats judicieux peuvent faire naître un sens partagé des responsabilités, des engagements et des résultats », a constaté le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi. « Nous regardons tous vers l’avenir en étant fermement convaincus qu’ensemble, nous parviendrons à influer sur la manière dont le commerce électronique favorise la prospérité de tous. »

Pour M. Kituyi, « le commerce électronique peut offrir de nouvelles possibilités aux jeunes chefs d’entreprise et aux populations des pays en développement, en donnant lieu non pas indirectement, mais directement, à des actions ciblées destinées à assurer la participation de tous et à donner des moyens d’agir ».

La semaine du commerce électronique a démarré par une séance consacrée à la cybersécurité et à la cybercriminalité, deux problèmes de taille qui mettent en péril l’économie numérique.

« Les gens, en particulier les femmes et les filles, ne se sentent pour la plupart pas en sécurité en ligne, ce qui prouve qu’il n’y a pas de cadre ou d’outils juridiques qui permettent de rendre l’environnement électronique aussi sûr que l’environnement non électronique », a fait observer la Ministre d’État pakistanaise des technologies de l’information et des télécommunications, S. E. Mme Anusha Rahman Khan, se référant à une enquête conjointe d’Ipsos, du CIGI et de la CNUCED publiée durant la semaine du commerce électronique.

Toujours durant la semaine du commerce électronique, le Groupe des amis du commerce électronique au service du développement a tenu sa première réunion ministérielle, durant laquelle il s’est penché sur le rôle du commerce, notamment du commerce électronique, dans les pays en développement. Les ministres des pays membres du Groupe ont proposé un plan d’action comportant sept priorités pour un développement économique durable.

Selon la Ministre argentine des affaires étrangères, Susana Malcorra, ce plan d’action marque une étape importante dans les préparatifs de la onzième Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, qui se tiendra en décembre à Buenos Aires, et permettra certainement de guider le débat sur l’issue de cette réunion et les résultats attendus au-delà.

Le deuxième jour de la semaine du commerce électronique, M. Kituyi a présidé la présentation de la nouvelle plateforme d’information « Commerce électronique pour tous » aux côtés de trois ministres, de quatre ambassadeurs et de quatre chefs de secrétariat d’organisations. Hébergée sur le site Etradeforall.org, cette plateforme établit des liens entre les partenaires, les bénéficiaires et les donateurs pour rendre le commerce électronique plus inclusif. Elle facilite l’accès des pays en développement aux ressources qui leur permettent de faire avancer leur préparation au commerce électronique. En outre, la plateforme comprend une rubrique consacrée aux nouvelles et événements à venir, contient des éléments de fond (données et travaux de recherche) sur le commerce électronique et l’économique numérique, et donne de nouvelles possibilités d’apprentissage grâce au partage des meilleures pratiques.

Lors d’un débat de haut niveau qui s’est tenu dans l’après-midi du deuxième jour, le Conseiller spécial de la CNUCED pour les jeunes chefs d’entreprise, Jack Ma, a encouragé les décideurs à mettre en place des conditions favorables permettant aux petites entreprises et aux jeunes de participer avec succès au commerce électronique. « Le commerce électronique crée des emplois et offre des possibilités aux jeunes chefs d’entreprise dans les pays en développement », a dit M. Ma, qui est également le fondateur du groupe Alibaba. « J’encourage les jeunes chefs d’entreprise et aspirants chefs d’entreprise à faire preuve de courage et à tirer parti du changement et des nouvelles technologies. »

Plus de 450 jeunes du monde entier ont participé à la semaine du commerce électronique, que ce soit sur place ou par Internet. « Le marché de l’emploi est en pleine mutation partout dans le monde sous l’effet de tendances économiques génératrices de perturbations, et nous, les jeunes, sommes plus que quiconque conscients que nous devons être préparés à cela », ont déclaré les intéressés à la séance de clôture de la semaine du commerce électronique. « La modernisation du système d’enseignement public dans les pays en développement est une priorité. »

Le troisième jour de la semaine du commerce électronique, les intervenants ont abordé la question de la protection des consommateurs sur Internet et examiné les moyens de faire en sorte que les marchés numériques soient durables et inclusifs. Ils ont recensé les domaines nécessitant des améliorations, qui sont notamment les cadres nationaux et régionaux de protection des consommateurs et les capacités institutionnelles.

« Pour que le succès de l’économie numérique ne se démente pas, il faudra que les gens aient suffisamment confiance dans les outils de commerce électronique pour les intégrer dans leur quotidien », a estimé la Directrice générale de Consumers International, Amanda Long. « La protection des consommateurs et le renforcement de leur pouvoir favorisent la confiance et devraient donc être déterminants dans le choix d’un meilleur environnement numérique. »

Durant la semaine du commerce électronique, les différents intervenants ont aussi traité du commerce électronique sous l’angle du genre. Ils ont constaté l’existence, entre les hommes et les femmes, non seulement d’un fossé numérique, mais aussi d’un fossé sur les marchés.

De l’avis de la Directrice exécutive du Centre du commerce international, Arancha Gonzalez, « que ce soit dans le domaine de l’informatique, de la logistique ou du marketing, nous devons faire en sorte que les femmes aient les connaissances et les compétences nécessaires pour participer au commerce électronique. ».

Le débat sur la question a mis en évidence le fait que, pour être à même de participer au commerce électronique, les femmes chefs d’entreprise doivent non seulement avoir accès à des technologies peu onéreuses, mais aussi renforcer leurs compétences informatiques et commerciales, ainsi que leur accès aux financements et aux marchés d’exportation. Évoquant le lancement du site etradeforall.org, les intervenants ont suggéré de mettre en place un réseau de participantes au commerce électronique dans les pays en développement.

Plusieurs intervenants se sont penchés sur la question des moyens de mesurer le commerce électronique. Une recommandation visant à améliorer la collecte des données sur le commerce électronique consiste à mettre davantage à profit les enquêtes sur l’activité économique et les déclarations en douane.

Les questions ci-après ont aussi été examinées : le rôle des micro-, petites et moyennes entreprises (MPME) ; le commerce électronique et la logistique commerciale, et l’importance d’aider les PMA à combler leur retard dans le domaine de l’économie numérique. Comme suite à la publication des évaluations de l’état de préparation du Cambodge et du Bhoutan au commerce électronique et aux excellentes réactions qu’elles ont suscitées, le Cadre intégré renforcé et l’Allemagne se sont engagés à fournir de nouveaux fonds pour financer les évaluations d’autres pays, dont le Libéria et le Samoa.

L’heure est résolument à la prise de décisions capitales concernant l’avenir du commerce électronique, mais cela n’est que le commencement. Des défis se posent encore pour améliorer la participation des pays en développement au commerce électronique, et la seule solution pour les relever est d’œuvrer ensemble et de réfléchir aux moyens judicieux et innovants d’accompagner efficacement la transition numérique. La semaine du commerce électronique a été perçue comme une excellente occasion d’examiner cette question ; la prochaine étape consiste à traduire en actions sur le terrain les nombreuses idées centrales qui ont été formulées.

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