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L’ONU souligne le rôle essentiel de la science, de la technologie et de l’innovation dans la réalisation des objectifs de développement durable
Les femmes scientifiques doivent participer davantage à la prise de décisions et aux programmes de développement durable

UNCTAD/PRESS/IN/2017/007
Genève, Suisse, (15 mai 2017)

À la clôture de la vingtième session de la Commission de la science et de la technique au service du développement (CSTD), le soir du 12 mai, les pays ont réaffirmé le rôle de chef de file de la Commission au sein du système des Nations Unies pour la science, la technologie et l’innovation (STI) au service du développement.

La Commission a constaté que de nombreuses disparités subsistent en matière de technologie et de développement. Les disparités hommes-femmes ont été soulignées en particulier, les pays appelant l’attention sur celles qui existent actuellement dans le numérique et dans la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques, et recommandant certaines grandes options qui aideraient les pays et la communauté internationale à remédier progressivement aux disparités hommes-femmes dans la science et la technologie.

Son Altesse Royale Nisreen El-Hashemite, Directrice exécutive du Royal Academy of Science International Trust et Présidente de la Women in Science International League, a souligné qu’il est d’une importance décisive de renforcer le rôle des femmes dans le domaine scientifique pour accomplir les objectifs de développement durable (ODD) et qu’il faut « garantir l’égalité et la pleine participation des femmes scientifiques à la prise de décisions et aux programmes de développement durable ».

Au cours des cinq journées de débat, les pays ont préconisé d’approfondir la coopération internationale pour réduire la faim à zéro d’ici à 2030, étendre les avantages et les bénéficiaires de la science et de la technologie, et renforcer les capacités aux niveaux national et mondial pour progresser dans la réalisation des objectifs de développement durable. À cet égard, la Chine a proposé de soutenir un programme de renforcement des capacités portant sur le développement, la planification et l’application des politiques de STI et le parrainage de jeunes scientifiques de pays en développement pour se former en Chine.

La Directrice de la Division de la technologie et de la logistique de la CNUCED, Mme Shamika N. Sirimanne, a souligné que « la science, la technologie et l’innovation ont été, avec le commerce, les principales forces de progrès dans le monde au cours des dernières années pour ce qui est de la croissance, de la réduction de la pauvreté et du développement humain en général », ajoutant que « la Commission offre à tous les pays un cadre pour examiner la façon dont ils peuvent tirer parti collectivement des technologies pour le développement durable tout en limitant les risques et les difficultés connexes ».

La vingtième session a mis en évidence les liens multiples qui existent entre les activités de STI et les ODD, particulièrement en ce qui concerne la sécurité alimentaire et l’innovation durable et inclusive.

Le Président de la session, M. Ruijun Wang, a déclaré que « les objectifs de développement durable sont ambitieux, pluridimensionnels et interdépendants. Ils ne peuvent être atteints sans une application efficace, judicieuse et inclusive de la science, de la technologie et de l’innovation ».

La politique agricole, l’un des principaux sujets des débats, est des plus importantes pour soutenir l’action en faveur d’un développement durable et inclusif. La Commission a examiné un large éventail de technologies nouvelles et naissantes qui peuvent aider à parvenir à la sécurité alimentaire et à améliorer la nutrition, dont la biologie de synthèse, l’intelligence artificielle, les mégadonnées, la robotique et l’impression tridimensionnelle.

La Commission a fait valoir que tirer parti de la science et de la technologie pour la sécurité alimentaire nécessite une démarche plurisectorielle et pluridisciplinaire fondée sur une collaboration sans précédent associant des acteurs des populations agricoles locales, du secteur privé, du secteur public, de la société civile, du monde universitaire et de la communauté scientifique et technique.

Il est communément admis que la mise en place d’écosystèmes novateurs pour l’agriculture doit puiser dans des talents et des innovations qui proviennent non seulement des départements et des instituts de recherche agricoles, mais aussi des centres d’excellence dans les domaines de l’informatique, de la télédétection, de l’intelligence artificielle et du génie génétique.

La Commission a élaboré des recommandations ciblées à l’intention des organes de l’ONU et des décideurs nationaux qui évoquent notamment la nécessité d’évaluer les technologies et de mettre en place des mécanismes de prévoyance, d’élargir le cadre des politiques de la science, de la technologie et de l’innovation, et d’examiner de nouveaux mécanismes de financement innovants.

La Commission a aussi évoqué la nécessité de politiques et de mesures nationales de STI qui tiennent compte des aspects économiques, sociaux et environnementaux du développement. Cette question a été particulièrement mise en avant lors des exposés et des débats sur les examens de la politique nationale de STI de la République islamique d’Iran et du Rwanda réalisés par la CNUCED.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont devenues un facteur de transformation important en matière de développement économique et social. Le potentiel des TIC pour ce qui est d’opérer un bond technologique, de promouvoir un développement plus inclusif et d’intégrer le contexte socioéconomique et politique des pays met en relief la nécessité d’investissements privés et d’un entreprenariat tiré par l’innovation dans ce secteur.

La Commission a aussi réaffirmé sa conception d’une société de l’information inclusive qui soit centrée sur l’être humain et tournée vers le développement, et a préconisé d’accorder un soutien accru à l’accès universel aux TIC (le large bande figurant au premier rang des priorités) et au développement de l’administration en ligne et de politiques de TIC favorables aux pauvres. Les pays ont reconnu l’importance du commerce électronique pour les pays en développement, salué l’initiative « Commerce électronique pour tous » de la CNUCED et invité les pays et les organisations internationales à continuer d’élaborer des méthodes pour les statistiques et les indicateurs des TIC.

Par la suite, afin d’aider les pays à évoluer vers une durabilité et une résilience accrues, la Commission prévoit d’étudier le rôle que peuvent jouer la science, la technologie et l’innovation pour garantir l’accès de tous à une énergie abordable, fiable, durable et moderne.

À sa vingt et unième session, la Commission examinera aussi la façon dont les pays en développement et les pays développés peuvent renforcer leurs compétences numériques pour tirer parti des technologies en vue du développement durable.

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