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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Léger recul de l’investissement en Asie de l’est et du sud-est
Les pays à revenu inférieur, nouveau pôle d’attraction pour les investissements à forte intensité de main-d’œuvre

EMBARGO
Le contenu de ce communiqué et du présent Rapport ne doit pas être cité ni résumé par la presse écrite, la radio, la télévision et les médias électroniques avant le 26 juin 2013, 17:00

UNCTAD/PRESS/PR/2013/030
Genève, Suisse, (25 juin 2013)
Selon le nouveau rapport de la CNUCED sur l'investissement dans le monde intitulé : Les chaînes de valeur mondiales: l’investissement et le commerce au service du développement1 les investissements étrangers directs (IED) en Asie de l’Est et du Sud-Est ont chuté de 5 % en 2012, pour s’établir à 326 milliards de dollars des États-Unis. Disponible qu'en anglais, ce rapport est rendu public aujourd'hui.

Cette contraction s’explique par la perte de vitesse de puissances économiques de la région, comme la Chine, Hong Kong (Chine), la Malaisie et la République de Corée, et concerne aussi bien les fusions-acquisitions internationales que les investissements de création de capacités − c’est-à-dire les investissements dans des industries ou des secteurs qui sont nouveaux pour les pays d’accueil. La valeur des fusions-acquisitions a en effet diminué d’environ 37 % en 2012 (à 23 milliards de dollars), tandis que celle des accords pour des investissements de création de capacités a reculé de 28 % au niveau régional.

La Chine reste néanmoins la première destination des IED dans la région et dans les pays en développement (fig. 1). Les investissements étrangers sur son territoire n’ont diminué que de 2 % en 2012 et sont demeurés élevés (121 milliards de dollars), malgré la forte pression à la baisse dans le secteur manufacturier exercée par le renchérissement des coûts de production, l’affaiblissement des marchés d’exportation et la délocalisation des activités d’entreprises étrangères vers des pays à revenu inférieur.

La CNUCED note que, si les activités à forte intensité de main d’œuvre ont connu une vague de délocalisations conséquente, le secteur manufacturier chinois, considéré dans son ensemble, est en pleine modernisation. Les investisseurs, aussi bien étrangers que nationaux, misent de plus en plus sur les secteurs de haute technologie, comme les composants électroniques de pointe. Le nombre croissant de centres de recherche développement (R&D) à participation étrangère − environ 1 800 à la fin de 2012 − atteste en outre de la contribution des IED à la montée en gamme de la Chine dans les chaînes de valeur mondiales.

Pour Hong Kong (Chine), deuxième destination des IED en Asie de l’Est et du Sud Est, les entrées ont diminué de 22 % en 2012, se chiffrant à 75 milliards de dollars. En République de Corée, la baisse n’a été que de 3 %, à 10 milliards de dollars, tandis que, dans la province chinoise de Taiwan, les entrées d’IED sont désormais positive, passant de  2 milliards de dollars en 2011 à +3 milliards de dollars en 2012. En Mongolie, les investissements étrangers, bien qu’en repli, sont restés supérieurs à 4 milliards de dollars grâce à l’attractivité du secteur minier (tableau 1). Les perspectives de l’IED dans ce secteur sont cependant devenues incertaines, du fait des tensions entre le Gouvernement mongol et les investisseurs étrangers.

En 2012, les flux d’IED ont augmenté de 2 % dans l’ensemble des 10 États membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), en partie grâce à Singapour, premier bénéficiaire des investissements étrangers dans la sous-région, qui a reçu 57 milliards de dollars (+1,3 %).

Dans le même temps, les pays d’Asie du Sud-Est à revenu relativement faible semblent devenus des destinations phares. Au Cambodge, en Indonésie, au Myanmar, aux Philippines et au Viet Nam, les entrées d’IED ont continué de croître en 2012, stimulés par la volonté des investisseurs de réduire le coûts de leurs activités manufacturières à forte intensité de main-d’œuvre, d’exploiter les ressources minérales locales et de participer à des projets d’infrastructure. La Chine, par exemple, a augmenté ses investissements infrastructurels en Indonésie et en République démocratique populaire lao, insufflant une nouvelle dynamique régionale à cette forme d’investissement. 

En 2012, les investissements de création de capacités ont encore pris de l’importance en Thaïlande, en particulier dans les secteurs de l’automobile et de l’électronique. Plusieurs constructeurs automobiles, notamment des sociétés transnationales japonaises, ont renforcé et étendu leurs activités dans le pays. De manière générale, les sociétés transnationales, japonaises ou autres, investissent de plus en plus en Asie du Sud-Est, attirées par l’intégration régionale, par les perspectives d’une future communauté économique de l’ASEAN et par les nouveaux débouchés dans les pays à faible revenu. Dans le cas du Myanmar, les investissements étrangers dans les industries extractives ont largement contribué aux entrées de capitaux (tableau 1). Cette tendance devrait se poursuivre. 

Dans la région de l’Asie de l’Est et du Sud-Est, les sorties d’IED ont augmenté de 1 % en 2012, à 275 milliards de dollars, alors qu’elles ont accusé une nette diminution au niveau mondial. En Asie de l’Est, les investissements chinois ont poursuivi leur croissance, atteignant le montant record de 84 milliards de dollars en 2012 (fig. 2) et faisant de la Chine la troisième source d’IED au monde. La province chinoise de Taiwan a légèrement augmenté ses investissements, à 13 milliards de dollars, tandis les IED de la République de Corée ont progressé de 14 %, à 33 milliards de dollars. Ces hausses résultent notamment d’investissements importants réalisés dans l’électronique chinoise haut de gamme.

Les IED des pays de l’ASEAN ont progressé de 3 % au cours de l’année, même si ceux de Singapour, principale source d’investissements directs dans la sous-région, ont diminué de 12 %, à 23 milliards de dollars (fig. 2). En revanche, les IED malaisiens ont augmenté de 12 %, à 17 milliards de dollars, et les IED thaïlandais de 45 %, à 12 milliards de dollars. Selon le rapport de la CNUCED, c’est principalement à travers leurs activités intrarégionales que la Malaisie et de la Thaïlande se sont affirmées comme des sources d’IED.
 
Figure 1. : Les cinq premiers bénéficiaires d’IED en Asie de l’Est et du Sud Est, 2011 et 2012
(En milliards de dollars des États-Unis)
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Note: Les pays sont classés en fonction de l’importance des flux d’IED en 2012.
Source: CNUCED Rapport sur l’investissement dans le monde 2013


Figure 2. : Les cinq premiers investisseurs d’Asie de l’Est et du Sud-Est, 2011 et 2012
(En milliards de dollars des États-Unis)
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Note: Les pays sont classés en fonction de l’importance des flux d’IED en 2012.
Source: CNUCED Rapport sur l’investissement dans le monde 2013

 
Tableau 1 : Participation étrangère dans certains grands projets des industries extractives, en Mongolie et au Myanmar, entre 2005 et 2012
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Source: CNUCED Rapport sur l’investissement dans le monde 2013
 

End Notes
  1. Le rapport (no de vente: E.13.II.D.5, ISBN-13: 978-92-1-112868-0) peut être obtenu auprès du Bureau des ventes et de la commercialisation des publications des Nations Unies à l’adresse ci-dessous ou auprès des revendeurs des publications des Nations Unies dans le monde. au prix de 85 dollars des États-Unis (avec une réduction de 50 % pour les résidents des pays en développement, et de 75 % pour les résidents des pays les moins avancés). Les commandes ou les demandes de renseignements sont à adresser à: United Nations Publications Sales and Marketing Office, 300 E 42nd Street, 9th Floor, IN-919J New York, NY 10017 (États-Unis d’Amérique), tél.: +1 212 963 8302, télécopie: +1 212 963 3489, courriel: publications@un.org, https://unp.un.org.


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