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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Le secteur des produits de base devrait être un moteur de croissance et non un piège à pauvreté, déclare le secrétaire général de la CNUCED au forum

UNCTAD/PRESS/PR/2014/006
Genève, Suisse, (08 avril 2014)

Des pratiques financières frauduleuses et opaques privent les pays en développement riches en ressources naturelles d’«énormes» quantités d’argent, a déclaré le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi, à l’ouverture du Forum mondial sur les produits de base, le 7 avril à Genève.

«Ainsi, l’Africa Progress Panel a récemment estimé que la manipulation des prix de transfert coûtait aux pays d’Afrique subsaharienne environ 38 milliards de dollars des États-Unis par an, auxquels s’ajoutaient 25 milliards de dollars d’autres sorties illicites de capitaux», a dit M. Kituyi. «Ces sorties illicites sont supérieures à la totalité des flux d’aide et d’investissement étranger direct que ces mêmes pays reçoivent chaque année.»

Des experts d’organisations intergouvernementales, des milieux académiques et du secteur privé ont examiné la question sensible de la transparence, notamment en rapport avec les chaînes mondiales de valeur dans le secteur des produits de base.

M. Kituyi a rappelé que, depuis sa création en 1964, la CNUCED avait pour objectif «de trouver les moyens de transformer le secteur des produits de base de piège à pauvreté en moteur de croissance».

D’après le Directeur général par intérim de l’Office des Nations Unies à Genève, M. Michael Møller, «les consommateurs veulent savoir d’où viennent les marchandises qu’ils achètent, si elles sont issues d’un système de production durable et exempt de corruption, et si les taxes ont été acquittées».

M. Møller a resitué la question dans le contexte du programme de développement pour l’après-2015, dont les objectifs sont actuellement examinés par un organe de l’Assemblée générale des Nations Unies. «Les chaînes mondiales de valeur et les moyens de les rendre plus profitables aux pays en développement doivent être résolument placés au centre du débat», a-t-il affirmé.

M. Kituyi a dit que les chaînes mondiales de valeur − c’est-à-dire l’enchaînement des opérations et des activités, coordonnées par plusieurs entreprises opérant dans différentes régions géographiques, qui aboutit à la commercialisation des produits − représentent plus de 60 % du total du commerce international. Alors que ces chaînes étaient par le passé contrôlées par des sociétés verticalement intégrées, «les progrès des transports et des technologies de la communication ont entraîné une désagrégation des chaînes de valeur à l’échelle mondiale».

«Cette désagrégation modifie la donne pour les pays en développement tributaires des produits de base», a t il ajouté.

Mme Arancha González, Directrice exécutive du Centre du commerce international (CCI), a dit que la communauté internationale devait «en finir avec l’idée selon laquelle disposer d’abondantes ressources naturelles ou être dépendant des produits de base était une malédiction».

Évoquant les programmes du CCI relatifs à des produits de base agricoles tels que le coton, les épices et les fruits, elle a expliqué que les normes privées facultatives visant à améliorer la transparence et la gouvernance ont des effets bénéfiques mesurables pour les petites et moyennes entreprises des secteurs concernés.

M. Addis Alem Balema, Directeur général de la Bourse éthiopienne de commerce, a dit que l’Éthiopie s’était attaquée de front à la malédiction des ressources naturelles et affichait aujourd’hui l’un des taux de croissance économique les plus élevés d’Afrique.

Créée en 2008, la Bourse éthiopienne «a transformé le marché agricole en s’appuyant sur des technologies et des compétences adaptées au contexte local. Elle a apporté efficacité, intégrité et transparence au système de commercialisation des denrées agricoles».

La cérémonie d’ouverture du Forum a été présidée par M. Triyono Wibowo, Président du Conseil du commerce et du développement de la CNUCED, qui a déclaré que le thème du Forum était d’une grande actualité.

Le Forum mondial sur les produits de base, qui s'est tenu les 7 et 8 avril, avait pour objectif de susciter des partenariats et des réflexions novatrices au bénéfice des responsables des secteurs public et privé ainsi que de la société civile s’intéressant à un développement fondé sur les produits de base.


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