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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Conséquences de l’évolution rapide des technologies sur les pays en développement en débat a l’ONU

UNCTAD/PRESS/PR/2018/011
Genève, Suisse, (10 mai 2018)
Les progrès rapides de la science, de la technologie et de l’innovation transforment radicalement l’économie et la société. La vingt et unième session de la Commission de la science et de la technique au service du développement réunira, du 14 au 18 mai, des ministres et des personnalités de premier plan des milieux de la science et de l’innovation, qui réfléchiront aux meilleurs moyens d’exploiter ces progrès pour améliorer les conditions de vie et atteindre les objectifs de développement durable.

« Ensemble, nous pouvons rechercher des solutions à certains des problèmes d’éthique et de gouvernance soulevés par diverses technologies », a dit le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi.

« Tous les acteurs du développement doivent en faire davantage afin que le changement ne se mue pas en fatalité, que les bienfaits de la technologie soient largement partagés et que le progrès contribue dorénavant à rendre la planète plus propre, plus saine et plus prospère pour les générations à venir. ».

La session d’une semaine s’ouvre sur une rencontre entre deux brillants chercheurs : le professeur Jacques Dubochet, chimiste lauréat du prix Nobel, et Sir Roger Penrose, mathématicien et physicien de renom, qui débattront des évolutions scientifiques récentes et de leurs conséquences pour l’avenir du monde.

Cette rencontre, qui aura lieu le 14 mai à 11 heures dans la salle XVII du Palais des Nations, à Genève, sera animée par Didi Akinyuelure, journaliste de CNBC Europe, et diffusée en direct sur Facebook (@UNCTAD).

À 15 heures le même jour, les experts ci-après participeront à une table ronde de haut niveau sur les conséquences de l’évolution rapide des technologies pour la réalisation des objectifs de développement durable :

• Viktor Mayer-Schönberger, professeur spécialiste de la gouvernance et de la réglementation d’Internet à l’Université d’Oxford ;
• Danielle R. Wood, maître de conférences, au Space Enabled Research Group du MIT Media Lab
• Musa Mhlanga, chercheur principal au Conseil sud-africain de recherche scientifique et industrielle ;
• Ilkka Turunen, conseiller spécial au Ministère finlandais de l’éducation et de la culture.

La table ronde, qui sera également diffusée en direct sur Internet, sera animée par Andrew Revkin, ancien rédacteur du New York Times et conseiller stratégique en environnement et en journalisme scientifique auprès de la National Geographic Society.

Les experts se pencheront notamment sur les moyens de développer les compétences numériques − particulièrement celles des femmes et des jeunes − pour tirer parti des progrès technologiques, ainsi que sur le recours à l’innovation en vue d’augmenter la part des énergies renouvelables.

Au cours des dix années à venir, l’automatisation généralisée pourrait obliger jusqu’à 375 millions de travailleurs à acquérir de nouvelles compétences pour changer d’emploi. On estime que d’ici à 2020, plus de 85 % des emplois exigeront des compétences dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Mais les différentes fractures numériques compliqueront les choses. Ainsi, dans les pays les moins avancés, seulement un jeune sur trois a accès à Internet, et la part des femmes qui utilisent Internet est inférieure de 33 % au chiffre équivalent chez les hommes.

Des approches novatrices seront nécessaires pour combler ces fractures entre les pays et entre les sexes et pour développer les compétences numériques.

La Commission de la science et de la technique au service du développement se penchera également sur les politiques à mener pour accroître nettement la part de l’énergie renouvelable dans le bouquet énergétique mondial, l’une des cibles de l’objectif de développement durable 7, qui concerne l’accès à des services énergétiques propres et modernes.

La réalisation de cet objectif n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’améliorer les résultats en matière de lutte contre la pauvreté, de santé, d’éducation et d’emploi, ce qui n’est possible dans aucun de ces domaines sans accès à des services énergétiques modernes.

À l’échelle mondiale, 1,1 milliard de personnes (dont 85 % habitent en zone rurale) n’ont aucun accès à l’électricité. En outre, 2,8 milliards de personnes n’utilisent pas des sources d’énergie propres pour la cuisson des aliments, ce qui a des effets néfastes sur leur santé, en particulier dans le cas des femmes, ainsi que sur la société et l’environnement.

La Commission de la science et de la technique au service du développement réfléchira aux approches systémiques telles que celles que préconise la CNUCED, qui visent en priorité à mettre l’utilisation productive de l’énergie au service de la transformation structurelle et du développement économique, ce qui permettrait d’atteindre beaucoup d’autres objectifs de développement durable.

La vingt et unième session comprendra également un exposé sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des textes issus du Sommet mondial sur la société de l’information, ainsi que la présentation des premiers résultats des examens de la politique de la science, de la technologie et de l’innovation de l’Éthiopie et de l’Ouganda entrepris par la CNUCED.

À propos de la Commission de la science et de la technique au service du développement

La Commission de la science et de la technique au service du développement est le principal organisme des Nations Unies chargé d’examiner des questions scientifiques et technologiques dans la perspective du développement. À sa vingt et unième session, des représentants de gouvernements, du secteur privé, du monde universitaire, de la société civile et d’organismes régionaux et internationaux discuteront des faits nouveaux dans les domaines de la science et de l’innovation, en mettant l’accent sur leurs conséquences pour les politiques de développement.

Pour plus d'informations, veuillez contacter:
Unité de Communication et d'information de la CNUCED
T: +41 22 917 5828
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