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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Faits et chiffres

UNCTAD/PRESS/PR/2009/032
16 July 2009


EMBARGO
Le contenu de ce communiqué et du Rapport 2009 ne doit pas être cité ni résumé par la presse écrite,
la radio, la télévision et les médias électroniques
avant le 16 juillet 2009, 17 heures TU
(13 heures à New York, 19 heures à Genève)

La gouvernance des PMA et le rôle de l´État

  • Selon les données de 2006, les PMA ne disposent que de 150 dollars des États-Unis par an et par habitant pour la formation de capital dans le secteur privé, l´investissement public dans les infrastructures et la gestion de services publics essentiels (santé, éducation et administration publique, justice et maintien de l´ordre public) contre 1 165 dollars par habitant pour les pays à revenu moyen inférieur, 2 736 dollars pour les pays à revenu moyen supérieur et 14 008 dollars pour les pays à haut revenu.
  • Les dépenses publiques moyennes de consommation finale (qui couvrent toutes les dépenses publiques courantes pour l´acquisition de biens et services, y compris la rémunération des fonctionnaires) dans les PMA étaient de 60 dollars par habitant en 2006, contre 295 dollars dans les pays à revenu moyen inférieur, 1 051 dollars dans les pays à revenu moyen supérieur et 6 561 dollars dans les pays à haut revenu.
  • 19 PMA sur 25 ont fait de la gouvernance l´un des éléments stratégiques de leurs documents de stratégie de réduction de la pauvreté.
  • Sur la période 2005-2007, 20 % de l´aide aux PMA a été consacré à l´amélioration des capacités gouvernementales.

Politiques macroéconomiques

  • En 2008, 19 PMA dépendaient de dons (principalement l´aide publique au développement - APD) pour financer plus d´un cinquième de leurs dépenses publiques totales (sur 31 pays pour lesquels des données sont disponibles).
  • La formation brute de capital fixe dans les PMA a représenté 19,9 % du produit intérieur brut (PIB) entre 2000 et 2007, ce qui est faible par rapport aux besoins en matière d´investissement, mais néanmoins supérieur aux chiffres des années 90 (17,1 %) et des années 80 (16,1 %).
  • Les recettes fiscales sont faibles dans les PMA africains. Entre 2000 et 2006, elles ont représenté 12,2 % du PIB, ce qui était cependant supérieur aux chiffres pour la période 1995-1999 (10,8 %) et la période 1990-1994 (10,1 %).
  • La libéralisation du commerce a entrainé une diminution des taxes et impôts sur le commerce qui sont passés de 38,6 % des recettes fiscales totales dans les PMA africains pour la période 1990-1994 à 31,1 % pour la période 2000-2006.
  • Au cours de la période récente, l´inflation n´a pas constitué un problème majeur dans les PMA. Sur les 47 PMA pour lesquels des données sont disponibles, le taux d´inflation moyen de l´indice des prix à la consommation pour la période 2005-2007 a été supérieur à 15 % dans cinq pays seulement (Angola, Érythrée, Guinée, Myanmar et Sao Tomé-et-Principe). Dans 34 PMA, le taux moyen était inférieur à 10 %. Pour l´ensemble des PMA, le taux moyen d´inflation était de 9,8 %.
  • Le taux d´intérêt réel moyen dans les PMA a été de 9 % par an sur la période 2004-2006; cela compromet la croissance à long terme, car le coût des investissements publics et privés en est alourdi. Dans la plupart des pays riches, les taux d´intérêt réels sont inférieurs à 4 %.
  • Le taux d´épargne a doublé, pour atteindre 16 % du PIB dans les PMA africains et en Haïti entre les années 90 et la période 2000-2007. Dans les PMA asiatiques, il a également progressé de 11 % à 15 % sur la même période.
  • La dette extérieure pèse beaucoup plus lourd dans les PMA que dans les autres pays en développement; dans les premiers, elle représente 42 % du revenu national brut, contre 26 % dans les seconds.
  • Seuls les PMA exportateurs de pétrole ont enregistré un excédent de leurs comptes courants pour la période 2004-2007, représentant 4 % du PIB. Tous les autres PMA avaient des comptes extérieurs déficitaires, dans une fourchette allant de 3 % à 7 % du PIB.
  • Pour 26 PMA africains, le montant cumulé des capitaux fugitifs pour la période 1970-2004 est supérieur de 29 % au montant de la dette extérieure; cela signifie que ce sont des créanciers nets vis-à-vis du reste du monde. Les pays ci-après sont dans la situation inverse, c´est-à-dire que sur la même période les entrées de capitaux ont été supérieures aux sorties; il s´agit du Bénin, des Comores, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

Sécurité alimentaire

  • En raison des hausses des prix alimentaires survenues entre la fin 2007 et l´été 2008, le nombre de personnes n´ayant pas un accès suffisant à l´alimentation a augmenté de 100 millions, d´après les estimations du Programme alimentaire mondial.
  • Sur les 31 pays dans le monde ayant actuellement besoin d´une importante aide alimentaire, 21 sont des PMA.
  • Environ 70 % des pauvres dans le monde vivent dans les zones rurales; le chiffre est de 75 % pour les PMA.
  • La malnutrition a augmenté dans les PMA depuis 2000. La consommation alimentaire par habitant, mesurée en calories moyennes par habitant et par jour, est tombée de 2 390 calories en 2004 à 2 215 en 2006; la situation s´est probablement aggravée sur la période 2007-2008.
  • D´après les prévisions, la population des PMA devrait presque doubler, passant d´environ 670 millions d´habitants en 2000 à 1,3 milliard en 2030, ce qui augmentera les besoins des PMA en denrées alimentaires.
  • D´ici à 2030, plus de la moitié de la population des PMA vivra dans des centres urbains, mais la majorité des populations rurales restera pauvre.
  • De nombreux consommateurs pauvres dans les PMA consacrent de 70 à 80 % de leurs revenus à l´alimentation. Ils ont donc été très durement touchés par les très fortes hausses des prix locaux des denrées alimentaires survenues en 2007-2008. Depuis le troisième trimestre de 2008, en dépit d´une baisse des prix internationaux des denrées alimentaires, les prix locaux dans de nombreux PMA sont restés élevés.
  • La facture des importations alimentaires des PMA est passée de 3,5 % du PIB en 1990 à 4,4 % en 2007. En 2000, elle totalisait 6,9 milliards de dollars, en 2008, elle s´est chiffrée à 23 milliards de dollars. Cette hausse représente une formidable ponction des ressources des PMA les plus pauvres, dont les recettes en devises sont limitées et les taux de croissance économique faibles.

Agriculture

  • Les PMA sont fortement dépendants de l´agriculture pour leur croissance globale, le secteur agricole employant plus de 68 % de la main-d´œuvre et assurant 28 % de la croissance du PIB.
  • La part du total de l´aide publique au développement (APD) consacrée à l´agriculture dans les PMA est passée d´environ 18 % en 1979 à 4 % en 2006.
  • Les dépenses publiques consacrées à la recherche-développement agricole représentaient tout juste 4,2 % du PIB agricole des PMA en 2004, soit moins de la moitié du niveau observé dans les autres pays en développement (10,5 %).
  • La productivité totale des facteurs (mesure générale de la productivité) dans l´agriculture dans les PMA a augmenté de 0,19 % par an entre 1960 et 2006, contre 1,27 % par an pour les autres pays en développement.

Industrie

  • Au cours des quarante dernières années, la contribution du secteur manufacturier à l´activité économique générale a peu augmenté dans les PMA africains. Elle était de 10,6 % en 2007, à peine plus que les 9,8 % enregistrés pour la période 1970-1979 (données en valeur réelle). Parallèlement, la part des industries extractives était de 13 % en 2007, contre 6,6 % dans les années 70.
  • L´activité manufacturière a progressé dans les PMA asiatiques; elle représentait 15,7 % du PIB en 2007, contre 10,9 % dans les années 70. Les industries extractives ont également progressé, mais ne représentaient que 3,5 % du PIB en 2007.
  • La structure des exportations des PMA est fortement concentrée sur un petit nombre de produits. 33 PMA avaient un indice de concentration des exportations supérieur à 0,4 pour la période 2000-2006. L´indice moyen était de 0,1 pour les autres pays en développement et de 0,09 pour les pays développés.
  • Les activités manufacturières légères et les produits de faible technologie ont représenté plus de 90 % des exportations manufacturées de l´ensemble des PMA en 2005-2006 (y compris denrées alimentaires, boissons, vêtements et textiles). Les exportations d´articles manufacturés de technologie intermédiaire et de haute technologie composent moins de 2 % de leurs exportations manufacturières totales.
  • Les PMA n´occupent qu´une place marginale dans les flux internationaux de capitaux privés. Sur la période 2005-2007, ils ont attiré moins de 0,8 % des flux mondiaux d´investissements étrangers directs.
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Endnotes

1.Le Rapport 2009 sur les pays les moins avancés - État, gouvernance et développement (numéro de vente: F.09.II.D.9, ISBN 978-92-1-112769-0) peut être obtenu auprès des bureaux de vente des Nations Unies aux adresses indiquées ci-après ou auprès des revendeurs des publications des Nations Unies dans de nombreux pays. Le prix est de 50 dollars des États-Unis, mais un prix spécial de 25 dollars É.-U. est appliqué dans les pays en développement, les pays d´Europe du Sud-Est et les pays de la CEI, et de 12,50 dollars É.-U. dans les pays les moins avancés. Pour toute commande ou demande de renseignement pour l´Europe, l´Afrique et l´Asie occidentale, s´adresser à la Section des ventes et des publications de l´ONU, Palais des Nations, CH-1211 Genève 10 (Suisse), télécopieur: +41 22 917 0027, courriel: unpubli@un.org; pour les Amériques et l´Asie de l´Est, s´adresser à Publications des Nations Unies, 2 UN Plaza, DC2-853, New York, NY 10017 (États-Unis d´Amérique), téléphone: +1 212 963 8302 ou +1 800 253 9646, télécopieur: +1 212 963 3489, courriel: publications@un.org, Internet: http://www.un.org/publications.






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