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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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La CNUCED plaide en faveur d´un renforcement et d´une amélioration du financement des mesures d´adaptation aux changements climatiques dans les pays les moins avancés

UNCTAD/PRESS/PR/2010/048
25 November 2010


EMBARGO
Le contenu de ce communiqué et du présent Rapport ne doit pas être cité ni résumé par la presse écrite,
la radio, la télévision et les médias électroniques
avant le 25 novembre 2010, 17h00 TU
(12h00 à New York, 18h00 à Genève, 22h30 à Delhi, 2h00 le 26 novembre 2010 à Tokyo)

Les pays les moins avancés sont confrontés à des défis sans précédent, prévient un nouveau rapport de la CNUCED

Genève, 25 novembre 2010 - Un rapport de la CNUCED indique que les 49 pays les plus pauvres ont besoin d´un financement accru et mieux conçu pour faire face aux difficultés liées aux changements climatiques. Selon les estimations, il devrait passer de 4 à 17 milliards de dollars par an d´ici à 2030. Toujours selon les estimations, chaque augmentation de 1 C des températures mondiales moyennes pourrait faire baisser la croissance annuelle moyenne des pays pauvres de deux à trois points de pourcentage, celle des pays riches restant inchangée. Le manque d´infrastructures sociales et matérielles, l´inadéquation de leurs institutions et une base économique trop étroite font que les pays les moins avancés (PMA) pourraient être exposés non seulement à des catastrophes de grande ampleur, mais aussi à un état plus permanent de stress économique dû à l´augmentation des températures moyennes, à la réduction de ressources en eau disponibles, à des inondations plus fréquentes et à des tempêtes plus fortes.

Le Rapport 2010 sur les pays les moins avancés(1), qui paraît aujourd´hui est intitulé "Vers une nouvelle architecture internationale du développement pour les PMA". Il faudrait que l´adaptation aux changements climatiques et l´atténuation de leurs effets constituent l´un des cinq piliers d´une nouvelle architecture d´appui aux PMA (voir UNCTAD/PRESS/PR/2010/047). Même si les PMA ont historiquement peu contribué aux émissions de gaz à effet de serre qui modifient aujourd´hui le climat mondial ? et si leur part dans ces émissions est actuellement de 1 % seulement ? ils sont confrontés à des difficultés économiques et à des dommages matériels liés aux changements climatiques bien plus importants que ne le sont les pays industrialisés de longue date.

Les changements climatiques seront l´une des grandes questions examinées à la quatrième Conférence des Nations Unies sur les PMA, qui se tiendra en 2011 à Istanbul.

En particulier, les PMA ne disposent pas des ressources nécessaires pour faire face aux catastrophes naturelles plus fréquentes, telles que sécheresses, inondations et violents orages, que devraient provoquer les changements climatiques et qui surviennent déjà de plus en plus souvent (voir le schéma ci-dessous).

Selon le rapport, les phénomènes météorologiques extrêmes dans les PMA ont gagné en intensité et en fréquence; ils ont de fait été multipliés par cinq entre 2000 et 2010 par rapport à la période 1970-1979. Au cours de la période 2000-2010, les PMA ont enregistré des pertes économiques s´élevant à 14,1 milliards de dollars. Parmi le groupe des PMA, ce sont le Bangladesh et le Myanmar qui ont subi les pertes économiques les plus importantes (5,8 et 4,5 milliards, respectivement). Dans l´ensemble, les PMA et les petits États insulaires en développement (PEID) sont les pays les plus vulnérables aux catastrophes naturelles et leur économie est de ce fait soumise à des chocs importants.

Il est urgent de mobiliser des fonds dès maintenant pour financer des mesures de lutte contre les changements climatiques. Même si le secteur privé a un rôle important à jouer, il n´a pas la capacité d´assurer le financement initial requis.

Ce financement initial pourrait être utilisé pour protéger les infrastructures existantes contre les incidences des changements climatiques, réaliser des investissements supplémentaires pour faire face à ces incidences (par exemple, construction de barrages ou de digues), couvrir les coûts liés à l´adaptation au niveau communautaire (par exemple, en améliorant la capacité des communautés de faire face aux urgences liées au climat) et intégrer l´adaptation dans les Documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) et les politiques gouvernementales.

Ainsi, le projet du Fonds pour les pays les moins avancés visant à renforcer la résilience aux changements climatiques et à réduire les risques de catastrophe dans l´agriculture pour améliorer la sécurité alimentaire en Haïti après le séisme est axé sur les semences, les modes de culture, les cultivars et l´amélioration des pratiques traditionnelles d´adaptation qui favorisent la résistance au climat. Outre le séisme survenu en janvier 2010, Haïti a été touché de façon disproportionnée par les conséquences de catastrophes naturelles telles qu´inondations et ouragans.

Des données émanant de l´Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indiquent que les PMA en tant que groupe ont reçu, en 2008, 358 millions de dollars des États-Unis au titre de l´aide publique au développement (APD) pour la lutte contre les changements climatiques (principalement pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre). Ce montant correspond à seulement 0,8 % de l´aide publique au développement totale fournie aux PMA en 2008. Le coût de l´adaptation aux changements climatiques et de l´atténuation de leurs effets sera bien supérieur à ce montant. Les pays développés ont pris des engagements spécifiques pour accroître le financement de la lutte contre les changements climatiques et promouvoir le transfert de technologie nécessaire aux PMA. Ces engagements doivent être "nouveaux et s´inscrire en complément" des flux financiers actuels; il ne faut pas qu´ils soient assimilés aux flux d´APD existants.

Le Fonds pour les PMA est la principale source de financement pour l´adaptation des PMA aux changements climatiques assurée par le Fonds pour l´environnement mondial (FEM) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. En mai 2010, 22 donateurs avaient annoncé des contributions à ce fonds d´un montant total de 221,5 millions de dollars. Le total effectivement versé s´est élevé à 169,1 millions, ce qui est insuffisant pour répondre aux besoins d´adaptation des PMA, d´après le rapport de la CNUCED.

Sont également nécessaires des politiques nationales vigoureuses, notamment dans les domaines réglementaire, macroéconomique et budgétaire (subventions), outre des investissements initiaux d´envergure et une planification efficace. Le financement des mesures d´adaptation aux changements climatiques et d´atténuation de leurs effets devrait également être aligné sur les stratégies nationales de développement et promouvoir l´appropriation par les pays.

Dans le domaine des changements climatiques, le rapport préconise un financement adéquat et immédiat du Fonds pour les PMA, ainsi qu´un accès amélioré de ces pays au Mécanisme pour un développement propre (MDP) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques en tant que moyen de surmonter les obstacles financiers à leur accès aux technologies des énergies renouvelables.

Il est essentiel de rattacher la politique de lutte contre les changements climatiques aux stratégies globales de développement pour les PMA.


A télécharger [PDF] : | Least Developed Countries Report 2010 (seulement en anglais) [4´029 KB, 298 Pages]| Overview in English [42 Pages, 546 KB]
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ANNEXE

Tableaux et figure

Températures mondiales et catastrophes naturelles dans les PMA, 1960-2009

Températures mondiales et catastrophes naturelles dans les PMA, 1960-2009
Source: Goddard Institute for Space Studies (GISS), Surface Temperature Analysis (GISTEMP) (http://data.giss.nasa.gov/gistemp/); et estimations du secrétariat de la CNUCED, établies à partir de la base de données EM-DAT: base de données internationale OFDA/CRED sur les catastrophes (www.emdat.net), Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve.

Note: Échantillon de 47 PMA.




Annotations

1. The Least Developed Countries Report 2010: Towards a new international development architecture for LDCs (numéro de vente: F.10.II.D.5, ISBN) n´est disponible qu´en anglais pour le moment, il peut être obtenu auprès des bureaux de vente de l´ONU aux adresses indiquées ci-après ou des revendeurs des publications des Nations Unies dans de nombreux pays. Le prix est de 50 dollars des États-Unis (25 dollars É.-U. pour les résidents des pays en développement et 12,50 dollars É.-U. pour les résidents des pays les moins avancés). Pour toute commande ou demande de renseignements pour l´Europe, l´Afrique et l´Asie occidentale, s´adresser à la Section des ventes et des publications de l´ONU, Palais des Nations, CH 1211 Genève 10 (Suisse), télécopieur: +41 22 917 0027, courriel: publi@un.org; pour les Amériques et l´Asie de l´Est, s´adresser à Publications des Nations Unies, Two UN Plaza, DC2-853, New York, N.Y. 10017, États-Unis d´Amérique, téléphone: 1 212 963 8302 ou 1 800 253 9646, télécopieur: 1 212 963 3489, courriel: publications@un.org. Site Web: http://www.un.org/publications.






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