unctad.org | ATTIRÉES PAR LES RESSOURCES NATURELLES, LES ENTRÉES D’IED EN AFRIQUE ONT DOUBLÉ EN L’ESPACE DE DEUX ANS
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour l'utilisation des médias d'information - Ce n'est pas un document officiel
ATTIRÉES PAR LES RESSOURCES NATURELLES, LES ENTRÉES D’IED EN AFRIQUE ONT DOUBLÉ EN L’ESPACE DE DEUX ANS

UNCTAD/PRESS/PR/2007/031
16 October 2007


EMBARGO
Le contenu de ce communiqué et du Rapport 2006 ne dois pas être cité ni résumé par la presse écrite,
la radio, la télévision et les médias électroniques
avant le 16 octobre 2007, 17 heures TU
(13 heures à New York, 19 heures à Genève, 22 h 30 à Delhi, 2 heures le 17 octobre à Tokyo)

A télécharger [PDF]: | World Investment Report 2007 (seulement en anglais) [11´100 KB, 323 Pages] | Aperçu général [786 KB, 65 Pages] |

Accès direct: | Country Fact sheets |

D´après un rapport de la CNUCED sur les tendances en matière d´investissement, les entrées d´investissement étranger direct (IED) en Afrique ont doublé entre 2004 et 2006 pour atteindre un record de 36 milliards de dollars (fig. 1). Cette évolution s´explique par l´attrait des ressources primaires, l´augmentation des bénéfices des entreprises et un climat économique généralement plus favorable.

Selon l´édition 2007 du Rapport sur l´investissement dans le monde, intitulé "Sociétés transnationales, industries extractives et développement" (1), la valeur des fusions-acquisitions internationales en Afrique a atteint un montant record de 18 milliards de dollars en 2006. La moitié environ représentait des acquisitions réalisées par des sociétés transnationales (STN) de pays en développement d´Asie. Les investissements de création de capacités et les projets d´expansion ont aussi sensiblement augmenté en Afrique. Malgré ces hausses, la part de l´Afrique dans l´IED mondial est tombée à 2,7 % en 2006, contre 3,1 % en 2005, soit un niveau faible par rapport aux pays d´Asie du Sud, de l´Est et du Sud-Est (15 % du total mondial) et aux pays d´Amérique latine et des Caraïbes (6 %).

Les sorties d´IED en provenance des pays africains ont aussi atteint un montant record de 8 milliards de dollars en 2006, contre 2 milliards de dollars en 2005, les entreprises d´Afrique du Sud étant les principaux investisseurs de la région (voir UNCTAD/PRESS/PR/2007/037).

En 2006, les entrées d´IED ont dépassé 1 milliard de dollars dans huit pays africains et ont progressé dans 33 pays. Les 10 premiers pays d´accueil (fig. 2) ont reçu 90 % environ de ces flux, soit 32 milliards de dollars. Les pays d´Afrique du Nord ont bénéficié d´entrées record d´IED, en partie de STN asiatiques. Tous les pays de cette sous-région, exception faite du Maroc (où les courants d´investissement sont restés relativement importants), ont bénéficié d´un plus grand montant d´IED dans un large éventail de secteurs. En Afrique subsaharienne, les entrées d´IED ont augmenté dans toutes les sous-régions, sauf en Afrique australe, en raison d´investissements importants dans les secteurs du pétrole et de l´extraction minière. Cela étant, les investissements ont fortement diminué en Angola (-1,1 milliard de dollars) et en Afrique du Sud (-0,3 milliard de dollars) suite à la vente d´actions étrangères au Gouvernement dans le premier cas et à des entreprises locales dans le second.

Les fusions-acquisitions internationales ainsi que les investissements de création de capacités et les projets d´expansion ont joué un rôle important dans les principaux pays d´accueil, en particulier en Égypte et au Nigéria. En Égypte, premier destinataire de la région, les entrées ont été supérieures à 10 milliards de dollars, dont 80 % au titre d´activités non pétrolières. Le Nigéria a été la principale destination en Afrique de l´Ouest, l´IED, essentiellement de Chine, allant surtout au secteur pétrolier.

Ces dernières années, les entrées d´IED en Afrique ont monté en flèche dans le secteur primaire, en particulier le pétrole, le gaz et l´extraction minière. Le secteur des services, surtout les transports, le stockage et les communications, a également continué à attirer l´IED. Pour ce qui est du secteur manufacturier, l´IED a continué de s´accroître dans les pays d´Afrique du Nord à un rythme stable mais lent, tandis qu´il est resté peu important en Afrique subsaharienne.

La recherche de nouvelles réserves de ressources naturelles a entraîné une hausse de l´IED dans les pays les moins avancés (PMA) d´Afrique, lequel s´est établi à 8 milliards de dollars après deux années consécutives de baisse. En conséquence, les PMA ont accueilli 23 % des entrées d´IED dans la région. Parmi ces pays, c´est au Burundi, au Cap-Vert, à Djibouti, en Éthiopie, en Gambie, en Guinée-Bissau, à Madagascar, en Somalie et au Soudan que les entrées d´IED ont le plus fortement augmenté: elles étaient essentiellement destinées à financer de nouvelles activités de prospection pétrolières et d´extraction minière.

En ce qui concerne le climat d´investissement, en 2006, de nombreux pays africains ont intégré des mesures dans leurs cadres politiques et réglementaires afin de garantir un volume constant d´IED et d´attirer les investissements qui ont les effets les plus positifs sur leur développement. Les perspectives des entrées d´IED en Afrique restent positives en raison du niveau élevé des prix sur les marchés mondiaux de produits de base, les STN, en particulier d´Asie, profitant du bon rendement des investissements. Toutefois, le mouvement de hausse devrait ralentir en 2007 du fait d´une pause des investissements importants dans le secteur pétrolier de plusieurs pays.


Le Rapport sur l´investissement dans le monde et la base de données s´y rapportant sont disponibles en ligne aux adresses suivantes: http://www.unctad.org/wir et http://www.unctad.org/fdistatistics.

ANNEXE

Tableaux et graphiques

Figure 1. Afrique: entrées d´IED et part des entrées d´IED dans la formation brute de capital fixe, 1995-2006

Figure 1.  Afrique: entrées d´IED et part des entrées d´IED dans la formation brute de capital fixe, 1995-2006
Source: CNUCED, World Investment Report 2007.

Figure 2. Afrique: entrées d´IED dans les 10 premiers pays, 2005-2006a (en milliards de dollars)

Figure 2.  Afrique: entrées d´IED dans les 10 premiers pays, 2005-2006a
(en milliards de dollars)
Source: CNUCED, World Investment Report 2007.

Note: a Par ordre de grandeur des apports d´IED en 2006.




Annotations

1.Le World Investment Report 2007: Transnational Corporations, Extractive Industries and Development (numéro de vente: E.07.II.D.9, ISBN: 978-92-1-112718-8) peut être obtenu auprès des bureaux de vente des Nations Unies aux adresses indiquées ci-après ou auprès des revendeurs des publications des Nations Unies dans de nombreux pays. Le prix est de 75 dollars des États-Unis, mais un prix spécial de 30 dollars des États-Unis est appliqué dans les pays en développement. Ce prix inclut le rapport imprimé et le CD-ROM. Les personnes désireuses d´acquérir le rapport ou le CD-ROM séparément ou d´obtenir des conditions préférentielles pour des achats en grandes quantités sont priées de s´adresser aux comptoirs de vente. Pour toute commande ou demande de renseignements pour l´Europe, l´Afrique et l´Asie occidentale, s´adresser à la Section des ventes et des publications de l´ONU, Palais des Nations, CH 1211 Genève 10 (Suisse), télécopieur: +41 22 917 0027, courriel: unpubli@un.org; pour les Amériques et l´Asie orientale, s´adresser à Publications des Nations Unies, Two UN Plaza, DC2 853, New York, NY 10017, États-Unis d´Amérique, téléphone: +1 212 963 8302 ou +1 800 253 9646, télécopieur: +1 212 963 3489, courriel: publications@un.org . Internet: http://www.un.org/publications.






Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :
Le Service de presse de la CNUCED
T: +41 22 917 58 28
E: unctadpress@unctad.org
Web: www.unctad.org/press



Loading..

Attendre, s'il vous plaît ....