L´Afrique subsaharienne est plus pauvre qu´il y a 20 ans du fait de la diminution de l´aide et la dégradation des termes de l´échange, de l´accroissement de la dette et de l´inefficacité des politiques d´ajustement. Stimuler la croissance et diminuer la pauvreté de moitié dans les 15 prochaines années implique d´augmenter fortement l´aide et le commerce sur le continent, d´après le Rapport sur l´Afrique que la CNUCED rend public aujourd´hui.
Les estimations portant le taux de croissance à un peu plus de 3% pour la prochaine décennie, il est peu probable que la situation de l´Afrique s´améliore. Ce taux légèrement au-dessus de celui de l´accroissement démographique, représente à peine la moitié des 6% fixés il y a dix ans par les Nations Unies pour relever les défis économiques et sociaux du continent.
Ce Rapport esquisse les principales mesures susceptibles de renverser la situation :
- Financer le développement en doublant l´aide : adopter une approche plus audacieuse de l´allégement de la dette, y compris un moratoire sur le remboursement de la dette, et une évaluation indépendante de la viabilité de la dette;
- Examiner les accords et les pratiques du système commercial multilatéral afin de supprimer tout ce qui entrave la croissance et le développement en Afrique et de développer les exportations du continent;
- Procéder à un examen critique des politiques d´ajustement et de réduction de la pauvreté afin d´augmenter la croissance et d´améliorer la répartition des revenus.