La crise financière mondiale exige que l’on repense les méthodes d’approche du développement international. Un facteur est important pour l’Afrique, c’est l’intégration régionale comme moyen de remédier aux faiblesses structurelles qui depuis longtemps affaiblissent la croissance à long terme de la plupart des pays du continent, accentuent leur vulnérabilité économique et compromettent les mesures de lutte contre la pauvreté.
Le développement économique en Afrique, rapport 2009, est axé sur les possibilités de renforcer l’intégration économique régionale pour le développement du continent. Il complète les analyses antérieures sur l’intégration régionale par une analyse économique du commerce des marchandises et des services, des migrations et de l’investissement.
Le rapport examine les tendances récentes de ces phénomènes et évalue les possibilités d’accroître les courants d’échanges, de migration et d’investissement de manière à renforcer le développement économique.
Le rapport constate que l’intégration régionale, à condition d’être conçue et appliquée dans le cadre d’une stratégie de développement plus vaste visant à promouvoir la diversification économique, les mutations structurelles et le développement technologique, peut renforcer les capacités productives des pays africains, permettre des économies d’échelle, améliorer la compétitivité et servir à ces pays de tremplin pour participer de manière effective à l’économie mondiale.
Le chapitre 1 donne une vue d’ensemble des initiatives en matière d’intégration régionale déjà prises en Afrique. Il retrace l’historique de ces initiatives, qui ont culminé avec la décision de créer une communauté économique africaine. Il fait aussi le bilan des efforts d’intégration régionale dans les domaines du commerce, de l’investissement et des migrations.
Le chapitre 2 analyse les résultats obtenus pour le commerce intrarégional des marchandises, la direction et la composition des courants commerciaux africains ainsi que leurs déterminants. Il examine aussi si les courants commerciaux entre pays africains ont atteint leur plein potentiel, ou s’il existe des perspectives d’expansion.
Le chapitre 3 considère l’importance et l’ampleur globales des flux d’investissement étranger direct (IED) entre pays africains, leurs déterminants et leur ventilation géographique et sectorielle.
Le chapitre 4 étudie les résultats au niveau intrarégional dans deux nouveaux domaines d’intégration régionale en Afrique, le commerce des services et les migrations. Les obstacles qui freinent la coopération intrarégionale dans ces domaines sont examinés, et des propositions sont faites pour améliorer la situation.
Le chapitre 5 résume les principales conclusions du rapport et présente
des recommandations sur l’opportunité et les moyens de mettre l’intégration
économique régionale au service du développement et d’en tirer parti pour
favoriser la participation et l’intégration de l’Afrique à l’économie mondiale.