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2 déc 08 − La situation difficile du secteur du coton

CotonInstaurer les conditions d'un commerce loyal du coton est essentiel, ont déclaré aujourd'hui six ministres africains du commerce, qui estiment que les prix et la demande de coton devraient diminuer en raison de la crise financière mondiale.


Participant à une réunion multipartite sur le coton convoquée par le Secrétaire général de la CNUCED, les ministres et divers spécialistes de la production et de la commercialisation du coton -- dont des experts de la Banque mondiale, de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel et du Comité consultatif international du coton -- ont déclaré aux États membres de la CNUCED qu'une conclusion du cycle des négociations commerciales multilatérales de Doha était essentielle, d'autant plus qu'elle devrait aboutir à l'élimination des subventions indirectes versées par plusieurs pays développés à leurs producteurs de coton. Ces subventions faussent les prix mondiaux et gênent les exportations des pays en développement, notamment celles des pays d'Afrique de l'Ouest qui sont fortement dépendants de leurs ventes de coton.

Réunion multipartite sur le coton convoquée par le Secrétaire général de la CNUCED
De gauche à droite: M. Pascal Lamy, Directeur général de l'OMC; M. Supachai Panitchpakdi, Secrétaire général de la CNUCED; et M. Ahamadou Abdoulaye Diallo, Ministre malien du commerce et de l'industrie, représentant le Groupe des Quatre pour le coton.

Le secteur du coton emploie quelque 15 millions de personnes en Afrique de l'Ouest. Quatre pays de la région - Bénin, Mali, Tchad et Burkina Faso, baptisés le "Groupe des Quatre pour le coton" - ont demandé en 2003 que les négociations de Doha aboutissent à l'élimination de ces subventions directes. La question est toujours à l'examen, et le Directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, M. Pascal Lamy, a déclaré à la réunion d'aujourd'hui qu'il espérait que les négociateurs aborderaient de nouveau la question lors de la "miniréunion ministérielle" de la mi décembre.

Les orateurs ont déclaré que les problèmes du secteur du coton devaient être abordés dans une optique large. Des mesures devraient être prises pour améliorer la transformation dans les pays en développement, augmenter les intrants agricoles et promouvoir l'organisation du secteur et l'entreposage. Ils ont également appelé à des mesures pour réduire l'instabilité des prix du coton et élargir la base économique des pays en développement de façon qu'ils soient moins dépendants de leurs exportations de coton. Il fallait lancer un véritable "Plan Marshall" pour le secteur du coton.

L'actuelle crise financière internationale aura d'importantes répercussions sur les exportations de coton, ont déclaré les ministres africains du commerce et d'autres intervenants, ajoutant que la hausse des prix alimentaires et de la demande de biocombustibles avait incité de nombreux agriculteurs à abandonner la production de coton.

Le Secrétaire général de la CNUCED, M. Supachai Panitchpakdi a déclaré "qu'il était important à ce stade d'éliminer les mesures qui faussaient les échanges et les obstacles à l'accès aux marchés". Il était également important, pour dynamiser les exportations de coton des pays en développement, d'améliorer la compétitivité de ces pays.

Cette réunion sur le coton a été convoquée par la CNUCED en raison de l'importance pour de nombreux pays en développement du commerce des produits de base. Elle fait également suite aux résultats de la douzième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, tenue en avril à Accra, au Ghana. L'Accord d'Accra appelle la CNUCED à renforcer sensiblement ses travaux sur les interactions entre le secteur des produits de base et les problèmes de commerce et de développement. À la réunion multipartite sur le coton, les ministres ont déclaré que la CNUCED devrait créer un groupe de travail permanent sur le coton, en raison des problèmes qui se posent dans ce secteur.

Ont participé à la réunion du 2 décembre: Mme Christine Ouinsavi, Ministre béninoise du commerce et de l'industrie; M. Ramadan Issa, Ministre tchadien du commerce et de l'industrie; M. Youssouf Soumahoro, Ministre ivoirien du commerce et de l'industrie; M. Ahamadou Abdoulaye Diallo, Ministre malien du commerce et de l'industrie; M. Mamadou Diop, Ministre sénégalais du commerce; et M. Phineas Chiota, Vice Ministre zimbabwéen du commerce et de l'industrie.



 

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