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02 dec 08 - La nécessité d´une marge d´action nationale suffisante renforcée par la crise financière

Doha 2008La nécessité d´instaurer un meilleur équilibre entre les instruments internationaux de gouvernance économique et l´autonomie d´action de tous les pays a été abordée dans le cadre d´une manifestation parallèle à la Conférence internationale de suivi sur le financement du développement chargée d´examiner la mise en œuvre du Consensus de Monterrey.


Cette manifestation parallèle sur la crise financière, les déséquilibres mondiaux et la marge d´action nationale, organisée conjointement par la CNUCED et le Gouvernement des Pays Bas, a suscité beaucoup d´intérêt, réunissant plus de 60 représentants de délégations, d´organisations non gouvernementales et de milieux universitaires.

Les participants sont tombés d´accord sur le fait que les solutions appropriées à la crise financière et économique allaient de pair avec une marge d´action nationale suffisante en matière de politique économique.

La crise financière actuelle soulignait par ailleurs à quel point une meilleure gestion monétaire et financière s´avérait nécessaire à l´échelle internationale. Il fallait par conséquent faire plus d´efforts pour atteindre le bon équilibre entre autonomie d´action nationale et règles et réglementations internationales.

D´aucuns ont laissé entendre que, dans une économie mondialisée, la marge d´action nationale était limitée à la fois par des contraintes juridiques et par des contraintes de fait.

Les contraintes juridiques découlaient principalement des accords commerciaux conclus aux niveaux multilatéral, régional et bilatéral. Elles existaient aussi dans les domaines macroéconomique et financier, compte tenu des conditions dont les institutions financières internationales assortissaient leur aide. Selon certains, ces conditions, notamment l´obligation de mettre en place des politiques monétaires et budgétaires restrictives et d´imposer des limites étroites concernant les opérations de renflouement public, avaient à maintes reprises nui aux pays en développement lors de crises précédentes. En revanche, les gouvernements actuels des grands pays industrialisés n´éprouvaient aucune difficulté à appliquer des programmes de renflouement financier et macroéconomique sans précédent.

Les contraintes de fait entravant la marge d´action nationale étaient quant à elles liées à l´intégration des pays à l´économie mondialisée, en particulier la libéralisation financière, ce qui avait alimenté l´instabilité et le caractère procyclique du système financier. Une amélioration des règles et des réglementations dans le domaine des finances internationales pourrait contribuer à accroître la marge d´action nationale en stabilisant davantage les relations monétaires et financières internationales. Certains ont fait observer qu´une meilleure gestion de l´économie mondiale ne pourrait se faire sans une plus grande participation des gouvernements. Toutefois, ce principe ne devait pas être appliqué de façon discriminatoire: tous les pays, et non seulement quelques uns, devaient disposer d´une marge d´action suffisante. Néanmoins, ces règles devraient peut être tenir compte du fait que la capacité institutionnelle n´était pas la même dans tous les pays et qu´elle devait être sensiblement renforcée dans de nombreux pays en développement.


 

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