COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Qui sont les pays les moins avances ?

EMBARGO
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20 novembre 2018, 18:00 à Genève

UNCTAD/PRESS/IN/2018/008
Genève, Suisse, (20 novembre 2018)
La CNUCED publie aujourd’hui son Rapport 2018 sur les pays les moins avancés. Les 47 pays ci-après sont actuellement désignés par l’Organisation des Nations Unies dans cette catégorie dite des « PMA » :

Afghanistan, Angola, Bangladesh, Bénin, Bhoutan, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Comores, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Haïti, Îles Salomon, Kiribati, Lesotho,  Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Myanmar, Népal, Niger, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République démocratique populaire lao,  République-Unie de Tanzanie, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tchad, Timor-Leste, Togo, Tuvalu, Vanuatu, Yémen, Zambie

La liste des PMA est revue tous les trois ans par le Comité des politiques de développement, un groupe d’experts indépendant qui fait rapport au Conseil économique et social de l’ONU. Dans les rapports qu’il présente à ce dernier, le Comité des politiques de développement peut recommander que des pays soient ajoutés à la liste des PMA ou qu’ils en soient retirés (on parle alors de « reclassement »).

Le Comité des politiques de développement a utilisé les critères du revenu par habitant, du capital humain et de la vulnérabilité économique, à son dernier examen de la liste, en mars 2018 (voir encadré ci-dessous). À ces trois critères correspondent différents seuils qui servent à déterminer quels pays doivent être ajoutés à la liste et quels pays seront reclassés.

Un pays remplit les conditions requises pour être ajouté à la liste des PMA s’il atteint les seuils prévus à cet effet pour chacun des trois critères et si sa population n’excède pas 75 millions d’habitants. Cependant, il n’obtiendra le statut de PMA que si son gouvernement l’accepte.

En règle générale, un pays remplit les conditions requises pour sortir de la catégorie des PMA s’il atteint les seuils définis pour au moins deux critères sur trois lors au cours d’au moins deux examens consécutifs de la liste.

Toutefois, si un PMA présente un revenu national brut par habitant sur trois ans qui est au moins égal au double du seuil requis pour sortir de la catégorie (c’est-à-dire 2 460 dollars) et que ce résultat est jugé durable, il pourra être rayé de la liste quels que soient ses résultats au titre des deux autres critères.

La situation générale de la question du reclassement à l’issue de l’examen de mars 2018 apparaît comme suit : 
• Cinq cas de reclassement : Angola, Bhoutan, Îles Salomon, Sao Tomé et-Principe et Vanuatu ; la date du reclassement est connue pour deux pays : Vanuatu (décembre 2020) et Angola (février 2021) ;
• Deux cas de reclassement hypothétiques, sur lesquels les États membres devront se prononcer : Kiribati et Tuvalu ;
• Deux cas dans lesquels le Comité des politiques de développement a reporté l’examen de la question du reclassement : Népal et Timor-Leste ;
• Trois cas de préadmissibilité au reclassement (et de pleine admissibilité probable en 2021) :  Bangladesh, Myanmar et République démocratique populaire lao.

En 2018, il y avait donc 12 PMA admissibles ou préadmissibles au reclassement. Si on ajoute ces 12 cas dans lesquels les critères de reclassement sont remplis à celui des deux pays qui ont obtenu leur reclassement depuis 2011 (Guinée équatoriale et Samoa), et compte tenu du fait que le Soudan du Sud a été ajouté à la catégorie en 2012, le bilan global du reclassement en 2018 est que les critères de reclassement ont été atteints par 29 % des PMA.

Ce taux restera inchangé jusqu’en 2020, le prochain examen de la liste par le Comité des politiques de développement étant prévu en 2021.

Ces résultats sont loin de ceux escomptés par la communauté internationale qui, en 2011, avait fixé comme objectif que « la moitié des PMA répondent aux critères de reclassement d’ici à 2020 ». 

Depuis la création de la catégorie des PMA par l’ONU en 1971, cinq pays ont été reclassés :

• Le Botswana, en décembre 1994 ;
• Le Cap-Vert, en décembre 2007 ;
• Les Maldives, en janvier 2011 ;
• Samoa, en janvier 2014 ;
• La Guinée équatoriale, en juin 2017.

Publié chaque année par la CNUCED, le Rapport sur les pays les moins avancés constitue un ouvrage très complet et faisant autorité, qui fournit une analyse socioéconomique et des recommandations pratiques sur la catégorie des PMA.


Le Comité des politiques de développement a utilisé les trois critères suivants lors de son dernier examen de la liste, en mars 2018 :
• Le critère du « revenu par habitant », fondé sur une estimation moyenne du revenu national brut par habitant effectuée sur trois ans, avec un seuil de 1 025 dollars pour pouvoir être ajouté à la liste, et un seuil de 1 230 dollars pour en être retiré ; 
• Le critère du « capital humain », dans lequel intervient un indice composite (l’indice du capital humain) basé sur les indicateurs suivants : nutrition (pourcentage de la population qui est sous-alimentée) ; mortalité infantile (nombre d’enfants morts avant l’âge de 5 ans pour 1 000 naissances vivantes) ; mortalité maternelle (pour 100 000 naissances vivantes) ; scolarisation (taux brut de scolarisation dans l’enseignement secondaire) ; et alphabétisation (taux d’alphabétisation des adultes) ;
• Le critère de la « vulnérabilité économique », dans lequel intervient un indice composite (l’indice de vulnérabilité économique) basé sur les indicateurs suivants : chocs naturels (indice d’instabilité de la production agricole, et part de la population victime de catastrophes naturelles), chocs commerciaux (indice d’instabilité des exportations de biens et de services), exposition physique aux chocs (part de la population vivant dans des zones de faible élévation), exposition économique aux chocs (part de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche dans le produit intérieur brut, et indice de concentration des exportations de marchandises), petite dimension économique (taille de la population en logarithme), et éloignement économique (indice d’éloignement).   

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