COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Les pays en développement d’Asie reçoivent plus de 500 milliards de dollars d’investissements

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12 juin 2019, 19:00 à Genève

UNCTAD/PRESS/PR/2019/020
Geneva, Suisse, (12 juin 2019)

La région reçoit 39 % des flux d’investissements mondiaux, soit la part la plus importante

La région accueille plus de 4 000 zones économiques spéciales, soit les trois quarts du total mondial

En 2018, les flux d’investissement étranger direct (IED) vers les pays en développement d’Asie ont progressé de 3,9 % pour atteindre 512 milliards de dollars des États-Unis, indique la CNUCED dans son Rapport sur l’investissement dans le monde 2019.

Les principaux pays où les flux ont progressé sont la Chine, Hong Kong (Chine), Singapour, l’Indonésie et d’autres pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, ainsi que l’Inde et la Turquie.

La région est restée celle qui reçoit le plus d’IED au monde, absorbant 39 % des entrées mondiales en 2018, contre 33 % en 2017.

« Les perspectives concernant les flux d’IED vers la région en 2019 sont d’un optimisme prudent, à la faveur des perspectives économiques favorables et des efforts en cours pour améliorer le climat d’investissement dans plusieurs grands pays », a déclaré James Zhan, Directeur de la Division de l’investissement et des entreprises de la CNUCED.

Asie de l’Est

L’IED à destination de l’Asie de l’Est a augmenté de 4 % pour atteindre 280 milliards de dollars en 2018, les entrées d’IED en Chine − pays en développement qui en reçoit le plus − augmentant de 4 % pour atteindre un montant sans précédent de 139 milliards de dollars, représentant plus de 10 % du total mondial. Les investisseurs étrangers ont créé plus de 60 000 nouvelles entreprises dans le pays en 2018.

L’IED à destination de Hong Kong (Chine) a augmenté de 4 % pour atteindre 116 milliards de dollars, principalement dans des activités de services.

L’IED à destination de la République de Corée a reculé de 19 % à 14 milliards de dollars, en raison d’une diminution sensible des prêts intragroupe.

Asie du Sud-Est

L’Asie du Sud-Est a bénéficié d’un niveau record d’investissements, en hausse de 3 %, à 149 milliards de dollars.

La solidité des investissements en provenance de pays d’Asie et la vigueur des investissements entre pays de l’ASEAN ont soutenu la croissance de l’IED dans la sous‑région.

Cette croissance a été tirée par la vigueur des investissements intervenus à Singapour, en Indonésie, au Viet Nam et en Thaïlande principalement.

Le secteur manufacturier et le secteur des services, en particulier la finance et le commerce de détail et de gros, y compris l’économie numérique, ont continué d’attirer les flux vers la sous-région.

L’IED vers certains pays comme la Malaisie et les Philippines a diminué.

Asie du Sud

Les entrées d’IED en Asie du Sud ont progressé de 3,5 % à 54 milliards de dollars.

Les investissements en Inde − pays de la sous-région qui reçoit les flux les plus importants − ont augmenté de 6 % pour atteindre 42 milliards de dollars, avec des flux soutenus dans les activités manufacturières, la communication, les services financiers et les fusions-acquisitions internationales.

Les flux vers le Bangladesh et le Sri Lanka ont atteint un niveau record, soit 3,6 milliards et 1,6 milliard de dollars, respectivement. Le Pakistan, a enregistré un recul de 27 %, des investissements, à 2,4 milliards de dollars.

Asie occidentale

L’Asie de l’Ouest, où la plus forte progression des investissements a concerné la Turquie et l’Arabie saoudite, a connu une progression de 3 % des investissements, pour un montant de 29 milliards de dollars, mettant fin à une tendance baissière presque ininterrompue depuis dix ans.

Néanmoins, les entrées d’IED ne représentaient encore que le tiers seulement du pic de 85 milliards de dollars atteint en 2008 et sont restées inégales.

Quatre pays − la Turquie, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Liban − ont absorbé environ 90 % de l’IED de cette sous-région.

Diminution des sorties d’IED

Les sorties d’IED de l’Asie ont diminué de 2,5 %, à 401 milliards de dollars.

La région est restée une source d’investissement importante, qui a représenté 40 % des sorties d’IED mondiales en 2018.

Ce recul s’explique principalement par une diminution des investissements chinois, pour la deuxième année consécutive, et singapouriens.

Les sorties d’IED de l’Asie de l’Est ont chuté à 271 milliards de dollars et celles de l’Asie du Sud-Est (70 milliards) et de l’Asie du Sud (11 milliards) n’ont guère varié.

Les sorties d’IED de l’Asie occidentale ont grimpé à 49 milliards de dollars en 2018, contre 39 milliards de dollars en 2017, principalement en raison d’investissements plus élevés de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de la Turquie.

Les investissements à l’étranger de certains pays comme la République de Corée et la Thaïlande ont augmenté.

Des perspectives relativement optimistes pour 2019

Toutes les sous-régions de l’Asie en développement devraient recevoir des flux plus élevés. Ces perspectives sont étayées par un doublement de la valeur des projets de création de capacités annoncés dans la région, qui semble indiquer un potentiel de croissance ininterrompu pour l’IED.

Néanmoins, les incertitudes liées aux tensions commerciales internationales pourraient peser sur le climat.

Au chapitre des sorties, la coopération bilatérale menée dans le cadre de l’initiative « Une Ceinture et une Route » devrait continuer de favoriser les investissements vers les axes concernés, particulièrement dans les infrastructures.

La plus large part des zones économiques spéciales au monde

Sur les 5 400 zones économiques spéciales (ZES) qui existent dans le monde, plus de 4 000 se trouvent dans des pays en développement d’Asie.

La Chine est le pays qui en compte le plus grand nombre, soit plus de 2 500. Ensemble, les pays d’Asie du Sud-Est en comptent plus de 700. L’Asie du Sud en compte plus de 450 et l’Asie de l’Ouest plus de 200.

La poursuite des politiques expérimentées par la Chine dans des zones de grande superficie, et de ses mesures de facilitation des investissements et d’assouplissement des règles relatives aux prises de participation étrangère dans des secteurs comme la finance et la santé dans des zones de libre-échange pilotes, devraient attirer de nouveaux investissements.

D’autres pays de la région continuent de mettre en place davantage de ZES. Les pays d’Asie du Sud-Est planifient 200 zones supplémentaires.

Pour l’Inde, le Bangladesh et le Pakistan, pris ensemble, on dénombre plus de 200 projets de zones.

Instrument visant à soutenir la transformation structurelle, ces zones sont conçues pour attirer certaines activités, comme la production manufacturière, la transformation des ressources naturelles, ou des secteurs et des services à forte intensité technologique, à l’appui de la transformation structurelle du pays considéré.

L’Inde, la République de Corée, les Philippines et la Turquie mettent l’accent sur les technologies de l’information et de la communication pour leurs zones, tandis que l’Asie occidentale privilégie les services et que la plupart des pays de l’Asie du Sud-Est cherchent à attirer différents types d’activités manufacturières.

Le développement de nouvelles ZES stimule également les investissements de création de capacités, en particulier dans la construction de sites industriels et la production d’électricité comme c’est le cas de zones créées en Indonésie, en Thaïlande et au Viet Nam.

Figure 1 - Pays d’Asie en développement : entrées d’IED par sous-région, 2017 et 2018
(En milliards de dollars)
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Source : CNUCED, Rapport sur l’investissement dans le monde 2019.

Figure 2 - Pays d’Asie en développement : sorties d’IED par sous-région, 2017 et 2018
(En milliards de dollars)
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Source : CNUCED, Rapport sur l’investissement dans le monde 2019.

Figure 3 - Pays d’Asie en développement : pays comptant le plus grand nombre de zones économiques spéciales, 2019
(Nombre de zones)
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Source : CNUCED, Rapport sur l’investissement dans le monde 2019.


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