unctad.org | Les 50 ans de la CNUCED – Bref historique
Les 50 ans de la CNUCED – Bref historique
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Repères

Le plan de ce livre découle du choix fait par l’auteur de privilégier les forces externes plutôt qu’internes pour expliquer les changements organisationnels. Au premier chapitre, je pose les questions suivantes: «D’où vient la CNUCED?» et «Quelles sont les forces à l’origine de sa création?», et j’examine les circonstances qui ont précédé sa création. Dans les chapitres II à VIII, je brosse un historique des activités, des réalisations et des transformations de la CNUCED jusqu’à aujourd’hui.

Le chapitre II porte sur les compromis qui ont façonné la CNUCED à ses débuts et sur ses difficultés de jeunesse, l’effet dynamisant qu’elle a eu sur d’autres institutions économiques internationales et les résultats qu’elle a obtenus dans la lutte contre les cartels du secteur des transports maritimes internationaux et contre d’autres pratiques restrictives. Le chapitre III est consacré aux tentatives faites par Raúl Prebisch pour réaliser le programme de fond qu’il avait conçu pour la CNUCED, à savoir l’adoption de nouveaux accords sur le prix des produits de base, la mise en place d’un mécanisme de financement supplémentaire et l’octroi de préférences tarifaires pour les exportations industrielles des pays en développement. Ce dernier objectif a fini par être atteint grâce à l’adoption du système généralisé de préférences.

Le chapitre IV s’intéresse à la poursuite du programme de Prebisch, parti brusquement en 1969, dans l’agitation des années 1970, et aux motifs pour lesquels les efforts déployés n’ont eu que de maigres résultats. Dans le chapitre V, l’auteur explique les raisons de l’échec de la stratégie ambitieuse suivie par la CNUCED pour instaurer un nouvel ordre économique international et de l’effondrement du dialogue Nord-Sud, ainsi que l’effet de la crise de la dette des années 1980 sur la cohésion du Groupe des 77. Il y salue par ailleurs deux initiatives couronnées de succès, prises par la CNUCED pour faire face à ces problèmes: la création du Système de gestion et d’analyse de la dette et le lancement du Rapport sur le commerce et le développement.

Le chapitre VI porte sur les dix années pendant lesquelles la CNUCED s’est attelée à la redéfinition de ses priorités, en réponse aux pressions exercées sur l’ONU par les pays industrialisés qui réclamaient une réforme de l’Organisation. Les nouveaux dirigeants étaient plus favorables à la participation de pays en développement aux négociations du Cycle d’Uruguay, ce qui a eu pour effet d’accélérer l’intégration de ces pays dans le système du GATT et d’affaiblir la cohésion du Groupe des 77. La CNUCED a fini par perdre son mandat d’organe de négociations pour les questions commerciales et par voir ses dimensions réduites, mais elle a aussi trouvé de nouveaux domaines d’activité, notamment celui de l’investissement international. Le chapitre VII traite de la manière dont la CNUCED s’est adaptée à l’arrivée sur la scène internationale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et a lancé son programme d’initiatives de négociations. Alors que la CNUCED continuait de rechercher le consensus, les négociations à l’OMC étaient de plus en plus marquées par le désaccord, le mécontentement et l’échec. Tant que le commerce et le développement resteront des questions aussi controversées, il y aura toujours des affrontements quelque part dans le système international.

Le chapitre VIII nous amène jusqu’à la période actuelle. On y relate l’essoufflement de la CNUCED dans le domaine du commerce, les mesures de rationalisation et de simplification organisationnelle prises à la suite du premier rapport du Groupe de personnalités de la CNUCED, et du changement de tonalité dans la recherche et les activités de promotion après la crise financière et économique de 2007 2008. Les dernières sections du chapitre traitent des négociations difficiles conduites à Doha, lors de la treizième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, au sujet du rôle de la macroéconomie et de la finance dans le présent mandat de l’organisation.

Le chapitre IX porte sur la question de savoir quelle direction la CNUCED devrait suivre à présent. Il est impossible de faire marche arrière, de retrouver le prétendu «âge d’or» des années 1960 et 1970, qui n’avait en réalité rien de particulièrement doré. Je considère que la CNUCED a toujours été, d’une façon ou d’une autre, favorable à la mondialisation, alors même qu’elle - ou du moins certaines de ses composantes - en reconnaissaient les défaillances. J’émets donc l’hypothèse qu’elle s’emploiera à identifier les menaces qui pèsent sur la mondialisation dans le domaine du commerce et du développement et qu’elle contribuera à les gérer. Dans ce dernier chapitre, je présente ce que je considère comme les cinq principaux facteurs de risque, qui sont tous liés à des lacunes du système de gouvernance internationale et dont j’examine les conséquences pour le rôle futur de la CNUCED, sans perdre de vue que ce sont les États membres qui se prononceront sur les mandats et les programmes de travail. Comme toutes les activités devront être justifiées dans le contexte de la concurrence avec les autres organisations internationales, je fais valoir qu’un meilleur système d’évaluation indépendante constituerait un avantage comparatif de poids.

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