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UNCTAD/PRESS/IN/2020/001
Qui sont les pays les moins avancés ?

Geneva, Suisse, 3 décembre 2020

A ce jour, 47 pays sont classés par les Nations Unies parmi les pays les moins avancés (PMA). La CNUCED publie aujourd’hui les recherches qu’elle leur consacre dans son Rapport 2020 sur les pays les moins avancés. En voici la liste :

Afghanistan, Angola, Bangladesh, Bénin, Bhoutan, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Comores, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée‑Bissau, Haïti, Îles Salomon, Kiribati, Lesotho,

Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Myanmar, Népal, Niger, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République démocratique populaire lao,

République-Unie de Tanzanie, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tchad, Timor-Leste, Togo, Tuvalu, Vanuatu, Yémen, Zambie

La liste des PMA est revue tous les trois ans par le Comité des politiques de développement, un groupe d’experts indépendant qui fait rapport au Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC). Dans les rapports qu’il présente à ce dernier, le Comité des politiques de développement peut recommander que des pays soient ajoutés à la liste des PMA ou qu’ils en soient retirés (on parle alors de « reclassement »).

Le Comité des politiques de développement utilisera les critères du revenu par habitant, du capital humain et de la vulnérabilité économique, lors du prochain examen de la liste, en février 2021(voir ci-dessous). À ces trois critères correspondent différents seuils qui servent à déterminer quels pays doivent être ajoutés à la liste et quels pays seront reclassés.

Un pays remplit les conditions requises pour être ajouté à la liste des PMA s’il atteint les seuils prévus à cet effet pour chacun des trois critères et si sa population n’excède pas 75 millions d’habitants. Cependant, il n’obtiendra le statut de PMA que si son gouvernement l’accepte.

En règle générale, un pays remplit les conditions requises pour sortir de la catégorie des PMA s’il atteint les seuils définis pour au moins deux critères sur trois lors au cours d’au moins deux examens consécutifs de la liste.

Toutefois, si un PMA présente un revenu national brut par habitant sur trois ans qui est au moins égal au double du seuil requis pour sortir de la catégorie (c’est-à-dire 2 444 dollars) et que ce résultat est jugé durable, il pourra être rayé de la liste quels que soient ses résultats au titre des deux autres critères.

La situation générale de la question du reclassement à l’issue de l’examen de mars 2018 apparaît comme suit : 

  • Cinq pays feront l’objet d’un reclassement : Vanuatu en décembre 2020, Angola en février 2021, Bhoutan en 2023, Îles Salomon et Sao Tomé‑et-Principe en 2024 ;
  • Deux cas, sur lesquels les États membres devront se prononcer à l’ECOSOC, ont été reportés au plus tard à 2021 : Kiribati et Tuvalu ;
  • Deux cas pour lesquels le Comité des politiques de développement a reporté l’examen de la question du reclassement à 2021 : Népal et Timor-Leste ;
  • Trois cas de pré-admissibilité au reclassement (et de pleine admissibilité probable en 2021) : Bangladesh, Myanmar et République démocratique populaire lao.

Cela signifie que dès 2020, 12 PMA sont admissibles ou pré-admissibles au reclassement.

Ces résultats sont loin de ceux escomptés par la communauté internationale qui, en 2011, avait fixé comme objectif que « la moitié des PMA répondent aux critères de reclassement d’ici à 2020 ». 

Depuis la création de la catégorie des PMA par l’ONU en 1971, cinq pays ont été reclassés :

  • Le Botswana, en décembre 1994 ;
  • Le Cap-Vert, en décembre 2007 ;
  • Les Maldives, en janvier 2011 ;
  • Samoa, en janvier 2014 ;
  • La Guinée équatoriale, en juin 2017.

Publié chaque année par la CNUCED, le Rapport sur les pays les moins avancés constitue un ouvrage très complet et faisant autorité, qui fournit une analyse socioéconomique et des recommandations pratiques sur la catégorie des PMA.

 

Le Comité des politiques de développement utilisera les trois critères suivants lors de son prochain examen de la liste, en février 2021 :

•       Le critère du « revenu par habitant », fondé sur une estimation moyenne du revenu national brut par habitant effectuée sur trois ans, avec un seuil de 1 018 dollars pour pouvoir être ajouté à la liste, et un seuil de 1 222 dollars pour en être retiré ;  

•       Le critère du « capital humain », - Un critère de capital humain, impliquant un indice composite (l'indice de capital humain) composé de deux sous-indices : un sous-indice de santé et un sous-indice d'éducation : (i) le taux de mortalité des moins de cinq ans ; (ii) le taux de mortalité maternelle ; (iii) et la prévalence du retard de croissance. Le sous-indice de l'éducation contient trois indicateurs : (i) le taux brut de scolarisation dans le secondaire ; (ii) le taux d'alphabétisation des adultes ; et (iii) l'indice de parité entre les sexes pour la scolarisation dans le secondaire.

•       Un critère de « vulnérabilité économique et environnementale », impliquant un indice composite (l'indice de vulnérabilité économique et environnementale) composé de deux sous-indices : un sous-indice de vulnérabilité économique et un sous-indice de vulnérabilité environnementale. Le sous-indice de vulnérabilité économique contient quatre indicateurs : (i) part de l'agriculture, de la chasse, de la sylviculture et de la pêche dans le PIB ; (ii) éloignement et enclavement ; (iii) concentration des exportations de marchandises ; et (iv) instabilité des exportations de biens et services. Le sous-indice de vulnérabilité environnementale contient quatre indicateurs : (i) la part de la population vivant dans les zones côtières peu élvevées ; (ii) la part de la population vivant dans les zones arides ; (iii) l'instabilité de la production agricole ; et (iv) les victimes de catastrophes.

 

   

 

     

 

Figure : Les Pays les moins avancés

Afrique 33, Asie 9, Caraïbes 1, Pacifique 4

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