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UNCTAD/PRESS/PR/2021/043
La COVID-19 réduit le fret maritime en Amérique latine et dans les Caraïbes

La lenteur des progrès dans le domaine de la numérisation et des opérations électroniques ou « sans papier », le manque de transparence des procédures réglementaires et les lacunes en matière de planification à long terme freinent la performance des ports de la région.


Geneva, Suisse, 18 novembre 2021

La baisse du fret maritime embarqué et débarqué en Amérique latine et dans les Caraïbes est estimée à 3,4 % entre 2019 et 2020, d'après l'Étude sur les transports maritime 2021 de la CNUCED publiée le 18 novembre.

Durant cette période les exportations et les importations ont chuté dans presque toutes les régions du monde, en raison de la pandémie de la COVID-19. En Amérique latine, le PIB a baissé de 7,1 % en 2020, tandis que les exportations et les importations totales de marchandises ont toutes deux diminué, les importations étant plus durement touchées.

Le trafic portuaire de conteneurs de la région a diminué de 1,8 % en 2020, avec des volumes totalisant 59 millions d'équivalents vingt pieds (EVP), soit 7,2 % du trafic portuaire mondial de conteneurs.

Les 10 premiers pays de la région

La répartition et les performances des ports varient considérablement. Les 10 premiers pays selon le nombre de terminaux portuaires comptent le Brésil (en tête avec 306), le Mexique, l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Colombie, le Paraguay, le Venezuela, le Panama et Cuba. Ensemble ils représentent 74% des installations portuaires de la région.

En revanche, 15 pays ou territoires disposent chacun de cinq installations portuaires ou moins - Antiqua et Barbuda, Bermudes, Belize, Barbade, îles Turks et Caicos, El Salvador, Aruba, Bonaire, îles Cayman, Dominique, Anguilla, Montserrat, Saint Eustache, Saint Barth et Saint Martin.

Figure - Nombre et types de terminaux dans les sous-régions d'Amérique latine et des Caraïbes

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Le rapport note que le système portuaire diffère dans la région en termes de maturité et de productivité. Par exemple, dans les catégories du vrac liquide et sec, la productivité est plus élevée dans les pays les plus spécialisés, comme en Argentine, au Brésil et en Colombie, qui déplacent près de 600 millions de tonnes par an.

Ces dernières années, la région a connu une énorme croissance en termes de conteneurs, bien que seuls quatre terminaux spécialisés disposent encore de processus semi-automatisés. Les progrès en matière de numérisation et d’opérations électroniques ou « sans papier » ont également été lents, et les procédures réglementaires ne sont pas très transparentes, ce qui rend difficile la promotion d'une concurrence efficace. La planification à long terme a montré un manque de prévoyance concernant les ports et la connectivité avec les infrastructures de l'arrière-pays.

Dans certaines régions, les marchés quasi-monopolistiques sont faiblement réglementés, tandis que dans d'autres, la concurrence est excessive, ce qui peut s'avérer néfaste. Les systèmes de conception, d'octroi et de suivi des concessions sont entravés par des faiblesses institutionnelles qui finalement donnent souvent lieu à de l’inefficacité et perte de productivité.

Autres faits et chiffres clés

Les services logistiques et portuaires sont fournis par 1,967 installations portuaires réparties dans 50 pays et territoires de la région, dont un peu moins des deux tiers sont certifiés conformes au code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS).

Le Panama est resté le pays doté de la plus grande flotte du monde (tpl et valeur commerciale en $) enregistrée sous son pavillon.

Le port le mieux desservi en Amérique latine et dans les Caraïbes en 2020, selon l'indice de connectivité des transports maritimes de ligne (LSCI) de la CNUCED, était Carthagène, en Colombie.