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UNCTAD/PRESS/PR/2014/020
Les investissements étrangers directs dans les pays en développement sans littoral diminuent pour la deuxième année consécutive
Selon le World Investment Report 2014, l’investissement international est plus important pour les pays en développement sans littoral que pour l’ensemble des pays en développement

Geneva, Suisse, 24 juin 2014

​ En 2013, les entrées d’investissement étranger direct (IED) dans 32 pays en développement sans littoral1 ont chuté de 11 % pour tomber à 29,7 milliards de dollars, selon le World Investment Report 20142  (Rapport sur l’investissement dans le monde 2014), Ce recul intervient après une légère baisse en 2012; c’est la première fois que les entrées d’IED dans ce groupe de pays diminuent pendant deux années consécutives.

Le rapport, sous-titré Investing in the SDGs: An Action Plan (L’investissement au service des ODD: un plan d’action), s’intéresse à la réalisation des futurs objectifs de développement durable.

L’investissement dans les pays en développement sans littoral se concentrait encore dans les pays en développement sans littoral à économie en transition d’Asie centrale et d’Europe (c’est-à-dire en Arménie, en Azerbaïdjan, en ex-République yougoslave de Macédoine, au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Ouzbékistan, en République de Moldova, au Tadjikistan et au Turkménistan), qui recevaient plus de 60 % des flux d’IED.

La baisse la plus importante a été enregistrée dans les pays en développement sans littoral d’Asie, qui ont vu leurs entrées d’IED diminuer de près de 50 %, principalement à cause d’une chute brutale de l’investissement en Mongolie. Selon le rapport, ce recul serait principalement dû à l’entrée en vigueur, au début de l’année 2012, d’une nouvelle loi sur l’investissement qui pourrait avoir touché plusieurs investisseurs. Cette loi a été modifiée en novembre 2013.

Bien que les pays en développement sans littoral d’Afrique aient vu leurs entrées d’IED passer de 18 % à 23 %, le bilan restait mitigé; la moitié des pays a enregistré un recul, tandis que l’autre moitié − principalement des pays exportateurs de minéraux − a connu une hausse, en particulier la Zambie, où les entrées d’IED ont atteint 1,8 milliard de dollars.

Les investissements dans les pays en développement sans littoral d’Amérique latine ont bondi de près de 40 % en raison de l’attrait croissant de l’État plurinational de Bolivie auprès des investisseurs étrangers.

Le rapport fait état d’un changement dans la composition des investisseurs. Alors qu’en 2012, la République de Corée et les pays d’Asie occidentale étaient les principaux investisseurs, en 2013, les investisseurs des pays développés sont arrivés en tête, leur part de l’IED dans les pays en développement passant de 29 % en 2012 à 57 % en 2013. Les services ont continué de susciter un fort intérêt chez les investisseurs, en particulier les secteurs de l’électricité, de l’eau, du gaz et des transports.

Étant donné que la deuxième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral doit avoir lieu à Vienne (Autriche) en novembre 2014, les derniers chiffres de l’IED arrivent à un moment important, puisque les responsables gouvernementaux et les investisseurs examinent les perspectives économiques de ces marchés.

Même s’il a globalement baissé, l’IED demeure relativement plus important pour la croissance et la formation de capital dans les pays en développement sans littoral que dans l’ensemble des pays en développement: le stock d’IED en pourcentage du PIB (tableau 1) était en moyenne supérieur de 5 points de pourcentage à celui des pays en développement. Ces dix dernières années, la valeur de l’IED en pourcentage de la formation brute de capital fixe, qui est l’un des piliers du développement, était deux fois plus élevée dans les pays en développement sans littoral que dans les pays en développement (tableau 2).

Figure 1. Stock d’IED en pourcentage du PIB, 2004-2013
(En pourcentage)
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Source: World Investment Report 2014, CNUCED.

 
Figure 2. Entrées d’IED en pourcentage de la formation brute de capital fixe, 2004-2013
(En pourcentage)
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Source: World Investment Report 2014, CNUCED.