Le rapport montre que Madagascar dispose d'opportunités pour ajouter plus de valeur à ses minerais essentiels à la transition énergétique – et pour diversifier son économie bien au-delà du secteur minier.
Le pays possède notamment du nickel, du cobalt, du graphite et de l'ilménite. Mais son intégration aux marchés mondiaux reste surtout concentrée dans les activités en amont, avec une valeur ajoutée nationale limitée et des liens faibles avec le reste de l'économie.
Madagascar peut diversifier son économie bien au-delà des minerais
Le rapport identifie 259 produits potentiels dans 23 secteurs. Parmi eux, 209 produits présentent des opportunités d'exportation mondiales, pour un potentiel pondéré d'environ $1,1 milliard.
Ces possibilités ne se limitent pas aux minerais essentiels. Elles concernent aussi les plastiques, les produits chimiques, l'habillement et les textiles, les machines et la transformation alimentaire. Le rapport souligne ainsi que la diversification dépendra du renforcement d'une base industrielle plus large.
Des opportunités validées pourraient générer près de 20 000 emplois
Après validation avec les parties prenantes, le rapport retient 124 produits exploitables dans huit secteurs prioritaires. Leur mise en œuvre nécessiterait environ $1,82 milliard d'investissements sur plusieurs années et présente un potentiel de création de 19 696 emplois directs et indirects.
L'habillement et les textiles arrivent en tête pour l'emploi, avec 39 produits validés, environ $120 millions d'investissements et 8 576 emplois potentiels. La transformation alimentaire présente aussi un fort potentiel, avec environ $69 millions d'investissements et 2 055 emplois potentiels.
Le rapport souligne aussi une dimension sociale importante. Dans les secteurs prioritaires, les femmes représentent actuellement environ 52 % de l'emploi direct total, surtout grâce à l'habillement et à la transformation alimentaire.
Les marchés régionaux peuvent soutenir la diversification
Les marchés régionaux offrent aussi des opportunités estimées. Dans la Communauté de développement de l'Afrique australe, les opportunités d'exportation au-delà des minerais essentiels atteignent $275,1 millions. Elles sont dominées par les produits chimiques, le papier et carton et la transformation alimentaire.
En Afrique hors SADC, le rapport identifie 120 opportunités d'exportation, pour une valeur estimée à $653,9 millions. Les principaux secteurs sont le papier et carton, les produits chimiques et les plastiques.
La priorité est de renforcer les capacités productives
Le rapport avertit que les activités extractives risquent de rester des enclaves si elles ne sont pas mieux intégrées à l'économie nationale. Leur impact dépendra des liens créés avec les entreprises locales, les fournisseurs, les services industriels et les secteurs manufacturiers.
Il recommande de renforcer les compétences, le financement, les infrastructures, le soutien aux entreprises, l'innovation et l'accès aux marchés. L'objectif est de bâtir progressivement les capacités nécessaires à une diversification plus large et plus durable.
