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Le chef ad intérim de la CNUCED s'exprime sur les défis de la coopération internationale

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Pedro Manuel Moreno a averti que les tensions géopolitiques, l’alourdissement de la dette et la fragmentation économique mettent à rude épreuve la coopération au service du développement et a appelé à une réforme urgente de l’architecture financière internationale.

Deputy Minister of Foreign Affairs of Armenia Robert Abisoghomonyan met with Pedro Manuel Moreno, Acting Secretary-General and Deputy Secretary-General of the United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD).
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© Ministère des Affaires étrangères d’Arménie | Le Secrétaire général ad intérim de la CNUCED, Pedro Manuel Moreno, rencontre le vice-ministre des Affaires étrangères d’Arménie, Robert Abisoghomonyan, le 6 mai à Erevan.

Participant au Dialogue de Erevan 2026, le Secrétaire général ad interim de la CNUCED, Pedro Manuel Moreno, est intervenu lors d’une session consacrée aux défis de la coopération en matière de développement. Il a averti que la coopération pour le développement est de plus en plus mise à rude épreuve alors que les tensions géopolitiques, la fragmentation économique et la montée du protectionnisme aggravent les vulnérabilités mondiales.

Une succession de chocs mondiaux alourdit les coûts et la dette

M. Moreno a déclaré que le monde est confronté non pas à une crise isolée mais à une « cascade » de chocs interconnectés. Les perturbations liées aux conflits affectant les marchés de l’énergie, notamment la tension dans le détroit d’Hormuz, font grimper les prix de l’énergie et des engrais, ce qui a pour effet d’augmenter les coûts alimentaires et le fardeau de la dette dans les pays en développement.

Il a souligné que 3,4 milliards de personnes vivent désormais dans des pays qui consacrent plus de ressources au service de la dette qu’à la santé ou à l’éducation, tandis que 42 pays consacrent plus de 20 % de leurs recettes d’exportation au remboursement de la dette.

Un appel à achever les réformes financières internationales

Dans ce contexte, il a souligné la nécessité d’achever les réformes de l’architecture financière internationale, notamment par un accès plus rapide à la liquidité en situation de crise, un financement plus contra-cyclique et des banques multilatérales de développement renforcées pour mobiliser l’investissement privé. Il a mis en avant l’engagement de Séville en tant que feuille de route clé pour l’action.

Le Secrétaire général ad interim a également affirmé que l’aide publique au développement reste indispensable pour les pays vulnérables et ne peut être remplacée par les capitaux privés. Il a ajouté que le commerce demeure une source essentielle de financement du développement pour de nombreuses économies.