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Pourquoi les ménages caribéens restent sous pression après l'accalmie des prix du pétrole

Traduction générée par intelligence artificielle.

En cas de divergence, la version anglaise prévaut.

Les ménages des Caraïbes paient plus cher leur carburant et leur électricité, alors même que les marchés pétroliers se stabilisent, ce qui montre que les effets d’un choc d’approvisionnement perdurent au-delà de la perturbation qui les a provoqués.

A market in Kingston, Jamaica.
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© Shutterstock/Photo Spirit | Un marché local à Kingston, Jamaïque.

Les prix du pétrole sont revenus à des niveaux proches de ceux d’avant la crise du détroit d’Hormuz. Mais pour les économies qui importent à la fois du carburant et des denrées alimentaires, la perturbation ne prend pas fin lorsque les marchés se stabilisent. Elle se poursuit à travers les coûts de fret et d’énergie qui pèsent principalement sur les petits importateurs vulnérables.

« La résilience face à ces chocs est inégalement répartie ; les petites économies dépendantes des importations font face aux coûts les plus élevés et disposent du moins de solutions alternatives » , a déclaré Pedro Manuel Moreno, Secrétaire général adjoint par intérim de la CNUCED.

Le dernier rapport de suivi de la CNUCED met en évidence les chocs pétroliers

Les économies importatrices de carburant dont la marge de manœuvre budgétaire est limitée sont les plus durement touchées, les petits États insulaires en développement étant parmi les plus exposés. Sur les 75 économies vulnérables analysées, 65 sont des importateurs nets de pétrole, abritant près d’1 milliard de personnes.

Avec jusqu’à 50 % des denrées alimentaires importées via des chaînes logistiques dépendantes du carburant dans certaines îles des Caraïbes, le coût de l’énergie peut rapidement se répercuter sur le prix des produits de première nécessité. Alors que les prix alimentaires ont déjà augmenté de 55 % à 60 % depuis 2018, les ménages disposent de peu de marge pour absorber une nouvelle hausse.

Higher fuel costs lift World food prices

Conséquences de ces pressions pour les ménages

La CNUCED s’appuie sur l’enquête WFP/CARICOM 2024-2026 réalisée auprès de 13 686 personnes à travers dix pays des Caraïbes.

Dans un premier temps, les effets semblent limités. Les rapports faisant état de « ne pas avoir assez à manger » sont passés de 22,1 % à 22,9 %, tandis que ceux signalant « se coucher le ventre vide » ont augmenté de 21,0 % à 21,6 %. Ces hausses modestes invitent à la prudence plutôt qu’à la rassurance, car les indicateurs de sécurité alimentaire accusent un retard par rapport à l’évolution des prix.

Cependant, les coûts des ménages ont fortement augmenté après avril 2026, touchant l’électricité, l’alimentation, le gaz et les transports.

Perceptions of Price Increase in essential goods before after April

Les signalements de prix perçus plus élevés de l’électricité sont passés de 41 % à 55 % et ceux sur les prix du gaz ont bondi de 38 % à 57 %. Les rapports sur les prix perçus des denrées alimentaires ont également augmenté de 7 %, tandis que ceux sur les transports ont connu une hausse de 4 %. Ces hausses combinées des biens essentiels affectent les budgets des ménages, ce qui limitera le revenu disponible pour leur sécurité alimentaire.

Une charge répartie inégalement dans la région

La Jamaïque signale la plus forte hausse perçue, suivie du Suriname puis de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, tandis que la Guyana et la Grenade font état d’augmentations plus modérées. Puisque l’exposition reflète le système alimentaire et énergétique de chaque pays et non la situation des ménages, il est possible de cibler un soutien préalable aux économies les plus touchées afin de mieux faire face aux chocs futurs.

Les chefs de gouvernement de la CARICOM ont établi un lien entre la sécurité alimentaire régionale et la crise au Moyen-Orient et s’attaquent aux coûts du carburant, du fret et de l’énergie dans le cadre de Vision 25 à l’horizon 2025+5. Les mesures introduites dès maintenant, alors que le choc se fait sentir à travers la hausse des coûts, sont plus efficaces que celles prises une fois l’insécurité alimentaire avérée. Le calendrier de soutien devrait tenir compte du temps de latence afin d’éviter d’exposer les ménages au moment de la plus grande tension.