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Un rapport souligne l'impact des réformes de l'investissement en Mauritanie et le potentiel que le pays recèle

19 décembre 2023

La CNUCED évalue le succès de la nation ouest-africaine dans la mise en œuvre de mesures visant à stimuler l'investissement et recommande des actions supplémentaires pour maximiser le potentiel du pays.

© Shutterstock/Homo Cosmicos | Vue aérienne de la capitale de la Mauritanie, Nouakchott.

Depuis l'examen de la politique d'investissement de la CNUCED en 2009, la Mauritanie a entrepris d'importantes réformes pour renforcer son cadre juridique et institutionnel, ce qui a contribué à une augmentation régulière de l'investissement étranger direct (IED).

De 2009 à 2012, ce pays d'Afrique de l'Ouest, classé parmi les pays les moins avancés (PMA), a vu ses IED grimper rapidement pour atteindre près de 1,4 milliard de dollars. Et entre 2018 et 2022, les entrées d'IED de la Mauritanie ont été plus de deux fois supérieures à la moyenne des PMA africains.

Les principales réformes ont consisté à adopter un nouveau code des investissements, à simplifier les procédures de création d'entreprise et à créer l'Agence mauritanienne de promotion des investissements.

En 2023, le pays a sollicité la CNUCED afin d'évaluer la mise en œuvre des recommandations issues de l'examen de 2009.

Un rapport, publié le 19 décembre, met en lumière les progrès réalisés par la Mauritanie et présente des recommandations supplémentaires basées sur le cadre de la politique d'investissement pour le développement durable de la CNUCED. Ces recommandations visent à encourager le pays à exploiter davantage son potentiel d'investissement et d'entreprenariat.

Le pétrole et le gaz stimulent les investissements étrangers

Les récentes découvertes de gaz au large des côtes mauritaniennes ont stimulé les investissements étrangers. En 2022, le secteur du pétrole et du gaz représentait 94 % des flux d'IED dans le pays.

Si l'énergie a attiré la plupart des investissements, d'autres secteurs gagnent du terrain, notamment la banque, la construction et les infrastructures, les technologies de l'information et de la communication, ainsi que les opportunités émergentes dans le domaine de l'hydrogène vert.

Améliorer le code des investissements

Parmi les domaines prioritaires à améliorer, la CNUCED a identifié le code d'investissement mauritanien – un élément du cadre juridique pour investir dans le pays – pour lequel une nouvelle version est attendue début 2024.

Le rapport recommande, entre autres, de réévaluer la clause de stabilité et de clarifier la norme de traitement énoncée dans le code, ainsi que d'améliorer et d'intégrer certaines incitations non fiscales.

Intégrer le développement durable

Une autre recommandation est d'intégrer davantage les considérations de développement durable dans les accords internationaux d'investissement de la Mauritanie. Cette recommandation vise à s'assurer que les investissements étrangers contribuent davantage aux objectifs de développement.

Le rapport souligne également la nécessité de renforcer les capacités afin de mieux équiper le pays pour les négociations d'accords d'investissement.

Rendre les mesures plus favorables aux entreprises

Tout en félicitant la Mauritanie pour la mise en place d'un guichet unique afin de rationaliser l'enregistrement des entreprises et sa numérisation en cours, la CNUCED souligne la nécessité d'améliorer l'accès à l'information et de simplifier les procédures d'importation et d'exportation.

De même, en ce qui concerne la simplification fiscale, le rapport encourage des mécanismes tels que des remboursements plus efficaces de la taxe sur la valeur ajoutée afin de faciliter les opérations commerciales.

60 évaluations complètes

Depuis 1999, 60 économies ont bénéficié du programme d'examen de la politique d'investissement de la CNUCED, qui fournit des évaluations objectives du cadre juridique, réglementaire et institutionnel d'un pays, offrant des recommandations personnalisées et orientées vers l'action pour soutenir l'investissement et en maximiser les bénéfices.

Les principaux domaines d'évaluation sont les cadres spécifiques à l'IED, la création d'entreprises, la fiscalité, le travail, la concurrence, l'environnement, la gouvernance et les réglementations sectorielles.