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Perspectives sur les préférences commerciales 2025 : Naviguer en période d’incertitude

Traduction générée par intelligence artificielle.

En cas de divergence, la version anglaise prévaut.

À la fin des années 1960, des pays se sont réunis à l’ONU commerce et développement (CNUCED) pour discuter des moyens permettant aux pays en développement d’accroître leurs recettes d’exportation et de s’industrialiser plus rapidement.

Il en est résulté l’engagement des économies développées à accorder des réductions – et dans certains cas la suppression totale – des droits de douane sur les produits fabriqués dans les pays en développement, dans le cadre de ce qui allait être connu sous le nom de « Systèmes généralisés de préférences (SGP) ».  Depuis lors, les SGP constituent la base de diverses formes de préférences commerciales non réciproques (PCNR).

Aujourd’hui, les marchés octroyant des préférences continuent de représenter les principales destinations pour les exportations provenant des pays les moins avancés (PMA). En 2024, environ 70 % du total des exportations des PMA étaient destinées aux 25 économies qui offrent actuellement une forme d’accès préférentiel.

Si les PCNR ont été particulièrement bénéfiques pour les PMA, l’efficacité de ces dispositifs dépend de manière critique de leur conception, de leur renouvellement et de leur enchaînement.

La Perspectives des préférences commerciales 2025 de la CNUCED avertit que la perte de ces conditions préférentielles, en raison d’une suspension, d’une expiration ou d’une graduation, constitue une menace importante pour la réalisation des objectifs de développement dans les PMA, notamment pour ceux qui exportent des produits manufacturés, tout en offrant des pistes pour la modernisation.

Suspensions : le coût de l’imprévisibilité

Le retrait de l’Éthiopie de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) en 2022 illustre les conséquences d’une suspension soudaine. Suite à son exclusion, la croissance des exportations de l’Éthiopie vers les États-Unis est passée de +13,6 % par an à -10,2 %. Ce choc a entraîné plus de 1 000 licenciements dans les usines de confection en un an, le départ de 18 entreprises étrangères entre 2022 et 2025 et une diminution d’un milliard de dollars des flux d’investissements directs étrangers.

Ethiopia’s export growth to the United States fell after preference termination

Expiration : pourquoi le renouvellement est important

L’expiration du Système généralisé de préférences (SGP) des États-Unis en 2020 démontre comment de telles interruptions peuvent perturber les flux commerciaux. Les importations américaines en provenance de pays éligibles sans accès à des dispositifs préférentiels alternatifs ont diminué de 10,5 %.

À l’inverse, les pays ayant pu se tourner vers d’autres dispositifs tels qu’AGOA ou l’Initiative pour le bassin des Caraïbes ont pu atténuer le choc. Ce contraste montre que des dispositifs imbriqués et bien séquencés peuvent préserver la continuité et amortir l’ajustement. En revanche, les lacunes de couverture compromettent les acquis du développement que ces préférences visent à générer.

Losses in generalized system of preferences (GSP) triggered importers switching to other non-reciprocal trade preferences (NTPRs)

Graduation : gérer le succès pour préserver les acquis du développement

La perte des préférences commerciales en raison d’une graduation pourrait réduire les exportations totales de 32 % pour le Bangladesh, 17 % pour le Myanmar et 16 % pour le Cambodge. Ces baisses prévues soulignent la nécessité de mécanismes de transition plus fluides, de périodes d’élimination progressive prolongées et de voies vers des dispositifs alternatifs.

Some countries would see significant export revenue loss following graduation

Moderniser les préférences commerciales pour un impact plus fort sur le développement

Les données convergent vers une conclusion claire : les préférences commerciales non réciproques peuvent renforcer l’industrialisation, l’emploi et la réduction de la pauvreté lorsqu’elles sont prévisibles, gérées de façon transparente et accompagnées de mécanismes clairs de renouvellement et de transition. À l’inverse, lorsqu’elles sont brusquement suspendues, laissées expirer ou retirées sans soutien à la transition, les coûts économiques sont importants – en exportations, investissements et emplois perdus.

Moderniser les PCNR signifie donc renforcer leur fiabilité, assurer leur renouvellement en temps opportun, intégrer de meilleurs dispositifs de transition pour les pays en voie de graduation et les aligner sur les stratégies de développement à long terme des bénéficiaires du programme.

Alors que les politiques sont débattues, si le Comité spécial des préférences de la CNUCED n’est plus opérationnel, la CNUCED continue aujourd’hui d’offrir une tribune de dialogue. Dans le prolongement de cet héritage, de telles plateformes pourraient soutenir le co-développement de dispositifs modernisés de PCNR, favoriser le partage d’expériences et assurer le suivi des progrès.