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Comment le renouvellement de l’AGOA façonne l’avenir du commerce africain

Traduction générée par intelligence artificielle.

En cas de divergence, la version anglaise prévaut.

Par Rebeca Grynspan, Secrétaire générale, ONU commerce et développement (CNUCED)

Rebeca Grynspan, Secretary-General of UNCTAD at the Africa Business Forum 2026
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© ONU commerce et développement (CNUCED) : La Secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan, au Forum des affaires Afrique 2026

Malgré des tensions commerciales accrues et une volatilité politique persistante, le commerce mondial et la croissance ont fait preuve d’une résilience notable en 2025. Les chaînes d’approvisionnement ont continué de s’adapter, les marchés sont restés connectés, même si les pressions se sont accentuées pour les économies plus petites et plus vulnérables.

L’incertitude n’a pas disparu en 2026. La rivalité stratégique et les ajustements de politiques continuent de mettre à l’épreuve l’environnement commercial international. Pourtant, les évolutions récentes rappellent concrètement que la coopération reste possible et porteuse de conséquences.

Ces signaux vont au-delà des flux commerciaux. Ils influencent les perspectives de développement et la stabilité au sens large. Même dans un contexte géopolitique plus complexe, les gouvernements conservent la capacité de choisir un engagement structuré plutôt qu’une fragmentation.

Le renouvellement par les États-Unis de l’African Growth and Opportunity Act, conjointement avec les dispositifs HOPE et HELP pour Haïti, en est une illustration. En période de grande volatilité politique, ce renouvellement apporte une prévisibilité bienvenue aux relations commerciales qui influent directement sur les perspectives de développement. La continuité de l’AGOA et des dispositifs préférentiels connexes est centrale pour garantir la prévisibilité à long terme dont dépendent les investissements et la création d’emplois.

Pour 32 pays d’Afrique subsaharienne, dont 21 figurent parmi les moins avancés, l’AGOA soutient les secteurs d’exportation des textiles, de l’agriculture et de la petite industrie. La poursuite des dispositifs HOPE et HELP demeure tout aussi importante pour les industries d’exportation haïtiennes opérant dans des conditions fragiles. Dans les deux cas, ces exportations ne représentent qu’une faible part du total des importations américaines, mais elles soutiennent l’emploi, les recettes en devises et la stabilité budgétaire des économies bénéficiaires.

Dans une grande partie de l’Afrique, l’accès prévisible au marché façonne la résilience macroéconomique autant que la performance commerciale. Lorsque l’accès est stable, les gouvernements peuvent planifier, les entreprises investir et les travailleurs bâtir leurs moyens de subsistance avec plus de certitude.

Ce type de décision illustre l’influence des grandes économies sur la stabilité au-delà de leurs frontières. Une politique commerciale orientée vers le développement renforce la durabilité du système dans son ensemble.

Un signal similaire est visible dans l’accord d’association conclu entre l’Union européenne et le Marché commun du Sud, MERCOSUR, qui regroupe l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Après de longues négociations, les deux parties ont choisi de formaliser un cadre plutôt que de prolonger l’incertitude. Sa portée ne réside pas seulement dans les barèmes tarifaires, mais aussi dans la démonstration qu’il est possible de parvenir à des accords négociés, même dans un environnement plus contesté.

Pour les économies en développement, de tels aboutissements sont majeurs. Le commerce est étroitement lié à la diversification et à la création de valeur. Ce processus repose sur des règles cohérentes et des attentes crédibles. Lorsque la politique devient discrétionnaire ou spécifique à un cas, la complexité s’accroît. Les coûts de conformité augmentent, l’incertitude s’aggrave et la marge de manœuvre politique se réduit. Les grandes économies parviennent parfois à gérer cette volatilité. Les économies plus vulnérables sont confrontées à des contraintes accrues.

En mars, les membres de l’Organisation mondiale du commerce se réuniront avec pour mandat de mettre à jour et de réformer certains éléments du corpus des règles commerciales. La réforme nécessite plus que la défense des cadres existants. Elle exige la volonté de les actualiser lorsqu’ils ne reflètent plus les réalités économiques. Le système doit refléter les chaînes d’approvisionnement contemporaines, les échanges numériques et l’évolution des modes de production. Le calendrier importe également. Si le corpus des règles n’évolue pas au même rythme que les réalités économiques, les marchés s’y adapteront et il deviendra plus difficile de rétablir la cohérence.

Les chaînes d’approvisionnement s’ajustent plutôt que de disparaître. La fragmentation demeure un risque, non une fatalité. Les résultats dépendront de la manière dont l’interdépendance sera gérée : par des cadres crédibles ou par l’accumulation de mesures unilatérales.

La prévisibilité ne consiste pas à préserver les dispositifs du passé, mais à offrir de la clarté pour l’investissement, la diversification et la planification à long terme. Lorsque la confiance s’affaiblit, les effets dépassent rarement les marchés eux-mêmes.

La politique commerciale peut sembler technique. En pratique, elle influe sur les trajectoires de développement et la cohésion sociale. Des règles claires et appliquées de façon constante offrent aux pays, notamment à ceux qui construisent encore leur capacité productive, l’espace pour élargir les opportunités et renforcer leur résilience. Mais il est nécessaire que ces règles puissent évoluer avec les réalités économiques et produire des résultats concrets.

Orientation du système commercial mondial n’est pas prédéterminée. Les gouvernements conservent la capacité de renforcer les règles négociées et de les mettre à jour lorsque les circonstances exigent un ajustement.

Préserver la crédibilité ne signifie pas résister au changement. Cela signifie veiller à ce que la réforme favorise la coordination et restaure la confiance.

Le commerce illustre clairement une réalité plus large. Dans un monde interconnecté, la stabilité dépend d’accords crédibles, adaptables et appliqués de façon cohérente.


Cet article a été publié en anglais pour la première fois le 16 février 2026 sur IOL News