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Projet de l’ONU alimentant des ports intelligents et durables en Afrique

Traduction générée par intelligence artificielle.

En cas de divergence, la version anglaise prévaut.

Des ports plus propres et plus intelligents sont à portée de main alors que des initiatives soutenues par l’ONU aident les pays à moderniser les centres de commerce pour un avenir à faible émission de carbone.

Port Louis, Mauritius.
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© Shutterstock/Lobachad | Port-Louis, Maurice.

Les ports assurent la fluidité du commerce mondial et alimentent les biens sur lesquels les populations comptent chaque jour, qu’il s’agisse de nourriture, de carburant, de médicaments ou d’électronique.

Cependant, ils sont aussi parmi les composantes les plus énergivores du système de transport et restent fortement dépendants des combustibles fossiles et de l’électricité, en dépit du passage progressif du secteur aux carburants à faible émission de carbone, en phase avec l’évolution des cadres réglementaires internationaux.

Dans le même temps, les ports sont idéalement placés pour saisir les opportunités offertes par la transition énergétique.

En intégrant les énergies renouvelables et en électrifiant les opérations, entre autres mesures, les ports peuvent s’imposer comme des plateformes stratégiques au sein des nouvelles chaînes d’approvisionnement énergétique, y compris pour la production, le stockage et l’avitaillement en carburants marins alternatifs.

Cette transformation nécessite d’importants investissements dans des infrastructures dédiées, des systèmes de sécurité, l’harmonisation réglementaire, la collaboration multipartite ainsi que la montée en compétences de la main-d’œuvre.

Dans de nombreux pays en développement, la transition vers des ports à faible émission de carbone est freinée par l’absence de cadres stratégiques intégrés, des mandats institutionnels fragmentés et une coordination insuffisante entre autorités portuaires, fournisseurs d’énergie et régulateurs.

Ce sont ces défis que le projet Ports intelligents et durables (SSP) s’est donné pour mission de relever. Ce projet de quatre ans, mené par ONU commerce et développement (CNUCED) et ses partenaires, vient de s’achever au Ghana, à Maurice et au Maroc.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un port durable et intelligent ?

La CNUCED définit les ports intelligents et durables comme ceux qui tirent parti de la transition énergétique et des technologies modernes pour renforcer l’efficacité énergétique tout en facilitant la production et la distribution d’énergie renouvelable au service du développement durable.

Financé par le Compte pour le développement de l’ONU, le projet SSP a aidé trois pays africains à mieux planifier et mettre en œuvre des réformes portuaires visant à améliorer l’efficacité énergétique, à étendre l’utilisation des énergies renouvelables et à renforcer la résilience à long terme, conformément aux objectifs nationaux de développement.

De l’évaluation à l’action

Le projet s’articulait autour d’une méthodologie d’évaluation des ports intelligents et durables, combinant une analyse fondée sur des preuves quantitatives et qualitatives, et appliquée à trois ports pilotes :

  • Port-Louis, Maurice
  • Tanger Med, Maroc
  • Port de Tema, Ghana

Les évaluations ont examiné l’utilisation énergétique des ports, la capacité des réseaux nationaux à l’électrification, le potentiel d’intégration des énergies renouvelables et la solidité des cadres réglementaires et institutionnels. Elles ont mis en évidence tant des goulets d’étranglement que des possibilités d’avancées concrètes.

Les résultats ont fait l’objet de consultations avec les parties prenantes et de réunions de validation, suivies d’activités de renforcement des capacités réunissant autorités portuaires, ministères de l’énergie et des transports, régulateurs, opérateurs de services publics, exploitants de terminaux et experts techniques.

À partir d’une base factuelle partagée, les principaux acteurs ont convenu d’actions prioritaires, reprises dans des matrices spécifiques au pays, présentant recommandations SSP et plans d’action.

Premiers résultats sur le terrain

Le projet SSP s’est attaché non seulement à l’infrastructure, mais aussi au renforcement de la coopération et de la coordination intersectorielles et au développement des compétences — éléments clés pour des changements durables et à long terme.

Dans les trois pays pilotes, le projet a renforcé la coordination entre les parties prenantes du secteur portuaire et énergétique et encouragé l’utilisation de données, d’indicateurs de performance et d’outils d’analyse pour orienter l’investissement et la planification.

À Maurice, des discussions de suivi ont soutenu des mesures concrètes de l’Autorité portuaire de Maurice, notamment la montée en puissance de l’installation de panneaux solaires photovoltaïques, l’électrification des équipements portuaires, l’exploration d’options d’alimentation à quai pour les navires à quai, ainsi que la préparation de propositions de coopération technique pour une stratégie de port vert.

Au Ghana, le processus d’évaluation a permis de clarifier les contraintes réglementaires et techniques et d’aider les autorités à mieux définir les voies de mise en œuvre.

Au Maroc, l’évaluation et le renforcement des capacités à Tanger Med ont mis en lumière des opportunités pour renforcer l’utilisation d’indicateurs de performance énergétique et améliorer la coopération multipartite.

Renforcement des capacités sur le long terme

Les activités de renforcement des capacités étaient étroitement liées aux priorités identifiées dans chaque pays.

Celles-ci comprenaient l’intégration des énergies renouvelables, l’électrification des équipements portuaires, la préparation de l’alimentation à quai, les carburants alternatifs, les systèmes de gestion de l’énergie (ISO 50001) et la coordination institutionnelle.

Le projet SSP a également produit des outils pratiques et des supports de formation pour appuyer le dialogue continu et l’assistance technique.

Forte de cette expérience, la CNUCED prépare un module de formation en ligne dédié aux ports intelligents et durables, fondé sur les supports SSP développés dans le cadre du projet et les enseignements nationaux. Le lancement du cours est prévu pour le troisième trimestre 2026.

La CNUCED organisera également un webinaire le 31 mars pour présenter les conclusions du projet et les principaux enseignements tirés de l’évaluation.

Grâce à des évaluations fondées sur des données probantes, à un dialogue politique inclusif et à des actions ciblées de renforcement des capacités, le projet SSP a permis aux pays participants d’avancer dans des réformes concrètes pour moderniser les systèmes énergétiques portuaires.

À mesure que le secteur maritime évolue vers des carburants et des technologies plus propres, ces efforts positionnent les ports pour jouer un rôle croissant dans les nouvelles chaînes d’énergie et de commerce à faible émission de carbone.