MACHINE NAME = WEB 1

La finance climatique à la croisée des chemins : rétablir la confiance grâce à la transparence

Traduction générée par intelligence artificielle.

En cas de divergence, la version anglaise prévaut.

Une nouvelle analyse examine dans quelle mesure les chiffres croissants du financement climatique représentent un soutien supplémentaire pour les pays en développement.

A wind farm in Kutubdia, Bangladesh.
Default image copyright and description

© Shutterstock/Sayed Akber Hoshen | Un parc éolien à Kutubdia, Bangladesh.

Un nouveau rapport d’ONU commerce et développement (CNUCED) avertit que la majeure partie de la hausse signalée du financement climatique pourrait ne pas représenter de nouveaux fonds pour les pays en développement, certaines pratiques comptables donnant parfois l'impression d’un soutien accru.

L’analyse souligne le rôle croissant des pratiques comptables dans la détermination des montants de financement climatique rapportés. En l’absence de normes plus claires, les changements de méthodologie peuvent donner une impression trompeuse d’augmentation des fonds attribués alors que les engagements financiers réels restent globalement inchangés.

Le rapport note aussi que le financement climatique intervient dans un contexte de pressions budgétaires croissantes et de priorités de dépenses concurrentes dans de nombreux pays donateurs, ce qui rend la comptabilité transparente et la communication fiable d’autant plus importantes.

Alors que les pays s’efforcent de mobiliser 1 300 milliards de dollars par an de financement climatique d’ici 2035, garantir un soutien aux économies en développement réel, mesurable et véritablement additionnel est devenu un enjeu clé pour le système mondial de financement climatique. Dans les discussions sur le financement climatique, l’« additionnalité » désigne les fonds nouveaux et octroyés en plus des engagements existants d’aide au développement, et non réaffectés à partir des budgets existants.

Le financement climatique ponctionné sur une aide en diminution

En pratique, une grande partie des dépenses climatiques continue de provenir du même ensemble de l’aide au développement plutôt que de représenter de nouveaux flux financiers.

Le rapport analyse la relation entre le financement climatique, l’aide publique au développement (APD) et les flux financiers de développement au sens large depuis 2009, année où les pays se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an pour l’action climatique dans les économies en développement.

L’APD est passée de 133 milliards de dollars en 2009 à 235 milliards de dollars en 2023. Toutefois, si l’on exclut les dépenses liées à l’accueil de réfugiés dans les pays donateurs et le soutien à l’Ukraine, la part de l’APD dans le revenu national brut (RNB) des pays donateurs a diminué, passant de 0,33 % à 0,30 %.

Aid shrinks as a share of national income

Le recul est encore plus marqué pour l’aide au développement hors climat. Corrigée des dépenses climatiques, l’APD hors climat est passée de 0,31 % du RNB en 2009 à 0,25 % en 2023.

Ces tendances laissent penser que le financement climatique est de plus en plus accordé au détriment des autres priorités de développement, plutôt qu’en supplément des engagements d’aide déjà pris. Selon la norme la plus stricte – à savoir les financements dépassant l’objectif historique de 0,7 % du RNB en APD –, seuls quelques fournisseurs délivrent un financement climatique pouvant être clairement considéré comme additionnel.

Double comptage et classification

Le rapport met en lumière un double comptage généralisé entre le financement climatique et l’aide au développement, de nombreux projets de développement étant également comptabilisés au titre des engagements climatiques.

Bien que les objectifs de développement et les objectifs climatiques se recoupent souvent, cette pratique peut gonfler les totaux rapportés sans accroître les ressources effectivement disponibles pour les pays en développement.

Les changements de classification des projets ont également contribué à l’augmentation des volumes déclarés. L’APD bilatérale dotée d’un « marqueur de Rio » pour les objectifs climatiques est passée de 5,7 milliards de dollars en 2009 à 27,7 milliards de dollars en 2023, tandis que la part de l’APD bilatérale classée comme liée au climat a progressé de 6 % à près de 16 %. 

A rising share of aid reports climate as a secondary objective

Une grande partie de cette augmentation correspond à des projets pour lesquels le climat constitue l’un des objectifs parmi d’autres, plutôt que le principal objectif.

Rétablir l’intégrité et la confiance

Pour les pays en développement, les enjeux sont élevés alors que les gouvernements cherchent à répondre aux impacts climatiques tout en poursuivant des objectifs de développement plus larges.

Le rapport appelle à davantage de transparence, des définitions plus claires et des normes comptables communes afin d’éviter les doubles comptages et d’améliorer la comparabilité entre fournisseurs. Il presse également les pays développés de respecter à la fois leurs engagements en matière d’APD et leurs objectifs de financement climatique, tout en augmentant les flux financiers pour que le financement climatique soutienne – plutôt que concurrence – les priorités de développement.

La réalisation de l’ambition de 1 300 milliards de dollars de financement climatique exigera un soutien financier transparent et crédible, qui rétablisse la confiance et veille à ce que le système fournisse des ressources réelles aux pays en développement.