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La réouverture du détroit d’Hormuz pourrait apaiser les marchés, mais les économies vulnérables font face à des conséquences durables

Traduction générée par intelligence artificielle.

En cas de divergence, la version anglaise prévaut.

  • Plus de 100 jours de perturbation ont laissé des répercussions économiques qui pourraient perdurer au-delà de la réouverture du détroit.
  • Une analyse de la CNUCED révèle que 61 économies vulnérables sont exposées à la fois aux chocs sur les importations de pétrole et de céréales.
  • Un niveau élevé du service de la dette et la diminution de l’aide laissent à de nombreux pays moins de marges de manœuvre pour protéger les ménages et les entreprises.
 Gode wereda Dolo Baad distribution centre, Somali Region, Ethiopia.
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© FAO/FIDA/PAM/Michael Tewelde

La réouverture du détroit d'Ormuz apporterait un soulagement au commerce mondial et aux marchés de l'énergie. Mais, pour de nombreuses économies vulnérables, le choc ne prendra pas fin avec la reprise de la navigation.

Après plus de 100 jours de perturbations, les transits maritimes à travers l’un des principaux corridors énergétiques mondiaux pourraient reprendre progressivement. Les marchés de l’énergie devraient réagir plus rapidement que les systèmes alimentaires, de transport et de finances publiques.

After 100+ days of disruption, trade through the Strait is set to resume

La quatrième édition de la série de suivi de la CNUCED analyse les répercussions économiques de plus de 100 jours de perturbations, en mettant l’accent sur la manière dont la hausse des coûts de l’énergie, de l’alimentation et du transport continue d’affecter les économies vulnérables.

Cependant, les systèmes de transport et alimentaires évoluent généralement plus lentement que les marchés pétroliers. Les contrats de fret prennent du temps à être réajustés. Les chaînes d’approvisionnement nécessitent un certain temps pour s’adapter. La hausse des prix du carburant, du gaz et des engrais peut continuer d’alimenter les coûts de production agricole, les factures de transport et les budgets des ménages après l’atténuation du choc initial.

Ce décalage a une incidence particulière là où l’alimentation, le carburant et le transport représentent une part importante du revenu. Pour les ménages les plus modestes, même une courte période de forte augmentation des coûts essentiels peut avoir des conséquences qui perdurent au-delà de la perturbation du marché.

Selon une analyse d'ONU commerce et développement (CNUCED), 61 économies vulnérables sont confrontées à une double exposition aux chocs liés aux importations de pétrole et de céréales. Elles comprennent 35 pays les moins avancés et 26 petits États insulaires en développement, dont sept appartiennent aux deux groupes.

Most vulnerable economies are exposed to oil and food price shocks

Pourquoi l’exposition demeure élevée

La pression est la plus forte pour les économies qui dépendent fortement des importations de carburants. Au Cabo Verde, les importations nettes de pétrole et de produits pétroliers ont représenté en moyenne 24,6 % du PIB ces dernières années, si bien qu’une hausse du coût du carburant peut rapidement se répercuter sur les prix de l’électricité, des transports, des denrées alimentaires et sur les finances publiques.

La dépendance alimentaire ajoute un autre facteur de risque. Au Yémen, les importations nettes de céréales et de produits céréaliers ont représenté en moyenne 10,8 % du PIB, ce qui expose fortement les ménages lorsque les coûts des céréales, de l’énergie et du transport augmentent simultanément. Pour les pays déjà sous pression de la dette, confrontés à des risques de change et à des finances publiques tendues, cela laisse peu de marge pour absorber la hausse des factures d’importation.

La hausse des coûts énergétiques peut également affecter l’alimentation avant même son arrivée sur le marché. Elle accroît le prix des engrais, des intrants agricoles et du transport. Les prix des denrées alimentaires sur le marché intérieur peuvent donc continuer de grimper même après le début de la baisse des prix internationaux du pétrole et des céréales.

Food price inflation may keep climbing even after the triggering shock fades

Les conséquences ne sont pas seulement macroéconomiques. L’analyse de la CNUCED met également en lumière le coût humain : une hausse réelle des prix alimentaires de 5 % est associée à un risque accru d’émaciation chez les enfants, en particulier les enfants pauvres et les enfants des ménages ruraux sans terres.

La reprise requiert plus qu’une réouverture

La reprise du commerce à travers le détroit est une étape nécessaire. Mais elle ne suffira pas à faire disparaître la pression liée à l’augmentation des factures d’importation, aux retards d’expédition et à la flambée des prix alimentaires et énergétiques.

De nombreuses économies vulnérables doivent absorber le choc avec des marges budgétaires limitées. Le service de la dette, les risques de change, le fléchissement des transferts de fonds et la baisse de l’aide réduisent leur capacité à protéger les ménages et les entreprises.

La tâche politique va donc au-delà de la réouverture d’une voie. Les économies vulnérables ont besoin de soutien pour gérer la hausse des factures d’importation, protéger les ménages contre les chocs des prix de l’alimentation et de l’énergie, et investir dans des systèmes permettant de réduire leur exposition avant que la prochaine perturbation n’affecte les budgets familiaux.