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Algues et développement : commerce, réglementations et normes pour une croissance inclusive

Traduction générée par intelligence artificielle.

En cas de divergence, la version anglaise prévaut.

Les algues marines attirent de plus en plus l’attention en tant que ressource polyvalente pour le développement durable. Elles sont utilisées dans l’alimentation, l’agriculture, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques et les nouveaux matériaux biosourcés. Leur croissance est rapide, elles nécessitent peu d’intrants et peuvent soutenir l’emploi, la sécurité alimentaire et les objectifs climatiques.

Mais le secteur connaît des limites évidentes. La production et le commerce sont concentrés dans quelques pays, les règles sont fragmentées et de nombreux pays en développement peinent à accéder aux marchés ou à monter dans la chaîne de valeur.

La production croît rapidement mais reste très concentrée

La production mondiale d’algues marines a triplé, passant de 11,9 à 36,3 millions de tonnes entre 2002 et 2022, tandis que les exportations ont quadruplé pour atteindre 3,9 milliards de dollars.

Global seaweed production and trade have soared over the past two decades

La majeure partie de cette croissance provient de la culture, et non de la récolte sauvage. L’aquaculture représente désormais 97 % de la production, stimulée par la demande croissante en produits à base d’algues marines.

Mais la production reste fortement concentrée. L’Asie produit 98 % de la production mondiale, portée par la Chine, l’Indonésie et la République de Corée. Cela limite la résilience et laisse de nombreux pays à l’écart.

La majorité des algues est consommée localement, peu commercialisée à l’échelle mondiale

Malgré une forte demande, seulement 0,75 million de tonnes ont été échangées internationalement en 2022. Cela montre que la majorité des algues est utilisée sur les marchés nationaux.

Pour de nombreux producteurs, l’accès au commerce mondial demeure difficile. Les obstacles incluent des coûts de conformité élevés, une certification limitée et une faible capacité de transformation.

Les pays doivent transformer localement les algues marines pour capter davantage de valeur. Des produits comme le carraghénane, l’agar ou l’acide alginique génèrent des rendements plus élevés que les algues brutes.

En 2022, par exemple, l’agar – un agent gélifiant et épaississant largement utilisé dans l’agroalimentaire et les produits pharmaceutiques – s’échangeait autour de 18,7 dollars le kilogramme, contre 1,4 dollar pour les algues non transformées destinées à des usages non alimentaires.

Parmi les principaux exportateurs, la Chine domine le marché des dérivés d’algues marines, qui représentent environ 95 % de ses exportations. La plupart des exportateurs à revenu élevé se spécialisent également dans les dérivés. Cela montre que l’investissement dans la transformation peut augmenter la valeur des exportations.

Top seaweed exporters: Raw versus processed products

Des lacunes réglementaires créent de l’incertitude et freinent la croissance

Les règles n’ont pas suivi le rythme de l’expansion rapide du secteur. Les cadres réglementaires restent incomplets et fragmentés, en particulier pour les nouveaux usages des algues marines.

Les algues marines ne sont pas non plus clairement définies dans les systèmes commerciaux internationaux. Cela suscite de la confusion et rend la conformité plus difficile pour les exportateurs.

Seules 18 mesures techniques spécifiques aux algues ont été identifiées à l’échelle mondiale. La plupart portent sur la sécurité alimentaire, tandis que des domaines tels que les normes environnementales et les usages non alimentaires restent peu développés.

Des normes fragmentées compliquent et renchérissent le commerce

Les normes varient considérablement selon les pays. La plupart des règles nationales ne sont pas alignées sur les normes internationales, entraînant des exigences incohérentes.

Cela augmente les coûts pour les producteurs, en particulier les petites entreprises, et limite leurs capacités d’exportation. Cela affecte aussi la confiance dans la qualité et la sécurité des produits.

Un meilleur alignement est nécessaire. Des normes harmonisées et fondées sur la science peuvent réduire les obstacles tout en protégeant les consommateurs et les écosystèmes.

L’investissement et la coordination sont essentiels pour libérer la valeur

Le rapport met en avant la nécessité d’une action coordonnée. Cela inclut l’investissement dans les infrastructures, la recherche et l’accès au financement, en particulier au bénéfice des petits producteurs.

De meilleures données sont également nécessaires. Améliorer la manière de classer et de suivre les algues marines peut aider les décideurs à concevoir des stratégies plus efficaces.

La coopération internationale sera primordiale. Les initiatives mondiales peuvent aider à aligner les règles, renforcer les capacités et soutenir une croissance plus inclusive dans le secteur.

Un secteur en forte croissance au potentiel sous-exploité

Les algues marines offrent un fort potentiel pour soutenir une croissance durable et diversifier les économies. Leurs usages se multiplient et la demande augmente.

Mais sans règles plus claires, de meilleures normes et un investissement accru, ce potentiel ne sera pas pleinement exploité. Combler ces lacunes permettra à davantage de pays d’en bénéficier et de construire une économie bleue plus résiliente.


Ce rapport a été élaboré en contribution à l’Initiative mondiale sur les algues marines de l’ONU, lancée suite à une recommandation du 5e Forum des Nations Unies sur l’océan.